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RWANDA ET BURKINA-FASO : La maîtrise de la démocratie palliative ?

INTRODUCTON : LA DEMOCRATIE DE LA CONSERVATION DU POUVOIR

Le mode d’emploi pour conserver le pouvoir sans trop d’effusions de sang se trouve dans les expériences de la démocratie palliative en Afrique. Le Burkina et le Rwanda viennent gonfler la longue liste inaugurée par la Tunisie, le Kenya, le Zimbabwe, le Gabon, le Togo pour ne citer que ces quelques cas qui passent de l’exception au droit commun. Tous ces pays tentent de justifier l’autoritarisme comme un moyen d’assurer le développement d’abord, la démocratie plus tard. Mais nombreux sont-ils en fait à ne faire qu’endetter les pays sans que le retour économique pour l’ensemble de la population se manifeste sous forme d’amélioration du bien-être. LIRE LA SUITE

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Cérémonies de clôture du 45e Assemblée annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement

AFRICA 24 TV: Interview télévisé avec

Journalistes : Marie-Angèle Touré et Jules Ahadji, Africa24TV.com

www.africa24tv.com

Intervenant: Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et de réflexion “Afrology”, Economiste

Thème : le 27-28 mai 2010 à Abidjan se tiennent les assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement (GBAD). C’est l’occasion de faire le bilan de cette institution africaine avec l’élection du Président actuel Donald Kaberuka, seul candidat, pour un deuxième mandat de 5 ans. LIRE LA SUITE

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LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui

Introduction : légitimités et hégémonisme

Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être  privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.

Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique. LIRE LA SUITE

  1. [1] Voir, par exemple, la controverse sur le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, à propos de sa représentation des massacres de Sétif en 1945, présenté au Festival de Cannes 2010.

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Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité

En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats [1]. »

Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration [2]et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances. LIRE LA SUITE

  1. [1] Jeune Afrique, Paris, 15 mars 2005.  
  2. [2] Cf. à ce sujet Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), « Le développement économique en Afrique. Rapport 2009. Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique », Nations unies, Genève, 2009.  

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DROIT D’INGERENCE ELECTORALE AU TOGO : Répressions électorales et silence de l’Union africaine ?

Suite à une intervention musclée du FOSEP (Force Sécurité Election Présidentielle) du Togo contre une marche pacifique de manifestants contestant les résultats proclamés par la Commission électorale nationale “dite” indépendante (CENI[i]), ceci sans consensus et avec des résultats entachés de vice de formes et de procédures, le Togo semble ouvrir, presque à l’identique avec 2005, le cycle vicieux des violences postélectorales fondées sur l’absence de la vérité des urnes et de la technique de l’inversion des résultats sortis des bureaux de vote.

1. Les apprentis-sorciers des élections au Togo

Pourquoi le peuple togolais, épris de paix et de justice, ne peut-il pas trouver un soutien auprès d’institutions internationales, africaines qui ne connaissent pas les capacités dilatoires du pouvoir qui tire les ficelles au Togo et qui continuent à envoyer des observateurs et diplomates, peut-être bien intentionnés, mais faciles à berner. Se faire berner en 2005 avec plus de 500 à 800 morts, le peuple togolais a pris note. Mais se faire berner en utilisant l’argent des contribuables européens et être incapables de compter et annoncer la vérité des urnes, c’est que l’on a à faire peut-être à des apprentis-sorciers en matière électorale qui doivent être tenus comme co-responsables des débordements et violences postélectorales. LIRE LA SUITE

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Cinquantenaire des indépendances africaines : « L’Afrique reste trop dépendante de ses matières premières ?»

Emission : Les Matins d’Eugénie

Thème: Cinquantenaire des indépendances africaines : « L’Afrique reste trop dépendante de ses matières premières ?»

Avec la participation de : Philippe Hugon, Professeur d’économie émérite, Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion Afrology, Roland Portella, Président de Central Business Leaders.

Modération : Eugénie Diecky, Africa numéro 1 | Mardi 16 février 2010 – 10h30 – 12h

Questions envoyées par Guy Kalenda, Responsable Programme Africa n° 1

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QUELLE AFRIQUE POUR 2010-2019 : La banalisation de l’indifférence ?

Les Africains doivent reconsiderer leurs comportementsLa Conférence de Copenhague a donné des résultats plus que décevants pour l’Afrique. Cela n’a rien d’étonnant puisque les priorités données par les dirigeants africains eux-mêmes à ce dossier au cours des deux dernières décennies ne souffrent d’aucune réalité tangible. L’énergie solaire, les énergies renouvelables, la protection de l’écosystème forestier, les politiques de recyclage des déchets, la lutte contre les déchets toxiques, etc. n’ont pas été des priorités dans les arbitrages budgétaires des Etats africains. Toutefois, les dirigeants africains se sont donné le mot pour parler d’une même voix, malgré la défection de quelques chefs d’Etat d’Afrique centrale qui ont choisi de s’aligner sur la voix de la France et de conformer leur position de principe à celle d’une certaine « néo-françafrique ». LIRE LA SUITE

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Africa’s Alternative Response to the Global Financial Crisis

CoDA-2009-en

COALITION FOR DIALOGUE ON AFRICA (CoDA) 2009

Meeting of the Coalition for Dialogue on Africa (CoDA)

Discussion Note


Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Expert on Financial Architecture

Prepared for CoDA Conference, Tunis, 28 November 2009

One of the four-fold priorities of CoDA : “Africa’s Response to the Global Financial crisis”

ABSTRACT

The Coalition for Dialogue on Africa (CoDA) offers an alternative perspective on the responses to the consequences of the 2008 financial crisis in Africa. The paradigm of economic and financial dependency can no longer adequately explain the complexity of a systemic crisis facing African Nations. The under-mentioned prerequisites must be met: break with the palliative economy, reject the conception of Africa as the variable adjustment for post-industrial economies, be ever alert to the trap embedded in the “poverty reduction” concept which is by no means synonymous with shared wealth creation, neutralize straight-jacket solutions considered as “universal solutions”, etc. LIRE LA SUITE

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Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)

CoDA-2009-fr

LA COALITION POUR LE DIALOGUE SUR L’AFRIQUE (CoDA) 2009

Réunion de la Coalition pour le dialogue sur l'Afrique (CoDA)

Aide-Mémoire / Note de discussion

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Expert en architecture financière

Préparée pour la Conférence CoDA, Tunis, 28 Novembre 2009

L’une des quatre priorités de CoDA « Réponses africaines à la crise financière mondiale »

RESUME *

La Coalition pour le Dialogue sur l’Afrique (CoDA) propose une lecture alternative des réponses à apporter aux conséquences en Afrique de la crise financière de 2008. Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables. LIRE LA SUITE

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OMC : CRISE, COMMERCE ET EMPLOI

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Les pays faiblement industrialisés sont les perdants

Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation mondiale pour le commerce (OMC), a entamé officiellement son 2e et dernier mandat de 4 ans le 1er septembre 2009. Il a été choisi comme candidat par défaut. En l’absence d’autres candidatures, on aurait pu croire à un succès fulgurant tel que cela avait été annoncé lors de sa première prise de fonction. En réalité, les choix de candidats pour diriger les organisations internationales résultent souvent d’un partage en catimini entre les pays les plus influents et puissants de ce monde et fondent une forme d’équilibre mondial des influences. La couleur de peau, la nationalité et parfois la compétence peuvent devenir secondaires dès lors que le candidat accepte de s’aligner sur les positions des pays les plus influents au cours de son mandat. La société civile est par définition marginalisée de ces postes d’influence de la gouvernance mondiale sauf en cas de fautes lourdes d’une précédente direction. Les pays les moins avancés (PMA) devraient d’ailleurs commencer à réfléchir à un candidat potentiel pour occuper la direction de l’OMC en 2013 s’ils souhaitent que la corrélation entre commerce et emploi repose sur la production afin que cela contribue à la création d’emplois décents chez eux.Cela suppose une approche collective et une volonté réelle de ne plus accepter d’être la variable d’ajustement du commerce mondial. La défense de valeurs communes au service des populations doit primer. LIRE LA SUITE

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