Questions sur l’actualité du 7 décembre 2011

Publiées le 29 novembre 2011, les analyses multicritères d’une institution américaine, le Cabinet de conseil « Mercer » basé à New-York, parviennent à la conclusion que la ville de Vienne en Autriche est la ville où la qualité de vie est la meilleure au monde, la ville la plus agréable pour vivre au monde.

Sur 221 villes et selon 39 facteurs répartis en 10 secteurs comme la sécurité, l’environnement économique, les infrastructures de santé, les services publics, les transports, les loisirs, sept villes européennes sont dans les 10 premières (Zürich, Munich, Düsseldorf, Francfort, Genève, Berne et Copenhague).

Paris n’arrive qu’à la 30e place et Lyon en 39e  position. Les villes américaines n’apparaissent pas en Amérique du nord où c’est le Canada avec Vancouver (5e) qui prend la première place pour les Amériques suivi d’Ottawa (14e) et de Toronto (15e). De nombreuses villes de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie apparaissent dans les 20 premières comme Auckland, Sydney, Wellington, Melbourne et Perth.

L’Afrique trouve sa première ville au 82e rang avec Port Louis, à Maurice, Le Cap (88e) et Johannesburg (94e) en Afrique du sud et aux Seychelles Victoria  (95e). Quatre villes africaines apparaissent dans les 100 premières au plan mondial.

Lorsque les pays sont classés uniquement sur le critère de la sécurité, c’est la ville de Luxembourg qui est considérée comme la plus sûre, Vienne passant au 5e rang. Kinshasa classée 217e, Bangui 218e, Abidjan 219e et N’Djamena 220e sont parmi les avant-dernières avant Bagdad en Irak.

Il est donc clair qu’il s’agit d’un classement discutable, une photo du monde à un moment donné vu d’un point de vue occidento-centriste de New-York. A partir du moment où l’essentiel repose sur la richesse transformée en infrastructure de bien-être, tous les pays pauvres, tous les pays qui ont subi la guerre décidée par l’Occident ne peuvent qu’être mal classés. L’Afrique en général, les pays qui ont été exploités par les pays occidentaux au temps colonial, doivent avoir des critères par rapport à la culture de la région concernée.

Pour l’Afrique, il faut des critères afrocentristes qui tiennent compte de l’exploitation, des mauvais conseils du Fonds monétaire international, de l’aide internationale qui est déstructurante et des élites africaines en coopération avec les corrupteurs du nord qui ont « mangé » l’argent destiné à mettre en place l’infrastructure de bien-être en Afrique. Alors en intégrant la corruption et les corrupteurs, il n’est pas sûr que Vienne soit toujours en tête.

Alors, corruption et sécurité sont des critères incontournables. Mais pour l’Afrique, il faut aller chercher qui sont ceux qui sont à l’origine de l’insécurité et de l’absence de paix. Ainsi, au plan stratégique, des pays riches cherchant à défendre leurs intérêts dans les pays faibles économiquement peuvent en définitive se retrouver être les principaux responsables du retard accumulé dans la mise en place d’infrastructure de bien-être. Mais les dirigeants africains ne sont pas moins responsables.

Quand un président gabonais oublie de créer les infrastructures de santé pour se faire soigner sur place et se retrouve à aller mourir à l’étranger en Espagne après plus de 40 ans au pouvoir avec des richesses colossales provenant du pétrole, il y a problème. Les dirigeants africains doivent donc soutenir le  Programme de connaissance de l’infrastructure en Afrique de la Banque africaine de développement en permettant la collecte des données, mais surtout en orientant les financements vers la réalisation des infrastructures de bien-être. YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

La ville africaine où il fait bon vivre : Au-delà des infrastructures de bien-être
Titre: La ville africaine où il fait bon vivre : Au-delà des infrastructures de bien-être (78 clics)
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