Questions sur l’actualité du 8 novembre 2011

Avec la crise de l’Euro et le focus sur les ballets des chefs d’Etat de l’Union européenne, personne ne fait attention au fait que la décote de la dette grecque et les 50 % de pertes chargées aux banques peuvent se révéler n’être qu’une tromperie. Soyons en sûr,  la crise financière de 2007/2008 se prolonge. La rigueur devenue taboue et remplacée par l’austérité va toucher tout le monde, les pauvres plus que les riches. C’est le principe d’égalité fixé par les actuels dirigeants des pays riches.

Le principe de capitalisation d’une banque, voire sa « nationalisation » dans le système capitaliste français revient à donner une prime à la mauvaise gouvernance de certains patrons de banques. Aussi, au lieu d’assister leurs licenciements pour mauvaise  gestion, ce sont les salariés qui vont ou seront licenciés.

Par exemple, la Bank of Americase fait recapitaliser par le milliardaire  Warren Buffet,  grand spéculateur de son état et apporteur de 5 milliards de $US. Il impose sa vision et met 30 000 personnes au chômage. Les indignés de New-York l’ont rappelé.

En Europe, la recapitalisation se fait par le biais de l’interventionnisme de l’Etat qui peine à imposer la séparation totale entre les banques de dépôt et les banques d’investissements notamment celles qui se révèlent n’être que des banques de la spéculation. Aussi, le sauvetage de la Grèce risque de servir d’abord à réaliser un nouveau sauvetage des banques en faisant appel aux contribuables.

Personne ne doit oublier que ce sont les contribuables, c’est-à-dire vous et moi, que l’Etat  a mis devant le fait accompli pour faire payer le sauvetage des banques. Réformer les banques signifie d’abord séparer les activités d’épargne et de crédit de toutes les autres activités spéculatives où le risque n’est pas maîtrisé.

Autrement dit, faire en sorte que la banque et  la bourse  reviennent à leur fonction traditionnelle de soutien et de fournisseur de liquidité à l’économie réelle.

Mais pas de réforme à l’horizon 2019 disent les autorités du Royaume Uni, et les autorités européennes et françaises ne sont favorables à une date plus avancée. Qui trompe qui alors ?  Sous le couvert donc de l’effondrement du système financier international, sous le couvert de la fin de l’Union européenne et de l’Euro, le contribuable se voit contraindre de « renflouer certaines banques « qui brillent par la mauvaise gestion de leur dirigeants ».

On ne peut s’empêcher de citer la Banque Dexia, aujourd’hui en voie de démantèlement avancée, et  spécialisée dans le financement des collectivités locales en France qui témoignent d’ailleurs de la mauvaise gestion des effets collatéraux de la déréglementation financière crée une crise de confiance qui s’installe afin de mieux transférer les pertes des banques mal gérées sur les contribuables. Il est conseillé de s’en souvenir lorsque l’on va voter. YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

Transférer les pertes sur les contribuables : Effets collatéraux de la déréglementation
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