Questions sur l’actualité du 28 octobre 2011

La population mondiale devrait passer de 6,7 milliards d’habitants (M/h) en 2005 à 9,2 M/h en 2050. Ceux qui travailleront (15-64 ans) passeraient de 4,2 M/h en 2005 à 5,9 M/h en 2050. Il y aura donc plus de monde sur le marché. Selon les estimations des Nations Unies, la population africaine qui était de 0,2 M/h en 1950, 1,03 M/h en 2010 passera à environ, 2 M/h en 2050, soit 22 % de la population mondiale active en 2050.

Une répartition équilibrée en considérant l’Afrique comme l’un des 5 continents. Il ne s’agit en fait que d’un rattrapage suite à la saignée que fut l’esclavage et l’utilisation gratuite de la main d’œuvre africaine pendant près de 500 ans. Les adeptes du malthusianisme présentent les pauvres comme une calamité pour les pays riches.

Ils préconisent une politique de restriction volontaire, parfois autoritaire, de la natalité,. En filigrane, il s’agit bien d’une peur autoentretenue considérant le développement exponentiel de la population humaine comme un danger pour le développement, la sécurité mondiale et l’équilibre entre les races. L’Europe, avec une natalité en récession, verra sa population active baisser et fera appel à une main-d’œuvre issue des migrations.

D’ici à 2050, les flux migratoires proviendront principalement de l’Asie et moins de l’Afrique. Mais d’ici 2050, l’invasion de l’Europe par les Noirs demeure une lubie, en fait une phobie alors que l’immigration des Occidentaux et des Asiatiques en Afrique, une quasi-certitude. En réalité, le problème n’est pas tant l’accroissement de la population africaine mais la capacité des gouvernants africains à structurer leur système productif et agricole pour nourrir  cette population en accroissement.

Avec des retraites non assurées en Afrique alors que près de 50 % des jeunes sont au chômage, il faudra s’assurer que la croissance rapide de cette jeunesse africaine n’accélère pas les risques d’explosion sociale. Faire l’impasse sur le contrôle de la capacité productive et continuer à vendre sans transformation les matières premières est une stratégie perdante à long-terme. Les prix des matières premières en abondance et en concurrence ne pourront que baisser. L’Afrique perdra en pouvoir d’achat pour n’avoir pas organisé et planifié sa capacité à transformer ses richesses naturelles et à injecter les bénéfices dans l’éducation et les infrastructures de bien-être.

Néanmoins, ceux qui rêvaient de voir l’Afrique sans les Africains grâce aux ravages prophétisés de la pandémie du VIH-SIDA doivent revoir leur copie du fait des progrès de la médecine, même en Afrique. La gouvernance économique des dirigeants africains demeure le vrai problème. Elle doit être fondée sur la création, tous azimuts, de capacités productives créatrices d’innovation, d’emplois et de pouvoir d’achat sans toutefois contribuer à la pollution généralisée de l’Afrique et de son éco-système. NON à la délocalisation des usines polluantes vers l’Afrique ! YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

Afrique et surpopulation : le mythe de l’invasion de l’Europe par les Noirs
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