Articles contenant le tag Afrique du sud

RWANDA ET BURKINA-FASO : La maîtrise de la démocratie palliative ?

INTRODUCTON : LA DEMOCRATIE DE LA CONSERVATION DU POUVOIR

Le mode d’emploi pour conserver le pouvoir sans trop d’effusions de sang se trouve dans les expériences de la démocratie palliative en Afrique. Le Burkina et le Rwanda viennent gonfler la longue liste inaugurée par la Tunisie, le Kenya, le Zimbabwe, le Gabon, le Togo pour ne citer que ces quelques cas qui passent de l’exception au droit commun. Tous ces pays tentent de justifier l’autoritarisme comme un moyen d’assurer le développement d’abord, la démocratie plus tard. Mais nombreux sont-ils en fait à ne faire qu’endetter les pays sans que le retour économique pour l’ensemble de la population se manifeste sous forme d’amélioration du bien-être. LIRE LA SUITE

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VERITE DES URNES ET NEUTRALITE COUPABLE : Le vote des Africains va devoir être compté !

Introduction : la Démocratie de l’autosatisfaction en Afrique

J’ai été un si bon dirigeant que pour “me récompenser” et “récompenser le peuple”, je reste au pouvoir. Voici la phrase magique qui est à la base de toutes les entorses à la démocratie en Afrique. Il suffit de citer les pays comme le Zimbabwe, le Kenya ou le Libéria du côté des pays anglophones ou alors du côté francophone, le Gabon, le Togo, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Niger ou même la Guinée où des agents sous-traitants discrets parfois bien clairement identifiés tentent, de manière subtile et souvent avec succès, à modifier la vérité des urnes en Afrique. Le tout est régulièrement camouflé sous des manifestations et des heurts parfois violents qui créent la diversion et permet aux donneurs d’ordre de se donner une bonne conscience tout en rejetant les responsabilités sur une désorganisation technique bien orchestrée. LIRE LA SUITE

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14 juillet 2010 sur Africa 24 TV

Thème : Emission en direct sur le Défilé militaire du 14 juillet 2010

avec les invités suivants : Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence Afrology et écrivain et Pierre Ribeyron, Général à la retraite (ancien parachutiste)

Interviewé par : Samantha Ramsany, journaliste et Jules Ahadji, journaliste

DIRECT du 14 juillet 2010 – Défilé Militaire – Part, 5/6
envoyé par AFRICA24. – L’info video en direct.

Les deux invités sont deux spécialistes de la coopération militaire entre la France et l’ Afrique. Ils ont commenté une partie du Défilé du 14 juillet avec des digressions qui permettent de comprendre pourquoi l’armée africaine avec peu de budgets et ne disposant pas d’un vrai service de renseignements peine à faire émerger une véritable armée africaine. L’échange a permis de poser les problèmes suivants : LIRE LA SUITE

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APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie

A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.

1. La Russie redécouvre une Afrique économique

Avec une Afrique qui pourra atteindre 15 % des réserves de pétrole en 2020 et une croissance économique de l’Afrique autour de 4,5 % en 2010 et 5,2 % en 2011 (respectivement 4,4 % et 5 % pour l’Afrique subsaharienne [1]), l’appétit des dirigeants africains du secteur public prenant la forme d’interventionnisme intempestif pourrait limiter la montée en phase des relations directes entre la Russie et l’Afrique grâce à l’audace d’un secteur privé éthique. LIRE LA SUITE

  1. [1] The World Bank, G20 Growth Framework and Mutual Assessment Process, Report prepared by Staff of the World Bank for G20 Summit, G20 and Global Development, Toronto, Canada, June 26-27, 2010, p. 3.

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25e SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Du partenariat “décomplexé” au partenariat “choisi”

Les deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique lors du 25e sommet Afrique-France (31 mai/1er juin 2010) à Nice en France ne représentent pas une rupture mais un nouveau format permettant de bouger les lignes sans que les choses ne changent. Mais, on a pu se dire quelques vérités à huis clos surtout entre les dirigeants “anglophones” et les dirigeants “français”. De nombreux responsables francophones se sont contentés de s’aligner sur la langue du “bois d’ébène”.

1. Cinquantenaire des indépendances ou la fin de l’hégémonie française

Il faut conclure que l’hégémonie discrète de la France sur l’Afrique francophone ne donne pas les résultats escomptés et n’a pas contribué ni à l’arrimage de la vérité des urnes ni à la vérité des comptes de faire des progrès en Afrique. Alors en changeant le format en associant non seulement tous les pays africains mais aussi une partie de la société civile et le secteur privé français de moins en moins compétitif en Afrique, le Président français, Nicolas Sarkozy, a en fait implicitement reconnu la difficulté à maintenir la position d’hégémonie, doublée parfois d’arrogance et de méconnaissance de la culture et des us et coutumes africains. Le Président français a opté pour un nouveau paradigme : la transparence choisie qui permet de ne mettre à l’ordre du jour que les sujets qui ne fâchent pas. La rupture avec la monnaie Franc de la communauté France Afrique (FCFA) n’était pas sur l’agenda pour ne prendre que cet exemple. Cette transparence choisie repose sur des “relations décomplexées” où ingérence et indifférence sont à proscrire au plan officiel. En réalité, cette nouvelle approche donne libre-court aux réseaux officieux, ésotériques et autres et devrait refonder la Françafrique laquelle, semble-t-il, d’après les officiels français n’existe “plus”. LIRE LA SUITE

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Cérémonies de clôture du 45e Assemblée annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement

AFRICA 24 TV: Interview télévisé avec

Journalistes : Marie-Angèle Touré et Jules Ahadji, Africa24TV.com

www.africa24tv.com

Intervenant: Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et de réflexion “Afrology”, Economiste

Thème : le 27-28 mai 2010 à Abidjan se tiennent les assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement (GBAD). C’est l’occasion de faire le bilan de cette institution africaine avec l’élection du Président actuel Donald Kaberuka, seul candidat, pour un deuxième mandat de 5 ans. LIRE LA SUITE

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AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence

1. Introduction : Du “new look” au “new deal” de l’interdépendance

Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[1], l’Afrique demeure une variable d’ajustement dans la politique étrangère américaine. Les dynamiques propres à l’Afrique ne sont pas fondamentalement soutenues, ou alors à la marge. Les soutiens sélectifs résultent de choix politiques (Rwanda optant pour le monde anglophone par exemple) ou alors de facilitation en termes d’offres de matières premières ou d’approvisionnement sécurisés des Etats-Unis à partir d’Afrique (exemples du Nigeria, Gabon et Guinée équatoriale pour le pétrole et l’Afrique du sud pour les pièces détachées).

La nouvelle approche de l’Administration Obama repose d’abord sur la force de la concertation et de la persuasion, ceci dans le cadre d’un partenariat intelligent. Le consensus recherché ne se fait pas sans une dose de rapport de force appelé “soft power”. Comme le Président des Etats-Unis doit aussi prendre en compte les multiples partenaires, groupes de pression et soutiens politiques qui l’ont élu sans compter les forces centripètes à l’intérieur du parti Démocrate, il est possible que la politique africaine des Etats-Unis apparaisse bien fade sauf au plan militaire. Le fondement des décisions se fait encore sur la base des rapports de force économiques comme en témoignent les avancées des pays émergents au niveau du conseil d’administration du Fond monétaire international [2] alors que l’Afrique stagne. LIRE LA SUITE

  1. [1] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, “Discours du Président Obama au Ghana”, 12 juillet 2009, voir <http://appablog.wordpress.com/2009/07/12/obama-ghana-traduction-francaise-du-discours-du-president-obama-au-ghana/> ainsi que la vidéo: “Obama in Ghana Parliament: Full Speech 11 July 2009″, voir <http://www.youtube.com/watch?v=QkNpUEWIhd4>
  2. [2] IMF, “IMF Quotas”, IMF Fact Sheet, voir < http://www.imf.org/external/np/exr/facts/pdf/quotas.pdf>

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Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité

En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats [1]. »

Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration [2]et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances. LIRE LA SUITE

  1. [1] Jeune Afrique, Paris, 15 mars 2005.  
  2. [2] Cf. à ce sujet Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), « Le développement économique en Afrique. Rapport 2009. Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique », Nations unies, Genève, 2009.  

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Faut-il couper le Nigéria en deux ?

Interview par Mr Christophe Boisbouvier,  Journaliste Radio France Internationale (RFI)

Lundi 29 mars 2010, L’invité du Journal Afrique

Le Colonel Kadhafi a provoqué un énorme scandale, le 16 mars dernier, en proposant une partition du Nigeria. « C’est la seule chose qui pourrait faire cesser les violences entre chrétiens et musulmans », a-t-il lancé. Aussitôt, le président du Sénat nigérian l’a traité de « fou », et le Nigeria a rappelé son ambassadeur à Tripoli. Mais le numéro Un libyen est-il aussi « fou » que cela ?

1. Couper un pays en deux : ignorance ou solution à l’emporte-pièce ?

Le moins que l’on puisse dire est que la proposition du Guide Libyen Mouammar Kadhafi n’a pas laissé indifférent. Est-ce qu’elle est pertinente ? Certainement puisqu’il y a au moins deux écoles de pensée qui s’opposent sur ce sujet à savoir :

  • l’homogénéité religieuse devrait favoriser la paix sociale pour les uns,
  • l’apprentissage du vivre ensemble devrait garantir la paix sociale et le respect mutuel sur le long terme pour d’autres. LIRE LA SUITE

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POLITIQUE DES TERRES EN AFRIQUE AUSTRALE : Répartition des terres ou répartition des richesses

La politique des terres dans cinq pays d’Afrique australe, Afrique du sud, Zimbabwe, Namibie, Mozambique et Botswana, a été marquée, au moment des accords d’indépendance par un consensus dans chacun de ces pays entre les colonisateurs et les dirigeants nationalistes. Dans la plupart d’entre eux, Namibie, Botswana et même Mozambique, malgré la guerre civile où la propriété de la terre n’a pas été un enjeu, ce consensus a évolué de manière pacifique. C’est ainsi que l’on analysera le processus en cours en Afrique du sud. Quant au Zimbabwe, les accords de Lancaster tenaient compte dans sa juste  mesure de l’importance du secteur agricole dans l’économie du pays. Le dérapage dramatique dès la fin des années quatre vingt dix s’attribue à deux facteurs, la rupture du respect des accords par la Grande Bretagne, sous couvert de lutte contre la corruption du régime de Robert Mugabe et par les difficultés politique et économique que connait à cette période le charismatique président zimbabwéen, qui explique le lancement d’une réforme à la serpe dont le caractère anachronique ne pouvait connaitre que les dérives qui l’ont marqués.

Par Anne DISSEZ, Journaliste spécialisée sur l’Afrique australe LIRE LA SUITE

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