Questions sur l’actualité du 11 novembre 2011

Certains milliardaires africains se sont imposés en luttant contre l’Etat, tout en bénéficiant au bon moment du soutien indirect d’autres Etat. Quatre sont présentés ici.

Onsi Sawiris, Egyptien est un copte qui a fondé sa richesse sur l’entreprenariat familiale dès 1950. Ses secteurs de prédilection sont les bâtiments et les travaux publics, la construction des routes et des canaux. Avec la nationalisation de sa société en 1961, il est réfugié quelques années en Libye et en sort encore plus riche. Il crée la Société Orascom en 1976 et se diversifie en intégrant le secteur de la téléphonie mobile et le tourisme. Orascom réalise plus de  1 milliard de $US de chiffre d’affaires annuellement. La fortune personnelle de Mr Sawiris s’élève à 9 milliards de $US se fructifie avec les 3 fils qui ont pris la succession.

Du côté de l’Afrique du sud, Patrice Motsepe est considéré comme le milliardaire de la discrimination positive. Né à Soweto, un township noir de Johannesburg, ce milliardaire n’est pas un enfant des bidonvilles. De sang royal, de famille aristocrate et prospère dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, il a obtenu ses diplôme dans une université réservée normalement aux Blancs.

Nelson Mandela Président, Patrice Motsepe fait fortune dans les mines : or, platine, nickel, fer… Il se diversifie et grossit par des techniques de partenariats, de rachats, et profite de la loi qui impose aux compagnies minières d’être détenues au minimum à 26 % par des actionnaires noirs. Il dirige la société African Rainbow Minerals, le riche noir parmi les Blancs de l’Afrique du sud avec une fortune de 2,5 milliards $US.

Au Ghana, Samuel Esson Jonah a fait sa fortune grâce aux mines d’or. Avec un diplôme universitaire en économie minière obtenu à Londres. Il travaille dans la plus ancienne société minière du Ghana Ashanti fondée en 1897 et en devient le premier Président Directeur Général noir en 1986. L’introduction en bourse, l’internationalisation mais aussi des pertes le conduisent à une fusion en 2004 avec AngloGold de l’Afrique du Sud. Membre de la direction, il se singularise en fondant sa propre société Jonah Capital, un fond d’investissement en portefeuille (Private equity) basé à Johannesburg.  Il s’est hissé au sommet en évitant les interventions négatives de l’Etat africain.

Mo Ibrahim, du Soudan est incontestablement le roi de la téléphonie mobile africain. Il a étudié en Egypte puis au Royaume Uni où il a travaillé pour British Telecom. Avec sa société de conseil en téléphonie mobile, il devient l’un des plus grands opérateurs dans les années 1990 avec Celtel implanté dans 14 pays africains. Il refuse la corruption, ce qui l’exclut pendant longtemps du Nigeria. Il s’est diversifié après avoir vendu sa société à des investisseurs Koweitiens pour environ 3,5 milliards $US. Personne ne sait ce qu’il paye comme impôts mais il a choisi de créer sa fondation et offre à l’Afrique un index de la gouvernance et un prix Mo Ibrahim doté de 5 millions de $US et 5 autres millions sur plusieurs années pour réaliser des projets de développement à tous chefs d’Etat qui quitte volontairement le pouvoir en assurant une transition démocratique pacifique. Il n’est pas impossible qu’après l’attribution du prix au Cap verdien, Pedro Pires, ce soit le Zambien Rupiah Banda qui n’a hésité à se féliciter de l’alternance pacifique avec la victoire du nouveau Président Michael Sata. YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

Quatre milliardaires africains : neutraliser l’Etat sinon mission impossible !
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