Articles contenant le tag G20

APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie

A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.

1. La Russie redécouvre une Afrique économique

Avec une Afrique qui pourra atteindre 15 % des réserves de pétrole en 2020 et une croissance économique de l’Afrique autour de 4,5 % en 2010 et 5,2 % en 2011 (respectivement 4,4 % et 5 % pour l’Afrique subsaharienne [1]), l’appétit des dirigeants africains du secteur public prenant la forme d’interventionnisme intempestif pourrait limiter la montée en phase des relations directes entre la Russie et l’Afrique grâce à l’audace d’un secteur privé éthique. LIRE LA SUITE

  1. [1] The World Bank, G20 Growth Framework and Mutual Assessment Process, Report prepared by Staff of the World Bank for G20 Summit, G20 and Global Development, Toronto, Canada, June 26-27, 2010, p. 3.

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25e SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Du partenariat “décomplexé” au partenariat “choisi”

Les deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique lors du 25e sommet Afrique-France (31 mai/1er juin 2010) à Nice en France ne représentent pas une rupture mais un nouveau format permettant de bouger les lignes sans que les choses ne changent. Mais, on a pu se dire quelques vérités à huis clos surtout entre les dirigeants “anglophones” et les dirigeants “français”. De nombreux responsables francophones se sont contentés de s’aligner sur la langue du “bois d’ébène”.

1. Cinquantenaire des indépendances ou la fin de l’hégémonie française

Il faut conclure que l’hégémonie discrète de la France sur l’Afrique francophone ne donne pas les résultats escomptés et n’a pas contribué ni à l’arrimage de la vérité des urnes ni à la vérité des comptes de faire des progrès en Afrique. Alors en changeant le format en associant non seulement tous les pays africains mais aussi une partie de la société civile et le secteur privé français de moins en moins compétitif en Afrique, le Président français, Nicolas Sarkozy, a en fait implicitement reconnu la difficulté à maintenir la position d’hégémonie, doublée parfois d’arrogance et de méconnaissance de la culture et des us et coutumes africains. Le Président français a opté pour un nouveau paradigme : la transparence choisie qui permet de ne mettre à l’ordre du jour que les sujets qui ne fâchent pas. La rupture avec la monnaie Franc de la communauté France Afrique (FCFA) n’était pas sur l’agenda pour ne prendre que cet exemple. Cette transparence choisie repose sur des “relations décomplexées” où ingérence et indifférence sont à proscrire au plan officiel. En réalité, cette nouvelle approche donne libre-court aux réseaux officieux, ésotériques et autres et devrait refonder la Françafrique laquelle, semble-t-il, d’après les officiels français n’existe “plus”. LIRE LA SUITE

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AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence

1. Introduction : Du “new look” au “new deal” de l’interdépendance

Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[1], l’Afrique demeure une variable d’ajustement dans la politique étrangère américaine. Les dynamiques propres à l’Afrique ne sont pas fondamentalement soutenues, ou alors à la marge. Les soutiens sélectifs résultent de choix politiques (Rwanda optant pour le monde anglophone par exemple) ou alors de facilitation en termes d’offres de matières premières ou d’approvisionnement sécurisés des Etats-Unis à partir d’Afrique (exemples du Nigeria, Gabon et Guinée équatoriale pour le pétrole et l’Afrique du sud pour les pièces détachées).

La nouvelle approche de l’Administration Obama repose d’abord sur la force de la concertation et de la persuasion, ceci dans le cadre d’un partenariat intelligent. Le consensus recherché ne se fait pas sans une dose de rapport de force appelé “soft power”. Comme le Président des Etats-Unis doit aussi prendre en compte les multiples partenaires, groupes de pression et soutiens politiques qui l’ont élu sans compter les forces centripètes à l’intérieur du parti Démocrate, il est possible que la politique africaine des Etats-Unis apparaisse bien fade sauf au plan militaire. Le fondement des décisions se fait encore sur la base des rapports de force économiques comme en témoignent les avancées des pays émergents au niveau du conseil d’administration du Fond monétaire international [2] alors que l’Afrique stagne. LIRE LA SUITE

  1. [1] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, “Discours du Président Obama au Ghana”, 12 juillet 2009, voir <http://appablog.wordpress.com/2009/07/12/obama-ghana-traduction-francaise-du-discours-du-president-obama-au-ghana/> ainsi que la vidéo: “Obama in Ghana Parliament: Full Speech 11 July 2009″, voir <http://www.youtube.com/watch?v=QkNpUEWIhd4>
  2. [2] IMF, “IMF Quotas”, IMF Fact Sheet, voir < http://www.imf.org/external/np/exr/facts/pdf/quotas.pdf>

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Africa’s Alternative Response to the Global Financial Crisis

CoDA-2009-en

COALITION FOR DIALOGUE ON AFRICA (CoDA) 2009

Meeting of the Coalition for Dialogue on Africa (CoDA)

Discussion Note


Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Expert on Financial Architecture

Prepared for CoDA Conference, Tunis, 28 November 2009

One of the four-fold priorities of CoDA : “Africa’s Response to the Global Financial crisis”

ABSTRACT

The Coalition for Dialogue on Africa (CoDA) offers an alternative perspective on the responses to the consequences of the 2008 financial crisis in Africa. The paradigm of economic and financial dependency can no longer adequately explain the complexity of a systemic crisis facing African Nations. The under-mentioned prerequisites must be met: break with the palliative economy, reject the conception of Africa as the variable adjustment for post-industrial economies, be ever alert to the trap embedded in the “poverty reduction” concept which is by no means synonymous with shared wealth creation, neutralize straight-jacket solutions considered as “universal solutions”, etc. LIRE LA SUITE

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Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)

CoDA-2009-fr

LA COALITION POUR LE DIALOGUE SUR L’AFRIQUE (CoDA) 2009

Réunion de la Coalition pour le dialogue sur l'Afrique (CoDA)

Aide-Mémoire / Note de discussion

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Expert en architecture financière

Préparée pour la Conférence CoDA, Tunis, 28 Novembre 2009

L’une des quatre priorités de CoDA « Réponses africaines à la crise financière mondiale »

RESUME *

La Coalition pour le Dialogue sur l’Afrique (CoDA) propose une lecture alternative des réponses à apporter aux conséquences en Afrique de la crise financière de 2008. Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables. LIRE LA SUITE

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OMC : CRISE, COMMERCE ET EMPLOI

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Les pays faiblement industrialisés sont les perdants

Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation mondiale pour le commerce (OMC), a entamé officiellement son 2e et dernier mandat de 4 ans le 1er septembre 2009. Il a été choisi comme candidat par défaut. En l’absence d’autres candidatures, on aurait pu croire à un succès fulgurant tel que cela avait été annoncé lors de sa première prise de fonction. En réalité, les choix de candidats pour diriger les organisations internationales résultent souvent d’un partage en catimini entre les pays les plus influents et puissants de ce monde et fondent une forme d’équilibre mondial des influences. La couleur de peau, la nationalité et parfois la compétence peuvent devenir secondaires dès lors que le candidat accepte de s’aligner sur les positions des pays les plus influents au cours de son mandat. La société civile est par définition marginalisée de ces postes d’influence de la gouvernance mondiale sauf en cas de fautes lourdes d’une précédente direction. Les pays les moins avancés (PMA) devraient d’ailleurs commencer à réfléchir à un candidat potentiel pour occuper la direction de l’OMC en 2013 s’ils souhaitent que la corrélation entre commerce et emploi repose sur la production afin que cela contribue à la création d’emplois décents chez eux.Cela suppose une approche collective et une volonté réelle de ne plus accepter d’être la variable d’ajustement du commerce mondial. La défense de valeurs communes au service des populations doit primer. LIRE LA SUITE

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Sortir de la crise financière de 2008 : Le Bonus- Malus pour responsabiliser les traders

traders

Nicolas Sarkozy, Président français, en concertation avec les dirigeants des principales banques françaises, a décidé, dans le cadre d’une régulation accrue des activités bancaires, de différer 70 % du bonus des traders selon les résultats de la banque où ils/elles travaillent et d’introduire un système de malus qui devrait en principe sur une durée de 1 à 3 ans, repousser voire de bloquer 70% du bonus à percevoir par le trader.

1. Bonus-malus : une bonne mesure

L’originalité de la mesure consiste à différer le paiement partiel de bonus (70%) qui ne seront pas versés en cas de résultats négatifs de la Banque, même si le trader n’est pas directement responsable des mauvais résultats de l’institution financière.

Bien sûr, cela ne concerne que les Banques qui acceptent de travailler avec l’Etat français. Ces dernières pourraient faire l’objet de sanctions non précisées en cas de manquement à leurs nouvelles obligations. L’Etat refusera simplement d’apporter son concours en termes de ligne de crédit ou de garantie pour faciliter les opérations de l’institution financière. Il a été question de “mondialiser” la proposition en amenant les membres du G20[1] à l’intégrer dans leur panoplie de mesures pour tenter de mieux réguler les institutions financières et empêcher qu’une nouvelle crise telle celle liées à l’excès de dérégulation en 2008 ne puisse se renouveler. LIRE LA SUITE

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OBAMA ET L’AFRIQUE : « Déverrouiller » les dirigeants africains pour libérer les Africains

Obama Ghana

Moins d’un mois après le discours du Président des Etats-Unis, Barack Obama(i), prononcé le 11 juillet 2009 à Accra au Ghana, la secrétaire d’Etat en charge des affaires étrangères, Mme Hilary Clinton, sur instruction de son Président, effectuera une tournée dans sept pays en Afrique (Kenya, Afrique du sud, Angola, République démocratique du Congo, Nigeria, Liberia, Cap-Vert) du 5 au 14 août 2009. C’est une recomposition sélective des rapports américano-africains.

1. Le noyau dur du nouveau partenariat « Américano-Africain »

Maintenant que les Africains ont compris que Barack Obama est bien le Président des Américains et non celui des Africains, il convient donc se rendre à l’évidence que la tournée de Mme Clinton ouvre la porte à une nouvelle forme de relations d’affaires avec l’Afrique. Le soutien américain ira aux pays africains où les alternatives démocratiques permettent la pérennisation d’une nouvelle bonne gouvernance.  Les institutions et les personnes qui permettent de soutenir une telle démocratie profiteront de l’aide américaine ciblée qui devra aussi donner de meilleurs résultats au plan économique pour les deux parties. LIRE LA SUITE

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FAUT-IL PARDONNER LE FMI POUR SES ERREURS ?

afrologyDr. Yves Ekoué Amaïzo

Directeur du Groupe de réflexion, d’action et d’influence “Afrology”

Avec la banqueroute d’un Etat riche comme l’Islande, la crise financière démultipliée par la déréglementation et la valorisation d’un système libéral privilégiant la spéculation, une autre crise financière ne doit pas être exclue. Elles pourraient être liées en Afrique à une difficile reprise du développement industriel du fait de la contraction des flux de capitaux privés, la réduction des transferts d’argent de la Diaspora, le nivellement de l’aide au développement, la contraction de la demande pour les matières premières africaines, la limitation de la marge de manœuvre pour les budgets des Etats africains et l’amplification de la corruption. LIRE LA SUITE

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DEBAT : SORTIE DE CRISE 2010 ?

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Ecouter l'émissionle Journal des auditeurs

Avec la journaliste Anne Dissez, la crise financière et ses conséquences sur l’Afrique et les Africains est décryptée avec l’invité du jour : Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence  “Afrology” et consultant international.

Les auditeurs d’Africa numéro 1 sont invités à poser des questions en direct. Le thème du débat demeure une vraie interrogation.

  • Faut-il croire les pronostics des grandes institutions internationales qui prévoient une sortie de crise en 2010 pour les pays riches, principaux responsables de la crise financière ?
  • Est-ce que l’Afrique subsaharienne pourra espérer une sortie de crise dès 2010 alors qu’elle n’est ni responsable,  ni fautive dans l’avènement de cette crise financière ?

Les réponses d’un économiste africain averti ne sont pas nécessairement celles que prodiguent les officiels africains. Le débat est ouvert.

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