Questions sur l’actualité du 2 novembre 2011

Les chefs d’Etat et de Gouvernement du G20 se réunissent  en France, à Cannes.

Le G20 représente 85 % de l’économie mondiale et 2/3 de la population planétaire. L’Afrique du sud y est représentée en tant que pays émergent. Sous la présidence de la France et avec la crise de l’Euro et l’endettement massif de l’union européenne et des Etats-Unis, les pays riches en voie de désindustrialisation avancée, source de destruction d’emplois chez eux,  tentent de se faire assister par les pays émergents, principaux soutiens de la croissance économique mondiale.

Le G20 refuse toujours d’intégrer l’Afrique en tant que membre à part entière pour devenir un G21. L’Afrique y est présente comme observateur, simple invitée et donc obligée. A côté de l’Afrique du Sud, on trouve l’Ethiopie et la Guinée Equatoriale qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union Africaine.

On note également la présence de Tidjane Thiam, ancien ministre du Plan en Côte d’Ivoire, mais Président d’une des plus grandes sociétés d’assurance au plan mondial. Certains voient déjà en lui un futur et potentiel Président de la Côte d’Ivoire.

Le G20 sous la présidence de Nicolas Sarkozy peine à innover au profit de l’Afrique. Il y a beaucoup de marketing et de saupoudrage. Les Africains ne doivent pas rêver. Les pays riches du G20 demandent aux pays émergents du G20, en fait essentiellement la Chine, de contribuer substantiellement au nouveau Fonds européen de stabilisation financière (FESF) de 1000 milliards d’Euro, futur Fonds monétaire européen compte tenu de la faiblesse du niveau d’intervention possible du Fonds monétaire international.

Il existe une « dette inclusive » que les pays riches vont essayer de faire payer, au moins en partie aux pays émergents possédant d’importantes réserves en devises liées à leur bonne gouvernance.

Pamelo Moumka, le célèbre chanteur congolais de Brazzaville, doit réviser sa chanson qui titre « l’argent appelle l’argent ». Avec le G20 de Cannes, « l’argent n’appelle plus l’argent » car ce sont les pauvres et les émergents qui prêtent aux riches.

Les 5 sujets prioritaires du G20 se résument à :

1. l’apport du G20 à la crise économique mondiale et les contreparties qui doivent aller avec ;

2. la réforme du système monétaire international avec un G20 qui veut avoir un rôle plus important dans les décisions mondiales ;

3. les financements innovants avec une taxe sur les transactions financières qui risque de servir à payer les dettes des pays riches ;

4. la lutte contre la volatilité des prix des matières premières en sachant que les spéculateurs ne se trouvent pas en Afrique ; et

5. le renforcement de la régulation financière alors que ce sont les pays riches qui ont imposé la dérégulation.

Face à la « dette inclusive » des pays riches, la croissance inclusive est un jeu de dupes. L’Afrique doit négocier et ne pas faire de cadeaux. YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

G20 et l’Afrique : croissance « inclusive » doit payer la dette « inclusive » des riches
Titre: G20 et l’Afrique : croissance « inclusive » doit payer la dette « inclusive » des riches (68 clics)
Légende:
Description :
Nom du fichier: africa1-2nov2011-g20-afrique.pdf
Taille: 348 kB

Le modèle indiqué n'existe pas. Utilisation du modèle par défaut.

Share