Questions sur l’actualité du 14 Mars 2012

L’année 2012 est été choisie comme l’année internationale de l’énergie durable. Pourtant, les pays riches sont nombreux à déverser en Afrique leurs déchets nucléaires, déchets chimiques, déchets électroniques contre des sommes d’argent qui ne sont pas enregistrées dans les budgets des Etats africains.

Avec le changement climatique et les pluies qui ne viennent plus en leur temps, c’est une nouvelle forme de crise alimentaire qui viendra frapper l’Afrique. Pourtant, il suffit pour les dirigeants africains de s’interroger sur leurs arbitrages passés au cours du cinquantenaire passé.

Les plus clairvoyants ont choisi l’hydroélectricité mais la majorité des Etats africains se sont engagés dans des centrales thermiques utilisant du pétrole et quand c’est possible le gaz.

Pourtant si ces investissements avaient été effectués dans le solaire, l’Afrique aurait été largement autosuffisante en énergie. Il faut donc aujourd’hui faire la rupture en mettant la priorité sur les énergies renouvelables notamment le solaire, les éoliennes mais aussi au niveau de l’eau, des hydroliennes.

L’Afrique demeure le seul continent où le nombre de personnes qui seront privées de l’accès à l’énergie reste élevé et pourrait s’aggraver compte tenu de la pauvreté et du pouvoir d’achat qui n’arrive pas à augmenter pour la majorité du peuple. Alors, il faut massivement aller vers des projets d’autonomisation énergétique pour offrir l’accès à l’énergie dans les villages et zones non couverts par le maillage électrique.

Ces projets doivent pouvoir être financés par une coopération et un partenariat public-privé où les bailleurs de fonds pourront financer les opérations pilotes avec l’appui de la Diaspora africaine, mal utilisée dans les pays occidentaux. Bref, les ministères de la coopération gagneraient à travailler avec la Diaspora africaine comme une solution pour endiguer l’immigration.

Le secteur privé des pays riches pourrait jouer un grand rôle dans la diffusion de la technologie, la formation et l’entrepreneuriat dans le domaine énergétique et la fabrication sur place des équipements en énergie renouvelable. Faut-il faire confiance aux institutions des Nations Unies comme le PNUE, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement qui siège à Nairobi au Kenya ?

Certainement, cette institution vient de livrer son dernier rapport sous la direction de son Directeur exécutif, l’Allemand Achim Steiner, qui demande que l’on libère le potentiel africain en mettant à portée l’énergie renouvelable. Mais la bureaucratie ambiante dans ces organisations conduit à compter plus sur les initiatives des populations et de la Diaspora dès lors qu’un fond d’appui à l’autonomisation énergétique est mis en place.

L’énergie renouvelable peut aussi devenir une alternative pour les petites et moyennes entreprises africaines. Ce sont des technologies énergétiques propres, efficaces et renouvelables qui demandent peu de maintenance. Les conséquences négatives, les externalités comme on dit en économie, sur l’environnement, la santé seront réduites. Les principes d’économie d’énergie doivent graduellement entrer dans le comportement peu responsable de nombreux Africains des villes.

Les Africains des campagnes sont plus sensibles et tiennent à accéder rapidement à une autonomie énergétique. Pourtant le problème financier reste entier. Comment ne pas penser à un fonds de la Diaspora qui viendrait appuyer les initiatives des populations et le soutien des bailleurs de fonds les plus originaux. Mais des résistances politiques et économiques persistent ! YEA.

Ecouter la “Question sur l’actualité du Jour” sur Africa N°1 dans l’émission “La Grande Matinale” d’Eugénie DIECKY du lundi au vendredi à 6h33, 7h33 et 8h33.

Pièces Jointes

Vers l’autonomie énergétique en Afrique : des résistances existent
Titre: Vers l’autonomie énergétique en Afrique : des résistances existent (72 clics)
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Description : Questions sur l’actualité du 14 mars 2012
Nom du fichier: africa1-14mars2012-energie-renouvelable.pdf
Taille: 135 kB

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