Questions sur l’actualité du 24 octobre 2011

Deux jours après le passage de Mme Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine chargée des affaires étrangères, en Libye, la mort violente et en martyr de Mouammar Kadhafi et de ses soutiens proches change la donne.

C’est la fin d’une gouvernance obsolète qui ne peut servir de modèle.

Les amis du Conseil National de Transition (CNT) semblent avoir fait un pas décisif vers une transition reposant sur leurs prérogatives et accessoirement sur les recommandations de ceux de l’OTAN (Alliance du traité  de l’Alantique Nord) qui les ont aidés militairement et logistiquement.

Ceux qui restent malgré tout, les héritiers de Mouammar Kadhafi, l’ex-Guide des libyens, doivent accepter que la « liberté » pour ne pas dire les « libertés » étaient les grandes absentes du système passé. La difficulté à former un Gouvernement de consensus et de transition demeure. A ce titre, il faut se rendre à l’évidence que les médias ne nous disent pas toute la vérité. Alors qui dirige la Libye ? Un front libyen de plus en plus élargi et ceux qui se sont cachés derrière l’OTAN pour sortir du cadre de la défense des civils que stipule la résolution 1973 adoptée par le conseil de sécurité de l’ONU.

Quelques familles libyennes juives qui furent« expulsées » en 1967, suite à la guerre israélo-arabe, avec la confiscation de leurs biens par l’Etat libyen, tentent de rentrer. L’islamisation de la « Jamahiriya » s’est soldée par des  formes d’intolérance qui ont conduit à la destruction des instruments de culte des religions différentes de l’Islam. Mais les croisades pour la liberté ne doivent pas devenir une simple croisade télécommandée pour accéder aux hydrocarbures et aux contrats. Les négociations pour récupérer quelques officiers et militaires occidentaux capturés par les pro-Kadhafi devraient s’accélérer surtout avec l’existence d’agents doubles.

Les pays comme l’Algérie,  la Tunisie, l’Egypte ou le Niger n’acceptent pas de transférer à la Cour pénale internationale la famille ou les proches du régime Kadhafi. C’est dire que le réseau de Kadhafi bénéficie encore de nombreux appuis en Afrique.

Les positionnements des pays occidentaux qui souhaitent la démocratie et des élections libres n’excluent pas les appétits pour le pétrole, le gaz et les contrats. Cela réveille des réflexes nationalistes dont il faudra se méfier. Il faut donc laisser les Libyens constituer rapidement le nouveau Gouvernement élargi et de transition tout en acceptant une assemblée constituante provisoire.

La Libye n’est pas à l’abri de dissensions qui pourraient, à terme, ouvrir le champ à une partition des pouvoirs dans le pays. Le principe du « diviser pour mieux régner » a toujours été une vieille ruse des grandes puissances pour accéder gratuitement aux matières premières tout en structurant leur positionnement géostratégique.  Les démocrates libyens devraient s’en souvenir. YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

L'après Kadhafi : vers un  Gouvernement élargi de transition ?
Titre: L'après Kadhafi : vers un Gouvernement élargi de transition ? (65 clics)
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