ebola rougeINTRODUCTION

La maladie à virus de Marburg résulte d’une fièvre hémorragique virale 1. L’OMS a classé la maladie à virus de Marburg dans la catégorie des agents pathogènes les plus virulents chez l’homme et l’a regroupé sous la terminologie EBOLA. Les virus classés par l’OMS comme EBOLA se transmettent par contact direct, notamment par des secrétions, fluides (sang, selles, salive, transpiration, manipulation des morts (animaux comme humains). Les symptômes caractéristiques sont des maux de tête puissants, une fièvre, un état général de faiblesse, des hémorragies internes et externes. Il n’y a actuellement, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) aucun vaccin ou traitement homologué.

Selon l’OMS, il n’y a toujours pas à ce jour de traitement ou de vaccin approuvé et homologué pour éradiquer le virus dit « Ebola » 2 et pour cause : le réservoir de ce virus ne se trouve pas en Afrique (singes, chauve-souris ou viandes de brousse), mais bien dans les laboratoires P4 (secret ou pas) situés pour la très grande majorité dans les pays du nord. Une étude africaine, puis une autre internationale doivent pouvoir permettre de vérifier ces affirmations et rétablir la Vérité sur l’origine de certains virus et bactéries.

1. TRANSMISSION GRÂCE À L’AIR : VIRUS EBOLA OU VIRUS MARBURG

Quand la mauvaise gouvernance, l’absence de légitimité populaire, l’usurpation de la vérité des urnes et la pauvreté conjuguent au Libéria, cela conduit à créer les conditions explosives de tensions sociales qui pourraient même raviver une guerre civile trop vite oubliée. Comment peut-on « oublier » de payer le personnel de santé à Monrovia au Libéria ? Ou plus exactement, comment se fait-il que le salaire ainsi que les primes de risques associés en raison de la pandémie contagieuse qui sévit dans le pays ne sont pas payés dans les temps aux salariés qui prennent un risque inimaginable, avec des nombreux morts dont personne ne parle d’ailleurs.

Qui va porter la responsabilité de la mort des milliers de malades dans le pays, sans compter ceux qui vont mourir ailleurs comme aux Etats-Unis ? Quelle dose d’irresponsabilité peut habiter les dirigeants du pays pour que les salaires et les émoluments des salariés du secteur de la santé ne soient pas payés dans les temps au point que les syndicats de la profession décident d’une grève nationale, laissant les malades du virus le plus virulent du moment continuer à tuer les malades, complètement isolés, loin de leurs proches ? Le paradoxe est que la clinique qui cristallise les mécontentements est la clinique Island à Monrovia qui semble avoir démarré le 21 septembre 2014 sous l’administration de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Comment est-ce que le porte-parole du Gouvernement, Mr Isaac Jackson peut-il « nier tout malaise dans les services de santé » dans ce pays alors que le représentant du personnel de la clinique, Mr Wesseh, ainsi que le Président du syndicat des professionnels de la santé Mr Joseph Tamba sont en train d’évoluer vers une grève nationale 3 faisant d’ailleurs suite à des grèves perlées. Les malades, dans la douleur, l’abandon, l’absence de dignité meurent en silence loin de leurs proches.

Pourtant, Dr. David Nabarro, le coordinateur de l’ONU pour l’Ebola, a estimé le 3 septembre 2014 à plus de 600 millions $US les besoins pour combattre la pandémie contagieuse 4, bien au-dessus des 490 millions estimés par l’OMS 5.

Pour être clair, où sont passés les 140 millions d’Euros que l’Union Européenne affirme avoir débloqués le 5 septembre 2014 aux quatre pays touchés en Afrique de l’Ouest à savoir Guinée, Sierra Leone, Libéria et Nigéria 6 ? Qui est en charge exactement pour administrer les 97 millions d’euros visant à renforcer l’offre de services publics dans la santé, les 38 millions affectés au « soutien direct des systèmes de soins de santé », et les 5 millions pour acquérir des laboratoires mobiles pour la détection et la formation du personnel. Apparemment, le personnel local n’en voit pas la couleur.

Mais quelqu’un doit bien gérer cet argent et l’affecter, avec ou sans conditionnalités des bailleurs de fonds. Il est quasiment impossible d’avoir le nom de la structure ou du responsable qui est en charge d’acheter les équipements ou d’affecter les ressources dans le cadre d’un processus d’appel d’offres ou de gré à gré. En se déchargeant les uns sur les autres, les responsabilités sont diluées au point de promouvoir la déresponsabilisation face à des dysfonctionnements facilement « anticipés » du fait d’un système où l’argent doit revenir si possible dans les escarcelles des pays donateurs. Cette aide liée qui ne dit pas son nom contribue aussi à augmenter le nombre de morts et les risques de propagation de la maladie contagieuse en dehors des pays touchés.

Le Gouvernement de Guinée Equatoriale a par exemple alloué près de 13 millions de $US pour combattre cette pandémie sur son territoire 7. Mais où sont passés les 2 millions de dollars que le Président de la Guinée Equatoriale 8 a transféré sur le compte de l’OMS et non sur le compte de l’Union Africaine pour soutenir la lutte contre cette pandémie 9 ?

Sinon comment comprendre pourquoi le Gouvernement du Libéria par la voix de son porte-parole, Mr Isaac Jackson, considère qu’il n’y a pas de « malaise dans les services de santé » et plus particulièrement à Monrovia dans la clinique Island ouverte le 21 septembre dernier et administrée par l’OMS ? Dans le même temps, des grèves perlées et par intermittences du personnel de santé, ce plus particulièrement dans la clinique sous administration de l’OMS sont fréquentes, occasionnant encore plus de morts. Mais le représentant du personnel de la clinique Island, Mr Wesseh et le Président du syndicat des professionnels de la santé du Libéria, Joseph Tamba, annoncent une grève d’envergure nationale dans tous les hôpitaux et centres de soins et considèrent que le Gouvernement fait obstruction à toute tentative de médiation et de compromis.

Mais pour qui travaille donc Mme la Présidente Ellen Johnson Sirleaf, qui choisit d’aller s’endetter auprès de la Banque Mondiale pour payer le personnel de santé mécontent, ce d’autant qu’une crise plus profonde pourrait réveiller les vieux démons de la guerre civile dans ce pays, le Libéria ?

Pourquoi ne pas jouer la carte de la transparence en autorisant de manière règlementée l’accès des médias aux différents centres de traitement et de fabrication de virus émergents dans le pays 10 ? Mais une partie du personnel de santé refuse de reprendre le travail par peur de contagions inexpliquées. Ne serait-ce pas la contagion grâce à l’air et pas uniquement par les secrétions et contacts interhumains ? En effet, selon l’OMS, plus de 47 % du personnel soignant contaminé au Libéria sont morts. Autrement dit, si les Africains de la Diaspora ou d’ailleurs décident d’aller sur le terrain pour aller aider en tant que personnel soignant, près de la moitié des personnes qui seront infectées mourront, sans qu’il y ait des explications vérifiées sur le mode de contamination. Au-delà de la grève, c’est son principe qui pose problème. Une grève de 12 heures en Sierra Leone s’est soldée par le paiement des salaires et des primes illico presto car le personnel en question était chargé d’enterrer les corps morts. Les morts doivent-ils  attendre 12 heures ou plus parfois sous des pluies battantes et un soleil de plomb avant d’aller reposer en paix, juste parce qu’ils ont été contaminés par le virus qui a été créé en Laboratoire en dehors de l’Afrique 11 ?

En Sierra Leone voisine, les équipes chargées d’enterrer les corps ont repris le travail mercredi après une grève de 12 heures pour des retards dans le paiement de leurs primes de risque dans la région de la capitale. Si les problèmes semblent se régler en Sierra Leone quant au paiement des salaires, pourquoi pas au Libéria ?

2. LE VIRUS « MARBURG » : LE VIRUS QUE LES NON-AFRICAINS ONT DÉNOMMÉ LE VIRUS « EBOLA »

Le virus dit « Ebola », nommé par ses procréateurs du nom d’un fleuve de la République Démocratique du Congo, se doit d’être renommé par les Africains comme cela se faisait en Afrique Ancestrale où l’on nommait les humains, comme au demeurant les choses, entre autres en fonction de leur origine et de la perception qu’on en a soi-même. C’était simple et empêchait toute désinformation communicationnelle. Le marketing est venu tout renverser.

En référence donc à l’origine du virus dit « EBOLA », ce virus doit être dénommé, ou plus exactement rebaptisé par les Africains, le virus « Marburg » du nom d’une ville allemande. C’est en 1967 qu’un grave dysfonctionnement a eu lieu dans un laboratoire de type P4 où sévissent le plus grand secret et la plus grande sécurité, du fait de travaux commandités pour le secteur militaire. Ce dysfonctionnement a permis de comprendre que les Etats Occidentaux, individuellement comme au demeurant collectivement, avaient stratégiquement décidé d’être les premiers à pouvoir se prémunir contre une éventuelle guerre du bioterrorisme. L’Allemagne n’est en rien l’unique responsable. Pour avoir la liste des co-responsabilités, il suffit à ce pays de partager les noms des pays donneurs d’ordre à leur laboratoire de Marburg pour que la vérité puisse émerger. Ce qu’il y a de sûr, il n’y a aucun Etat africain  impliqué directement. L’Afrique reste foncièrement pacifique malgré les vicissitudes de quelques dirigeants sans fondement historique sur leur origine et les valeurs fondatrices de l’Afrique.

Mais qui dispose des stocks incommensurables de virus et de bactéries au point, non seulement de détruire sélectivement l’humanité, mais aussi de s’autodétruire ? Certainement pas l’Afrique !

Aussi, de la volonté affichée de se défendre contre tout sauf l’Afrique et les Africains, les pays membres d’un coalition secrète et invisible de production massive de virus et de bactéries dans des laboratoires P4 se sont heurtés à leur incapacité à maîtriser une partie de ces virus qui sont passés du stade de virus émergents à celui de virus en émergence permanente, c’est-à-dire qu’une partie importante de ces virus sont en mutation permanente sans que les apprentis-sorciers harceleurs du monde pacifique, ne comprennent pourquoi le virus mutant est en train d’évoluer  vers une transmission par l’air ou par des modes de contamination / contagion que les connaissances actuelles se montrent inaptes à élucider. C’est ainsi que ce virus Marburg mutant se déjoue de leur contrôle au point de faire fi de la sélectivité des victimes et des continents.

Oui, il ne faut pas se le cacher. Le virus Marburg mute et retourne au bercail, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Union Européenne. Malgré toutes les précautions (isolement, combinaisons étanches pressurisées, gants, lunettes de protection, chambres à pression négative… les procédures multiples…), il y a eu ce que les communicants ont convenu d’appeler un « dysfonctionnement net », ce en Occident même. Mais ces dysfonctionnements ne sont pas toujours à l’origine de la transmission du virus. Il faut nécessairement prendre en compte les mutations aléatoires du virus et vérifier sans hypocrisie l’hypothèse de la transmission par les airs, la transmission grâce à l’air, ou encore la transmission par d’autres facteurs et modes inconnus jusqu’alors.

Au sujet de ces interrogations confère l’interview du Dr Alovor sur TV5 Monde: « Il faut se poser une question claire dans une situation qui paraît aussi confuse, comment on attrape Ebola ? »

TV5 MONDE Virus Ebola : La nécessité d’avoir un débat de fond

Au lieu de répondre à une question aussi simple, on a fait le choix délibéré contre le bon sens de se forger des certitudes sur les positions unilatérales non prouvées par ailleurs afin d’accuser l’Afrique d’être l’origine et la cause du mal. Se faisant, on s’est coupé de la possibilité de connaître les autres possibilités et potentialités de transmission/contagion du virus. Cette situation a conduit à une absurdité communicationnelle.  Comment nos divers experts qui ont pontifié jusqu’alors peuvent-ils expliquer les contaminations aux USA ? Les primates, la viande de brousse, la chauve-souris, le défaut d’hygiène des mains… ? On ne peut combattre ce qui n’existe pas. Le Filoviridae ne vient pas d’Afrique. Voilà pourquoi il importe d’appeler l’Ebolavirus, le virus de Marburg.

Tous les continents peuvent être considérés potentiellement comme pouvant faire l’objet d’expériences hasardeuses de type militaire. Mais lorsque ces dernières sont présentées régulièrement comme des expériences de type civil pour améliorer la sécurité sanitaire des pays riches en priorité, il est difficile de ne pas souhaiter clarifier ce débat par une étude sur l’origine et les objectifs militaires qui pourraient se cacher derrière de simples essais. Pour ce faire, il fallait trouver un terrain d’expérimentation, ce fut l’Afrique grâce à la complicité de certains dirigeants africains qui se reconnaîtront. Bien sûr, ce fut sans le consentement des Africains. Ceci n’est pas à l’honneur de la Démocratie.

3. LE VIRUS MARBURG : LA PEUR A CHANGÉ DE CONTINENT

Avec les chiffres très en dessous de la réalité 12 annoncés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 3865 morts au début de mois d’octobre 2014, le virus Marburg continue de tuer sournoisement et crée une nouvelle psychose tant en Afrique qu’en Occident, ce dernier espace se croyant immunisé commence à déchanter. Est-ce que la vision d’une épidémie qui pourrait devenir incontrôlable peut devenir réalité ? La réponse est que rien n’est moins sûr. Ce qu’il y a de sûr, la vision machiavélique de «l ’Afrique sans les Africains » pourrait aussi muter vers la vision « d’une Europe sans les Européens » ou « une Amérique sans les Américains 13 ». Le retour à l’envoyeur fait partie des lois immuables de la nature ayant son expression sous diverses formes à travers les âges et les espaces comme le boomerang des aborigènes australiens ou le bâton de jet gaulois par exemple…, sauf que tout se déroule dans un espace-temps qui échappe aux « va-t’en guerre de tous poils ». La peur des Africains demeure intacte. Mais la peur ne connaît pas de frontières et s’en va chercher de nouveaux clients aux Etats-Unis, en  Allemagne, en France et en Espagne, etc. Aucune probabilité digne de ce nom ne peut exclure l’arrivée, ou plutôt le retour, du virus dans des pays qui restent « officiellement » non touchés pour le moment. Aussi, lorsqu’un travailleur a contracté le virus Marburg au Texas 14, la question sans réponse est de savoir :

  • d’une part, s’il y a eu simplement une rupture dans le respect des protocoles de sécurité, ce qui aurait amené le travailleur en question à être exposé au virus,  ou
  • d’autre part, si le virus, de manière aléatoire, ne se transmet pas grâce à l’air, en attendant d’identifier formellement un cas où le virus se transmet par les airs, sans oublier les autres potentialités évoquées dans le chapitre 2 ci-dessus.

4. LE « SECRET DEFENSE » PERMET D’UTILISER L’ARGENT DES CONTRIBUABLES FACILEMENT

Les possibilités même minimisées d’une pandémie dévastatrice pour l’humanité, du fait de quelques dirigeants irresponsables, sont en train de troubler profondément les racines de la confiance des Occidentaux dans leur science. Bioterrorisme ou pas, c’est bien une diffusion de maladies infectieuses émergentes et mutantes que rappellent les spécialistes de l’histoire de la santé humaine, au rang desquels Patrick Zylberman 15. Ce dernier rappelle que chaque peuple doit dorénavant se préparer pour se prémunir des attaques bioterroristes ou de pandémies fondées sur des contagions mondiales. Si les virus et autres bactéries n’ont pas de frontières quant à la contagion des humains, il faut considérer que les humains sont assez « fous » pour d’abord créer des stocks de virus et bactéries émergentes dans les laboratoires de type P4 afin de les tester en grandeur nature, si possible sur les Africains en Afrique, et enfin promouvoir tels des imposteurs 16 le principe de la prévention, mettre en place de nouveaux dispositifs de surveillance et à penser autrement la souveraineté des États.

L’imaginaire de chacun se charge alors de transformer en panique inutile, une pandémie, héritière principalement des vides dans la démocratie occidentale où les opérations militaires sont systématiquement considérées comme marquées d’un sceau du secret, de l’omerta quand il ne s’agit pas de désinformation. La capacité de passer de la volonté civile affichée de protection des populations vers une volonté militaire d’agression de l’autre, moins bien affichée mais revendiquée, se confond avec la volonté d’être le premier à attaquer et donc à détruire dès lors que la supériorité dans la conduite des affaires du monde est remise en cause.

Le secret « défense » et l’inscription du virus Marburg dans le registre « militaire » permet de justifier l’absence d’information et parfois aussi la désinformation des populations. Au lieu de tenter de corriger cet état de fait, les dirigeants africains, pour une grande majorité, se complaisent dans ce silence coupable tant cela permet d’arranger leur stratégie de conservation du pouvoir sans la vérité des urnes. L’inscription du virus Marburg dans le registre militaire avec son corollaire de « secret défense »  permet aussi d’utiliser l’argent des contribuables dans les démocraties occidentales sans avoir à rendre trop de compte aux parlements, encore moins aux populations. Rendre des comptes publics sur les dépenses militaires en Afrique relève d’un « manque de politesse caractérisé » tant certains dirigeants africains considèrent cet espace comme une « chasse gardée personnelle ». Alors, il ne faut pas s’étonner que certains chefs d’Etat signent des accords pour laisser des puissances occidentales alliées, installer des laboratoires P4 dans leur pays. Il suffit de citer le Libéria et le Gabon pour prendre conscience du niveau de soumission de certains chefs d’Etat afin de se maintenir au pouvoir contre le gré de leur population.

5. « MODIFIER LA CONSTITUTION » PRIORITAIRE SUR LA PROTECTION CONTRE LE VIRUS MARBURG

Lorsque l’on tente de jauger des priorités des dirigeants africains, la voix de la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Dr Nkosazana Dlamini-Zuma, malgré les limitations de ses pouvoirs par les Chefs d’Etat, ne mâche pas ses mots. Interviewée par Radio France internationale (RFI), elle rappelle que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est l’organisation internationale responsable de la gestion des épidémies. L’Union Africaine, sur la base des contributions bien maigres des chefs d’Etat africains,  se contente d’envoyer de « l’argent, des « laboratoires mobiles » ou des équipes médicales ». Mais elle rappelle que l’Afrique a besoin de personnel de santé et rappelle l’effort louable de Cuba qui a envoyé « médecins et infirmières » en complément des actions de longue date des acteurs de la société civile tels que « Médecins sans frontières » 17.

Si la communauté internationale distribue des vêtements de protection et met en place des centres de soins, il faut malgré tout constater qu’il s’agit plus de mesures d’endiguement afin de s’assurer que le virus ne retourne pas d’où il vient. Mais personne ne l’interroge sur l’origine du virus Marburg, ni d’ailleurs sur la responsabilité des chefs d’Etat africains qui ont accepté des Laboratoires P4 sur leur sol et qui portent l’entière responsabilité personnelle des nombreux morts (près de 3400) survenus en Afrique.

Le problème est que l’Union ne peut faire que ce qu’elle peut faire compte tenu des moyens bien maigres que les dirigeants africains mettent à sa disposition, surtout que certains dirigeants préfèrent donner leur argent directement à des institutions non africaines, en invoquant le besoin d’efficacité, ce dont on peut douter au vu de ce qui est exposé plus haut. Pourtant, des ressources existent dans la Diaspora africaine, partout où elle se trouve.

Mais, ce qui est déstabilisant dans l’attitude de certains dirigeants africains devant affronter les urnes en 2015, c’est la priorité accordée à la modification de leur Constitution pour se maintenir au pouvoir en dehors de la vérité des urnes. Il est possible de citer sans que la liste soit exhaustive les pays comme le Burkina-Faso, la République Démocratique du Congo, le Bénin, le Togo (refus des réformes institutionnelles et les élections locales), etc. Cette priorité, proche d’une obsession de pouvoir, fait passer en priorité seconde les risques d’épidémie du virus Marburg.

6. DISTINGUER ENTRE LES OPERATIONS SANITAIRES CIVILES ET CELLES MILITAIRES…

La peur incontrôlée pourrait être causée, non seulement par le manque d’informations fiables diffusées, mais aussi par le besoin de rassurer les populations. Chacun sait que les laboratoires P4 n’ont jamais été installés en Afrique pour servir en priorité les populations africaines. Alors une « opération porte ouverte » pourrait permettre à des équipes indépendantes d’experts et de journalistes de rendre compte de ce qui se passe dans ces véritables « boîtes noires » dont les effets collatéraux ne détruisent en priorité et en nombre que les populations africaines sur le sol africain. Lorsque le Président Barack Obama envoie plus de 4000 militaires au Libéria, ce n’est certainement pas uniquement pour trouver une solution pour contenir le virus Marburg mais aussi pour avoir une porte d’entrée militarisée sur le sol africain, peut-être même « à l’insu de son plein gré ».

Alors, ne faut-il pas distinguer entre les opérations civiles de sécurité sanitaire et de salubrité publique et celles menées sans interruption, de maîtrise de virus émergents et leurs antidotes sur le dos des Africains ? Certainement ! Alors, il n’y a pas d’autres alternatives que tous les chefs d’Etat africains démontrent qu’ils se préoccupent de leurs populations et témoignent de leur courage collectif en demandant officiellement la destruction des stocks de bactéries, de virus et tous autres agents pathogènes, biologiques, chimiques ou physiques, émergents présents et à venir sur le sol africain, en attendant d’amener le cas devant le conseil de sécurité, car il y a bien une responsabilité de ceux qui ont la paternité de la création des virus et bactéries à des fins de bioterrorisme. L’étude sur l’origine du virus Marburg alias Ebola devra nécessairement aussi clarifier les allégations des populations libres de leur parole et qui font état du fait qu’il y a eu au Libéria, et certainement ailleurs sur le continent, des présomptions de trafics d’organes sous le couvert d’opérations de prévention et de traitement du virus Marburg alors que des patients n’étaient nullement atteint du virus.

On peut donc bien comprendre les appréhensions des populations, voire la panique quand le corps de leur proche mis en quarantaine n’est pas restitué. La panique peut d’ailleurs tuer même plus que l’épidémie elle-même. Il faut donc absolument stopper tout développement de panique en fournissant aux Africains une étude sur l’origine et la diffusion du virus Marburg alias virus Ebola. Distinguer entre les opérations sanitaires civiles et celles militaires ne doit pas se résumer à considérer comme un acquis positif le fait d’avoir plus de 4 000 militaires américains au Libéria, officiellement pour aider à éradiquer l’épidémie. Aucun contrôle n’est possible sur les opérations militaires menées. Il faut avoir à l’esprit que des dysfonctionnements sont toujours possibles et cette fois-ci avec des militaires qui ne sont pas principalement du personnel de santé, les conséquences pour les populations locales peuvent se révéler catastrophiques. Mais, les militaires américains en Afrique pourraient avoir d’autres missions secrètes à remplir pour la sécurité des Etats-Unis. Tous les cas nouveaux pourraient être traités directement en Afrique et ne plus être renvoyés en Occident. C’est la tentative d’endiguement dont nous parlions plus haut. Ainsi, le risque de contamination dans les transferts et le non-respect des protocoles n’auraient plus de conséquence pour les populations habitant en dehors des espaces identifiés où sévit le virus Marburg en termes de psychose ou de panique.

7. LEÇONS DE L’HISTOIRE : LA CONTAMINATION, UN INSTRUMENT DE DESTRUCTION MASSIVE ?

Un bref rappel historique s’impose donc en distinguant entre les fièvres hémorragique naturelles et celles que l’homme non africain a fabriqué en laboratoire. Rappelons que la fièvre jaune contre laquelle tout personnel voyageant en Afrique doit se faire vacciner est une fièvre hémorragique naturelle. La fièvre jaune a été appelée à son origine « la peste américaine 18 »… De sa dénomination sur l’origine, on est passé à une dénomination sans origine. Le marketing de certains est passé par là ! La peste américaine -à savoir la fièvre jaune- contraste avec les autres viroses hémorragiques d’origine mystérieuse apparues après 1945 avec l’essor de la biologie moléculaire. La manipulation de ces agents dangereux pour les humains est l’occupation principale des laboratoires secrets dits P4 lesquels dépendent non pas des départements de l’Etat en charge de la santé  mais de ceux dépendant de la défense et de l’armée. Le secret défense et l’absence de comptes rendus (accountability) au peuple reste un problème préoccupant, ce d’autant que les dégâts collatéraux sont systématiquement payés par les contribuables et les responsabilités diluées, impunies et souvent officiellement inconnues.

La disparition en Amérique de cette « peste américaine » a été obtenue avec l’éradication du réservoir naturel du virus que fut et reste le moustique du type AEDES. Si le réservoir du virus Marburg (Ebola pour les non-Africains) était un hôte naturel, il est possible de l’éradiquer. Or le virus Marburg (alias Ebola dorénavant) n’est pas identifié avec certitude de nos jours après 40 ans de traque en Afrique et pour cause, ce n’est certainement pas un phénomène naturel à l’instar des autres viroses hémorragiques. De plus, le virus Marburg fabriqué en laboratoire est sujet à des mutations aléatoires, ce qui constitue le nœud du problème et augmente la complexité des solutions à apporter et facilite les désinformations dont les populations africaines noires restent prioritairement la victime toute désignée alors qu’elle n’y est pour rien.

La première épidémie de la peste noire américaine 19 (fièvre jaune) répertoriée daterait de 1648 et eut lieu au Yucatan au Mexique, en Amérique Centrale. De nombreux écrits et récits font allusion à des pratiques répugnantes des mercantilistes-négriers d’avoir véhiculé et diffusé ce virus en Afrique à l’aube de l’esclavagisme 20. L’épidémie de la peste américaine alias « fièvre jaune » a sévit avec beaucoup de virulence en Amérique. La documentation rapporte l’épidémie de Philadelphie de 1793 qui aurait occasionnée près de 5000 morts, soit 10 % de la population de l’époque. En Europe, il faut rappeler en 1821 à Barcelone en Espagne qu’il y aurait eu plus de 20 000 morts. En Afrique au Sénégal en 1965, il y a eu plusieurs milliers de cas occasionnant plusieurs centaines de morts 21. Il faut toutefois noter que cette peste américaine -alias la fièvre jaune- n’a débarqué en Afrique que près de trois siècles après son surgissement en Amérique. Le virus Marburg -alias Ebola- a eu besoin de trois semaines en 1967 pour passer de l’Allemagne au Zaïre (actuelle République démocratique du Congo).  Le dit « incident de Marburg » date du mois d’août 1967 22. Or la même année, il y eut au Zaïre une épidémie dite de Marburg dès le mois de septembre 1967. Ce point important est souvent oublié par tous ceux qui veulent empêcher une étude sur l’origine du virus Marburg/Ebola de se concrétiser.

8. DETRUIRE LES STOCKS DE VIRUS EMERGENTS DANS LES LABORATOIRES P4

La mort au Texas aux Etats-Unis de Thomas Eric Duncan, un américain noir, rapidement « déclassé » au rang de libérien, oblige à constater que les détections par la température ne sont pas d’une fiabilité optimale au stade de l’incubation. Un malade peut donc, involontairement, contaminer d’autres personnes sans le savoir et ne développer la maladie que plus tard. Mais le fait que la Présidente du Liberia se croit obligée de se confondre en excuses auprès des responsables américains, alors que c’est elle qui a décidé de l’installation d’un laboratoire P4 sur le sol libérien, demeure une ironie de l’histoire. Elle portera seule et personnellement cette responsabilité surtout que le taux de croissance du Liberia avant l’émergence de la crise du virus Marburg alias Ebola était de 8,7 % en 2013 et risque de tomber en dessus de 2,5 % en 2014 23. Rien ne permet de croire que les 4000 soldats américains que le Président Obama est en train de déployer dans ce pays, pour l’essentiel sans que les termes de référence ne soient clairs, risquent, pour une partie d’entre eux, de contracter la maladie, surtout si la transmission grâce à l’air, se confirme. Même si le centre de contrôle de la santé américaine (US Center for Disease Control) avait systématiquement nié que la contamination du virus Marburg alias Ebola pouvait se transmettre grâce à l’air, ce Centre vient finalement de faire du rétropédalage en acceptant du bout des lèvres que le virus se transmet aussi par la toux, les éternuements et via la transmission par aérosol 24. Il est important aussi de noter que le virus ne meurt pas avec la mort des patients malades. Bien au contraire…

La solution passe par la mise en place d’appareils de décontamination systématique des lieux publics comme des espaces hospitaliers où les virus et les bactéries sont décontaminés à 99,99 %. La Diaspora dispose d’une telle technologie d’avant-garde pour aider les pays conscients des enjeux et demandeurs.

Est-il possible que l’on ait pu « refuser ou stopper » de soigner le patient Thomas Eric Duncan ? Parce qu’il était pauvre, noir, Africain et renié comme le Christ par sa présidente Mme Sirleaf ? Parce qu’il pouvait rapidement ne pas être solvable et donc « rentable » pour l’hôpital ? Bref, des personnalités importantes comme le révérend Jesse Jackson et un Commissaire du Comté de Dallas ont accusé l’hôpital du Texas de racisme dans la mort par « négligence » du patient Thomas Eric Duncan 25. En réalité, la peur et la panique ont pris le dessus. Le nombre de personnel de santé à se mettre en congé s’est démultiplié afin de ne pas avoir de contact avec l’hôpital du Texas. Le patient Thomas Eric Duncan n’aurait pas bénéficié des mêmes privilèges et avantages dans le traitement reçu 26 qu’un autre patient qui ne serait pas dans sa situation de non-privilégié. Autrement dit, le traitement réservé à Thomas Eric Duncan n’aurait jamais été administré pour la même personne si elle était « blanche » et disposait de moyens financiers 27. Bref, Jesse Jackson 28 affirme que le patient Noir semble avoir été considéré comme criminel rappelant que le patient « Thomas Eric Duncan a été traité plus comme un criminel plutôt que comme un patient. ». Mais qui est responsable pour une éventuelle différence de traitement dans la mort de Thomas Eric Duncan ?

Au-delà des allégations, rien ne permet de croire que le virus Marburg, alias Ebola, n’est pas en train de muter pour d’abord se propager grâce au contact, en attendant d’avoir la confirmation qu’il peut se propager par les airs.

La différence est fondamentale. Dans le premier cas, c’est la proximité avec les malades qui occasionnerait la contagion soit par transmission directe via les secrétions humaines, soit par la transmission liée à des projections dans les airs.  Dans le deuxième cas, c’est tout simplement une véritable hécatombe qui pourrait prendre l’humanité par surprise, à commencer par ceux qui n’ont pas mesuré les risques en créant en laboratoire une multitude d’occasions d’autodétruire l’humanité et partiellement de s’autodétruire. Il est vrai que la bombe atomique a finalement été utilisée au 20e siècle par ceux qui considèrent avoir une avance technologique sur les adversaires même si les effets collatéraux de cette bombe atomique sont transportés par l’air sans ségrégation. L’efficacité des mesures aux frontières et dans les aéroports restent très aléatoires. Gagner cette opération ne relève pas de l’évidence 29.

Chaque être humain peut être contaminé par le virus Marburg alias Ebola du fait d’un contact par un liquide / sécrétion de la personne infectée.  Le chef de l’équipe des Nations Unies en charge de l’éradication du virus Marburg alias Ebola affirme qu’il y a une possibilité marginale de transmission par voie aérienne 30.

Comme pour la bombe atomique, il faut stopper la course à la création de virus et bactéries et donc détruire les stocks existants d’abord, et équiper tous les lieux importants de matériels de décontamination et de centres de santé mobiles. La décontamination systématique doit devenir une partie intégrante du protocole d’éradication du processus de contagion surtout que la transmission par ou grâce à l’air est en train de se confirmer.

9. OMS ET CDC RECONNAISSENT LA TRANSMISSION GRACE A LA VOIE AÉRIENNE

Après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Centre de prévention et de contrôle des maladies des Etats-Unis (Centers for Disease Control and Prevention (CDC)) a accepté depuis le 13 octobre 2014 de revoir sa stratégie consistant à refuser de croire à une transmission du virus mortel par voie aérienne 31. Le CDC a toujours reconnu que « l’hôte naturel de réservoir de virus Ebola n’a pas encore été identifié » et que « la manière dont le virus apparaît d’abord dans un être humain, au début d’apparition n’est pas connue ». Le CDC a toujours eu une position constante sur le fait que le virus « Ebola ne se transmet pas par l’air ou par l’eau, ou en général, par la nourriture ». Le problème est que ces affirmations n’excluent pas l’inoculation volontaire, ni le fait que le virus peut se transmettre par voie aérienne surtout s’il mute. Les positions dogmatiques du CDC sont donc mises en question depuis que le CDC reconnaît qu’il n’y a pas eu de rupture de la procédure de protection dans l’hôpital de Texas qui a conduit à la mort du premier cas aux Etats-Unis. Mais avec le premier cas mortel aux Etats-Unis, tout est remis en cause. Il est toujours difficile d’accepter que l’on s’est trompé 32. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire ce d’autant que de nombreux chercheurs commencent à épouser la thèse de la transmission aérienne.

Par ailleurs, les chiffres de l’épidémie de fièvre Ebola que l’OMS a fournis sont largement sous-estimés 33. C’est l’OMS elle-même qui le reconnaît. Le personnel présent dans les zones d’épidémie relève des preuves montrant que le nombre de cas rapportés et le nombre de morts sous-estiment largement l’ampleur de l’épidémie. Du coup, certains s’interrogent et se demandent comment une agence de l’ONU qui dispose de tous les moyens pour, sinon agir, mais au moins observer, a pu en arriver là.

Les difficultés que peuvent rencontrer les épidémiologistes sur le terrain africain sont considérables, notamment en phase épidémique et plus encore lorsque l’épidémie est due à un virus qui sème la mort et répand la terreur, comme le fait Ebola. Mais si cette reconnaissance de l’évolution rapide des dégâts causés par le virus Marburg en Afrique est tardive, elle a au moins l’avantage de montrer que les chiffres de l’OMS ne seront désormais plus considérés comme une vérité absolue mais bien plutôt comme une vérité relative. Cela permettra aussi d’aider ceux qui sont vraiment sur le terrain à amplifier un message qui pour l’heure n’est guère entendu en Occident à savoir que selon Dr Joanne Liu, directrice de Médecins sans frontières (MSF), l’épidémie se propage plus rapidement que prévu et que la situation « se détériore plus vite » que la capacité du personnel médical sur le terrain à y faire face.

Aussi, en Ouganda où l’épidémie est en train de repartir avec des morts, le Président Yoweri Museveni suggère de « se saluer sans se toucher  34». Autrement, il faut arrêter de serrer les mains pour contribuer à contenir l’avancée du virus sur le sol ougandais.

Aussi, il faut se rendre compte des changements culturels que le virus Marburg alias Ebola pourrait introduire en France où parfois on se salue en faisant quatre bises. Avec cinq contaminations possibles en une seule fois, la propagation par les airs doit nécessairement être circonscrite et éradiquée afin de ne pas être prise au dépourvu. Cela rappelle les périodes les plus redoutables des épidémies de peste en Europe. Qui a dit que l’histoire est un perpétuel recommencement ?

10. RECOMMANDATIONS

Afrocentricity Think Tank constate qu’il y a eu des rescapés du virus MARBURG dit EBOLA.  Certains Africains noirs sont donc immunisés et guérissent des virus Marburg, Ebola et consorts… En réalité, c’est le sang de ces derniers qui est alors travaillé pour servir d’antidote pour sauver les humains, blancs, noirs ou jaunes. Aussi toutes solutions supposent qu’il faille disposer entre autres :

  • des laboratoires et des centres de santé adéquats y compris des équipements de décontamination ;
  • d’une banque de sang de rescapés du virus Marburg/Ebola ; et
  • de la capacité de pouvoir administrer à temps au patient malade et contaminé (dans les 5-6 premiers jours de son infection) pour avoir une chance de guérir. Cet antidote a été initialement identifié par des médecins zaïrois déjà dans les années 1976 (consulter le Conseil de l’Ordre des médecins de l’époque).

Mais si pour certains patients, il a été décidé de ne plus les soigner, ou de les soigner tardivement, comme semble-t-il ce fut le cas au Texas pour feu Thomas Eric Duncan principalement parce qu’il n’était pas considéré comme solvable, alors ce n’est plus la solution technique qui pose problème. C’est bien la pauvreté, la politique d’exclusion sociale du fait de l’absence d’une sécurité sociale digne de ce nom ou d’une assurance maladie qui pourrait expliquer la mort de Thomas Eric Duncan. Ce dernier aurait été contaminé en prêtant assistance à une femme enceinte alors qu’il se rendait à l’aéroport (Monrovia, Libéria) pour voyager sur les Etats-Unis. C’est lorsqu’il aurait appris la mort de la femme enceinte quelques jours plus tard du fait de l’Ebola qu’il a compris que les symptômes manifestés par cette femme n’était pas dus à son état de femme enceinte, mais bien au virus Marburg/Ebola. La suite vient du dysfonctionnement dans les services de santé de l’hôpital du Texas qui l’a renvoyé à la maison après une première consultation car, entre autres, ils ne voyaient pas comment « financer les soins » d’une personne avec une couverture sociale minimale.

Face à ces drames humains et des enfants orphelins nés alors que la maman a succombé, Afrocentricity Think Tank interpelle :

  • l’Organisation Mondiale de la Santé et lui demande instamment d’envisager de changer le titre ainsi que le contenu de la présentation devenue très partielle et partiale qu’elle a faite sur le virus dans son Aide-mémoire numéro 103 daté de septembre 2014 et intitulé : « maladie à virus Ebola  35». Il est suggéré de corriger le titre comme suit : « Maladie virale de Marburg » ;
  • Le Centre de prévention et de contrôle des maladies des Etats-Unis (Centers for Disease Control and Prevention (CDC)) doit enfin accepter, tout en révisant sa stratégie, d’annoncer publiquement que le virus mortel Marburg alias Ebola mute et peut se transmettre par voie aérienne ; le CDC devrait en profiter pour faire ses excuses publiques aux familles des nombreux morts et orphelins liés à cette erreur de jugement ;
  • les bailleurs de fonds publics comme privés de rendre transparents les comptes liés à l’éradication du virus et des maladies infectieuses en faisant connaître la liste des principaux ordonnateurs et comptables des fonds réservés (dons, assistance technique, prêt…) avec les noms des responsables en charge des appels d’offres ou des contrats de gré à gré ;
  • les Africains y compris la Diaspora et les personnes éprises de vérité de ne plus nommer l’actuelle pandémie comme émanant du virus Ebola mais bien du virus Marburg. Il n’y a aucune tentative de « théorie de complot » mais une tentative de rétablir la vérité des faits et de faciliter des accès à des équipements civils de protection, de décontamination et aux soins par des centres de santé mobiles tant pour le diagnostic, le traitement que le suivi ;
  • les chefs d’Etat africains de se saisir de ce dossier à bras le corps en organisant collectivement le financement d’un fonds commun auprès de l’Union Africaine avec un guichet spécial Diaspora afin de profiter des ressources humaines, techniques et des réseaux de contacts de la Diaspora qui viendra renforcer les efforts déjà entrepris sur le terrain.

Dr Yves Ekoué AMAÏZO et Dr Guy Kodzo Alovor

© Afrocentricity Think Tank, octobre 2014.

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