Archives de la catégorie Articles
LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO : UN NOUVEAU RÔLE DES NATIONS UNIES ?
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 23 juillet 2010
Les mouvements citoyens du Togo ont appris avec étonnement que le Togo de Faure GNASSINGBE, qui depuis 2005 n’a pas satisfait aux standards internationaux en matière électorale et de respect des droits humains, demande aux Nations Unies de lui apporter une caution vertueuse et de l’aider à se faire une image de « parfait démocrate ». Il s’agit pour le Togo d’adhérer à la Convention de l’Onu sur la lutte contre la torture (Optional Protocol to the Convention Against Torture, OPCAT). Le Parlement togolais qui est loin d’être représentatif de la vérité des urnes, et dominé par les membres des partis au pouvoir, a ratifié sans surprise le 10 juillet 2010 cette demande d’adhésion sans que le Pouvoir de Lomé ait relâché les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons togolaises sans humanité.
Par ailleurs, le Togo est rompu aux artifices du procédé qui consiste à faire ratifier par le parlement une Convention internationale, pour ensuite oublier pendant des décennies de transposer le contenu de la convention dans le droit national togolais. Pour preuve, selon le rapport alternatif produit par la FIACAT à l’occasion de la 36è session du Comité contre la Torture tenue à Genève du 1er au 19 mai 2006, le Togo a présenté son rapport initial avec 16 ans de retard ! Ledit rapport en déduit que ce retard résulte d’une volonté politique d’échapper à toute investigation sérieuse des violations des droits de l’homme. La ratification du protocole additionnel des Nations Unies sur la Prévention de la torture dans les milieux privatifs de liberté ne peut être accueillie avec satisfaction que si les mécanismes de contrôle sont effectifs et si une volonté politique manifeste est affichée afin de bannir la torture aux fins d’obtenir des aveux dans nos lieux de détention. LIRE LA SUITE⇒
APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Economie le 2 juillet 2010
A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.
1. La Russie redécouvre une Afrique économique
Avec une Afrique qui pourra atteindre 15 % des réserves de pétrole en 2020 et une croissance économique de l’Afrique autour de 4,5 % en 2010 et 5,2 % en 2011 (respectivement 4,4 % et 5 % pour l’Afrique subsaharienne [1]), l’appétit des dirigeants africains du secteur public prenant la forme d’interventionnisme intempestif pourrait limiter la montée en phase des relations directes entre la Russie et l’Afrique grâce à l’audace d’un secteur privé éthique. LIRE LA SUITE⇒
- [1] The World Bank, G20 Growth Framework and Mutual Assessment Process, Report prepared by Staff of the World Bank for G20 Summit, G20 and Global Development, Toronto, Canada, June 26-27, 2010, p. 3. ↩
LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui
Posté par Robert CHARVIN dans Articles, Politique, Tribune libre le 13 mai 2010
Introduction : légitimités et hégémonisme
Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.
Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique. LIRE LA SUITE⇒
- [1] Voir, par exemple, la controverse sur le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, à propos de sa représentation des massacres de Sétif en 1945, présenté au Festival de Cannes 2010. ↩
Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Economie le 29 avril 2010
En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats [1]. »
Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration [2]et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances. LIRE LA SUITE⇒
- [1] Jeune Afrique, Paris, 15 mars 2005. ↩
- [2] Cf. à ce sujet Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), « Le développement économique en Afrique. Rapport 2009. Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique », Nations unies, Genève, 2009. ↩
TOGO : CONVAINCRE LES OCCIDENTAUX Irrégularités, invalidation et transition
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 15 mars 2010
Le moins que l’on puisse dire est que tout le processus électoral au Togo n’a permis :
- ni de sortir le pays d’une longue crise de 43 ans d’un système dynastique,
- ni à la vérité des urnes de confirmer Faure Gnassingbé comme président légitime,
- ni de réussir l’alternance politique avec un jeu clair des partis d’opposition.
1. L’Union européenne : financement officiel de confusions électorales au Togo
Le peuple togolais aurait pu s’épargner toutes ces confusions institutionnalisées si : LIRE LA SUITE⇒
DROIT D’INGERENCE ELECTORALE AU TOGO : Répressions électorales et silence de l’Union africaine ?
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 8 mars 2010
Suite à une intervention musclée du FOSEP (Force Sécurité Election Présidentielle) du Togo contre une marche pacifique de manifestants contestant les résultats proclamés par la Commission électorale nationale “dite” indépendante (CENI[i]), ceci sans consensus et avec des résultats entachés de vice de formes et de procédures, le Togo semble ouvrir, presque à l’identique avec 2005, le cycle vicieux des violences postélectorales fondées sur l’absence de la vérité des urnes et de la technique de l’inversion des résultats sortis des bureaux de vote.
1. Les apprentis-sorciers des élections au Togo
Pourquoi le peuple togolais, épris de paix et de justice, ne peut-il pas trouver un soutien auprès d’institutions internationales, africaines qui ne connaissent pas les capacités dilatoires du pouvoir qui tire les ficelles au Togo et qui continuent à envoyer des observateurs et diplomates, peut-être bien intentionnés, mais faciles à berner. Se faire berner en 2005 avec plus de 500 à 800 morts, le peuple togolais a pris note. Mais se faire berner en utilisant l’argent des contribuables européens et être incapables de compter et annoncer la vérité des urnes, c’est que l’on a à faire peut-être à des apprentis-sorciers en matière électorale qui doivent être tenus comme co-responsables des débordements et violences postélectorales. LIRE LA SUITE⇒


INTRODUCTON : LA DEMOCRATIE DE LA CONSERVATION DU POUVOIR





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