Questions sur l’actualité du 12 septembre 2011

C’est finalement le 12 et 13 septembre 2011 que le Président rwandais, Paul Kagamé, foulera le sol français en visite officielle en qualité de « dirigeant »   « fréquentable ». En effet, sous François Mitterrand, Paul Kagamé, chef de la rébellion tutsie a été reconduit hors de France puisque la France soutenait ouvertement les Hutus.

 

Cette position n’a pas changé avec Jacques Chirac qui s’est contenté de le recevoir de manière protocolaire et expéditif en quelques minutes. Quand Nicolas Sarkozy soutient les rébellions et choisit, voir sélectionne, les oppositions africaines qui arrangent ses intérêts en zone où l’on parle français, il ne faut pas s’étonner que le courant soit « électrique » entre les deux hommes. Le rôle de la France dans le Génocide de 1994  a conduit à la rupture des relations diplomatiques. Depuis, on parle « business ».

Figurant parmi les dirigeants africains « éclairés », jaloux de son indépendance, conscient de l’ingérence occidentale comme une capacité de nuisance pour l’Afrique, Paul Kagamé a su faire des alliances avec plus puissant que la France : les Etats-Unis, les pays émergents d’Asie, etc. Ainsi,  il a compris qu’il faut expulser la « France » au relent colonial pour refonder les relations avec une puissance moyenne qui doit apprendre à ne pas traiter le Rwanda anglophone comme le énième wagon de la locomotive de la francophonie.

De fait, le Rwanda a choisi de mettre la France entre parenthèse pour lui donner une petite leçon de respect du peuple Kamit. Le Rwanda pose des actes, quitte la Francophonie et intègre le Commonwealth, l’Afrique de l’Est et la Communauté de Développement des Etats d’Afrique Australe (SADC) pour soutenir l’intégration régionale.

Mieux, outre la propreté exemplaire dans le pays, il faut louer l’amélioration extraordinaire de l’environnement des affaires, le soutien sans défaillance à l’accession des femmes partout aux postes décisionnelles, la justice-réconciliation des tribunaux populaires dont les décisions sont respectées. Le taux de croissance économique de 6.5 % en 2011 et 7 % en 2012 avec une inflation respectivement de 3,1 % et 5,5 %, créent un différentiel de développement positif et durable. Le peuple rwandais le ressent. La Diaspora rentre et participe à l’effort de reconstruction. Ce qui manque c’est l’indépendance énergétique (projet gaz méthane) et le développement des capacités productives en vue de créer des emplois. La France entreprenante peut aider. YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi de 6h à 10h.

Pièces Jointes

Le Rwanda va mieux sans la France : rétablir des liens d’égal à égal
Titre: Le Rwanda va mieux sans la France : rétablir des liens d’égal à égal (87 clics)
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