Articles contenant le tag Le Monde Diplomatique

LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui

Introduction : légitimités et hégémonisme

Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être  privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.

Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique. LIRE LA SUITE

  1. [1] Voir, par exemple, la controverse sur le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, à propos de sa représentation des massacres de Sétif en 1945, présenté au Festival de Cannes 2010.

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Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité

En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats [1]. »

Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration [2]et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances. LIRE LA SUITE

  1. [1] Jeune Afrique, Paris, 15 mars 2005.  
  2. [2] Cf. à ce sujet Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), « Le développement économique en Afrique. Rapport 2009. Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique », Nations unies, Genève, 2009.  

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Africa’s Alternative Response to the Global Financial Crisis

CoDA-2009-en

COALITION FOR DIALOGUE ON AFRICA (CoDA) 2009

Meeting of the Coalition for Dialogue on Africa (CoDA)

Discussion Note


Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Expert on Financial Architecture

Prepared for CoDA Conference, Tunis, 28 November 2009

One of the four-fold priorities of CoDA : “Africa’s Response to the Global Financial crisis”

ABSTRACT

The Coalition for Dialogue on Africa (CoDA) offers an alternative perspective on the responses to the consequences of the 2008 financial crisis in Africa. The paradigm of economic and financial dependency can no longer adequately explain the complexity of a systemic crisis facing African Nations. The under-mentioned prerequisites must be met: break with the palliative economy, reject the conception of Africa as the variable adjustment for post-industrial economies, be ever alert to the trap embedded in the “poverty reduction” concept which is by no means synonymous with shared wealth creation, neutralize straight-jacket solutions considered as “universal solutions”, etc. LIRE LA SUITE

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Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)

CoDA-2009-fr

LA COALITION POUR LE DIALOGUE SUR L’AFRIQUE (CoDA) 2009

Réunion de la Coalition pour le dialogue sur l'Afrique (CoDA)

Aide-Mémoire / Note de discussion

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Expert en architecture financière

Préparée pour la Conférence CoDA, Tunis, 28 Novembre 2009

L’une des quatre priorités de CoDA « Réponses africaines à la crise financière mondiale »

RESUME *

La Coalition pour le Dialogue sur l’Afrique (CoDA) propose une lecture alternative des réponses à apporter aux conséquences en Afrique de la crise financière de 2008. Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables. LIRE LA SUITE

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FAUT-IL PARDONNER LE FMI POUR SES ERREURS ?

afrologyDr. Yves Ekoué Amaïzo

Directeur du Groupe de réflexion, d’action et d’influence “Afrology”

Avec la banqueroute d’un Etat riche comme l’Islande, la crise financière démultipliée par la déréglementation et la valorisation d’un système libéral privilégiant la spéculation, une autre crise financière ne doit pas être exclue. Elles pourraient être liées en Afrique à une difficile reprise du développement industriel du fait de la contraction des flux de capitaux privés, la réduction des transferts d’argent de la Diaspora, le nivellement de l’aide au développement, la contraction de la demande pour les matières premières africaines, la limitation de la marge de manœuvre pour les budgets des Etats africains et l’amplification de la corruption. LIRE LA SUITE

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Démocratie conviviale gabonaise

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La mutation des risques

Oscillant entre coma et retour précaire à la vie depuis plusieurs années dans un centre hospitalier marocain, Edith Lucie Bongo Ondimba, fille de Denis Sassou Nguesso Président du Congo, femme  d’Omar Bongo Ondimba, Président du Gabon, n’est apparemment pas sortie du coma le 6 février 2009 malgré le déplacement précipité au Maroc de ses deux parents accompagnés de la famille proche. Les rumeurs de décès n’ont pas été confirmées à ce jour. Ce drame familial ne manquera pas d’affecter la politique de ces deux pays. Le maintien ou pas au pouvoir de ces deux chefs d’Etat va dépendre plus de leur capacité à museler la démocratie que de celle à distribuer une partie des richesses vers les classes moyennes et pauvres. Il est vrai qu’au Gabon la croissance de l’économie devrait se situer, avec les conséquences de la crise financière, entre 2 % et 3 % pour 2009 et 2010, ce qui limite les marges de manœuvres en cas de crises sociales importantes. La solution passe donc par une refondation des partages de responsabilités sur des bases qui pourraient ne plus se faire de manière unilatérale. LIRE LA SUITE

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AFRIQUE : RISQUES TOUAREGS, UN ALIBI COMMODE

logo risques internationaux

Depuis que l’Afrique a été découpée contre le gré de ses populations en 1885 lors de la Conférence de Berlin et que les chefs d’Etat africains, depuis 1963, s’accordent collectivement pour refuser la levée de l’intangibilité des frontières en Afrique(1), les risques de conflits sur le continent n’ont pas globalement diminué. Ils ont changé de nature. Au lieu de déboucher systématiquement sur des guerres civiles comme encore en Somalie, de nouvelles formes apparaissent dans le cadre de la globalisation. De nouvelles alliances se jouent des frontières dites intangibles et posent le problème des pouvoirs à concéder aux populations qui revendiquent leur autonomie par rapport à un pouvoir central qui nie parfois jusqu’à leur existence politique. LIRE LA SUITE

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Afrique : Crise alimentaire et démocratie sans alternance

Crise alimentaire et democratie sans alternance

Sur le continent africain, la plupart des citoyens n’ont pas à leur tête un dirigeant qui représente la “vérité des urnes”, encore faut-il qu’il y ait eu des élections libres et transparentes sans annonces unilatérales du pouvoir en place. Aussi, en l’absence d’un “paysage politique sincère”, il n’est pas inutile de rappeler les liens parfois insoupçonnés entre l’actuelle crise alimentaire et la démocratie en Afrique.

Un paradoxe veut que le nombre de tracteurs pour 100 km2 de terre arable a chuté en Afrique subsaharienne entre 1990-92 et 2001-03 de 19 à 13 alors qu’il est passé pour la même période de 115 à 142 pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, de 63 à 89 pour l’Asie région est et pacifique, de 123 à 123 pour l’Amérique latine et les Caraïbes et enfin de 992 à 1002 dans l’Union européenne de l’époque [1] . Donc le paysan africain n’a en principe pas de tracteur et quand il en a, le rapport entre lui et son homologue européen est de 1 à 100. La crise alimentaire en Afrique est d’abord un problème de productivité, de conservation et de commercialisation des récoltes en Afrique. L’orientation du “tout exportation” choisie ou imposée selon l’angle d’analyse, est venue aggraver une situation de dysfonctionnement en discriminant entre produits vivriers et produits d’exportation. LIRE LA SUITE

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Kenya ou la démocratie palliative en Afrique ?

L’Afrique malade de ses élites dirigeantes

afrology

Le Kenya est en train d’expérimenter une nouvelle forme de médiation confiée par l’Union africaine à l’ancien secrétaire général de l’ONU. Le refus par le président “déclaré” du Kenya d’accepter le ghanéen Kofi Annan comme médiateur pose problème. Faut-il parler d’un échec ou d’une mission impossible de l’actuel président en exercice de l’Union africaine John Kufuor ? Que faire lorsque le président kenyan Kibaki nomme un gouvernement incomplet de 17 membres alors que sous la pression discrète de l’Union européenne, il finit par accepter de recevoir John Kufuor. Que dire face à des expériences de démocraties palliatives réussies ailleurs en Afrique alors qu’au Kenya, c’est la violence, l’échec temporaire d’une alternance et la consolidation d’une démocratie forcée en Afrique qui se profile à l’horizon. N’est-ce pas le peuple souverain qui est en fait à la recherche d’une nouvelle forme de diversité ethnique à la tête de l’Etat Kenyan ? Kikuyu ou Luo ? Cela a-t-il beaucoup d’importance dans un monde interdépendant ? Certainement, l’alternance ne peut qu’être une chance pour l’équilibre des pouvoirs en Afrique.

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Evitons de culpabiliser le pauvre : Pour une autre Afrique

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La pauvreté se caractérise par une réelle ou parfois apparente, privation matérielle, culturelle, politique et sociale du minimum vital permettant à un groupe humain de se stabiliser, d’espérer et d’organiser dignement son futur en toute indépendance. Elle se conjugue avec plusieurs registres. Elle peut être individuelle, collective et s’appliquer à des personnes physiques ou morales. La pauvreté est la conséquence d’une gouvernance mondiale qui s’organise localement avec des acteurs liés par un réseau fondé sur les non-dits de la capacité d’influence. Remettre en cause la légitimité et l’autorité de la pensée dominante devient alors difficile sauf si des contre-pouvoirs s’organisent collectivement en s’appuyant sur les échecs et les injustices criardes occasionnés en partie par ces mêmes politiques dominantes sur le terrain. LIRE LA SUITE

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