CAMEROUN : Présidentielle d’octobre 2011 : Paul BIYA, candidat à sa succession après 29 ans de pouvoir, ne veut pas connaître le sort de Laurent GBAGBO et retire des prérogatives importantes à la CENI camerounaise, l’ELECAM ! Sans indépendance, à quoi servirait une commission électorale ?

- Pourquoi le Président Paul BIYA enlève-t-il à ELECAM (Commission électorale du Cameroun) la prérogative de proclamer les résultats provisoires de l’élection présidentielle pour confier cette tâche à la Cour Constitutionnelle ? Est-ce une tactique pensée pour ne pas tomber dans le schéma qui provoqué la crise ivoirienne ?

  • L’assemblée nationale a adopté le 9 avril dernier cette loi proposée par Paul BIYA sans broncher. La position des députés va-t-elle dans le sens de la démocratisation du Cameroun ?
  • Puisque l’opposition existe au Cameroun, Paul BIYA ne craint-il pas un report voix en cas de 2d tour de la présidentielle ? Le Cameroun adopterait-il bientôt un scrutin à un tour ?
  • L’opposition camerounaise peut-elle s’unir pour enfin prendre le pouvoir ?
  • Paul BIYA se prépare-t-il un héritier ? Quel serait son profil ?

Préoccupation majeure à Yaoundé : ne pas se trouver dans la même situation dramatique qu’Abidjan. Comme nombre de pays africains, le Cameroun a suivi de près le processus électoral en Côte d’Ivoire. Le président de la commission électorale, (Elections Cameroon – Elecam), s’y est même rendu pour observer le scrutin. Ce d’autant qu’en octobre prochain, le pays de Paul Biya – au pouvoir depuis vingt-neuf ans – devra se prononcer sur un nouveau mandat présidentiel.

C’est ainsi que le 9 avril dernier, l’assemblée nationale du Cameroun a voté un projet de loi transmis par le président Paul Biya. Ce projet retire à Elecam, la commission électorale, son pouvoir de « rendre publiques les tendances enregistrées à l’issue des scrutins pour l’élection présidentielle, les élections législatives et sénatoriales ». C’est donc désormais uniquement le conseil constitutionnel qui publie les résultats des élections. Et cela permet ainsi d’éviter, comme on l’a vu en Côte d’Ivoire, d’avoir éventuellement deux résultats pour une même élection.

Par peur de se retrouver dans la même situation qu’à Abidjan, le président camerounais Paul Biya limite les pouvoirs de la commission électorale. Avant même sa tenue, de forts préjugés défavorables pèsent déjà sur la prochaine élection présidentielle camerounaise.

Affaire ‘’DSK’’ : Quelles implications de cette affaire avec les économies africaines ? Dominique STRAUSS-KAHN a apporté un souffle nouveau, humain dans les relations entre les pays africains et le F.M.I. . Cette relation humaine l’a fait accepter facilement par les responsables africains. Quel avenir pour les relations l’AFRIQUE/ F.M.I. ?

  • DSK est le premier directeur général du FMI qui a décidé de mettre en avant les succès de l’Afrique. Pour les efforts africains ne sont jamais mis en exergue ?
  • Quelle est la vision des pays dits du G8 et même du G20 sur l’Afrique ? Quels sont les espoirs « fondés » de voir l’Afrique s’en sortir ?
  • Alors que quand l’économie française enregistre une hausse d’1% on en fait tout un ramdam ; sur le continent, et particulièrement en Afrique subsaharienne, il y a des pays qui ont des croissances de 3, 4 et même 5 %. Pourquoi n’en parle-t-on pas ?
  • L’action de DSK avec l’Afrique pourrait-elle se poursuivre ?

Pour mémoire

Il y a trois ans de cela :

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, a décidé de donner un coup de projecteur sur l’Afrique.

A la veille du prochain G 20, prévu à Londres pour avril 2009, il présidera, avec le chef de l’Etat tanzanien, Jakaya Kikwete, une conférence internationale pour « mettre en avant les succès rencontrés dans cette région du monde » – comme l’indique l’invitation envoyée aux participants.

Environ 300 personnes sont attendues les 10 et 11 mars 2009 à Dar es-Salaam, ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales de toute l’Afrique, ainsi que des universitaires ou des représentants des pays partenaires du monde entier.

L’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a d’ores et déjà confirmé sa présence.

TOGO : les manifestations publiques désormais sous encadrement policier fort : une loi en ce sens vient d’être promulguée. La liberté de manifester et les autres droits humains sont-ils garantis dans ce pays ?

  • Quelles sont les motivations qui ont présidé à l’adoption de cette loi ?
  • Il ressort des dispositions de cette loi que les manifestations publiques sont désormais très encadrées. A quelles conséquences s’exposent ceux qui ne respectent pas les nouvelles dispositions ?
  • Les partis d’opposition le CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) et l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement) se sentent particulièrement visés, eux qui ont toujours manifesté, et de façon régulière, pour réclamer plus de démocratie au Togo. Comment le gouvernement compte-t-il assurer aux citoyens le droit de manifester inscrit dans les Droits de l’Homme sans restriction ?
  • La France vient d’effacer une ardoise de 101 millions de dollars de dette et dans le même temps la Banque Mondiale accorde un don de 37 millions de dollars au Togo. Quels sont les projets prioritaires du Togo ? Quelle place donne-t-on à la jeunesse et son éducation dans ces priorités ?
  • Le Burkina Faso traverse une période de contestation remarquée. Pourquoi le Président Faure EYADEMA s’implique-t-il dans cette situation burkinabè ?
  • Une forte coupure d’Internet a isolé le Togo depuis le 8 mai dernier. L’avez-vous rétablie ? Pourquoi la connexion internet – quand elle est établie – est plutôt ‘’épileptique’’. Que fait le gouvernement pour y remédier ?

Adoption d’une loi sur les manifestations dans les lieux publics (Afriscoop 14/05/2011)

L’Assemblée nationale togolaise a adopté vendredi un projet de loi qui fixe de nouvelles conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique ou dans les lieux publics au Togo.

La loi, soutenue par 68 des 81 députés, demande que toute réunion ou manifestation pacifique sur la voie publique et dans les lieux publics soit soumise à une “déclaration préalable écrite ” au ministre chargé de l’Administration territoriale pour les réunions ou manifestations à caractère national ou de portée internationale, au gouvernement ou au préfet territorialement compétent dans les autres cas, au maire de la Commune concernée, le cas échéant.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR, opposition ayant 4 députés) a boycotté la séance de vendredi

L’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition), qui recourt à des manifestations publiques tous les samedis depuis mars 2010 pour exprimer sa désapprobation de bien de sujets et faits de la vie socio-politique, a demandé un retrait pure et simple de cette loi.

L’ANC voit en ce dispositif une loi taillée sur mesure contre lui.

Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Pascal Bodjona, la nouvelle loi ne vise pas à restreindre les libertés fondamentales ni à régenter l’exercice de ces libertés, mais à encadrer l’organisation de la gestion des manifestations.

POUR EN PARLER :

  • Jean-Marie FOMO NGOTA, président-Fondateur de la ‘’Renaissance Sociale Démocratique du Cameroun’’ – RSDC –
  • Jacques LOGMO NDJO YOUBOT, journaliste, correspondant d’AFRICA N°1
  • Pr Yves EKOUE AMAÏZO , chercheur, économiste, consultant international et Expert auprès de l’UA, depuis Vienne
  • Pascal BODJONA, ministre d’Etat, de l’Administration territoriale et de l’Intérieur
  • Noël TADEGNAN, journaliste, Reuters Togo
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