Articles contenant le tag Mali

TRANSPARENCE ET VERITE AU TOGO : ENTRE “INCIDENTS” ET OPERATIONS PUNITIVES

ANALYSE DU 31 août 2010

Le Togo traverse une période difficile depuis les élections du 4 mars 2010 entachées d’irrégularités graves. Le silence des uns et des autres a contribué à ouvrir la voie à une situation d’insurrection larvée. Les marches et veillées de prière qui ne sont que des expressions de contestation dans un pays où l’on kidnappe, tue, et négocie après, pose problème. La réalité est que ces entorses aux droits humains et à la démocratie sont de plus en plus qualifiées d’« incidents » et restent impunies. On ne sait plus qui dirige l’armée à moins que comme Al Qu’Aïda, il y ait des entités autonomes qui se chargent de faire des opérations punitives, parfois sans en informer la hiérarchie militaire, difficile à identifier dans une opacité institutionnalisée. Avec des pourparlers qui se profilent pour trouver peut-être une sortie de crise à l’avantage de ceux qui ont poussé le Togo dans cette crise, il y a lieu, pour les mouvements citoyens indépendants de chercher à faire émerger une partie de ce qui reste de la transparence et de la vérité au Togo. LIRE LA SUITE

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un commentaire

VERITE DES URNES ET NEUTRALITE COUPABLE : Le vote des Africains va devoir être compté !

Introduction : la Démocratie de l’autosatisfaction en Afrique

J’ai été un si bon dirigeant que pour “me récompenser” et “récompenser le peuple”, je reste au pouvoir. Voici la phrase magique qui est à la base de toutes les entorses à la démocratie en Afrique. Il suffit de citer les pays comme le Zimbabwe, le Kenya ou le Libéria du côté des pays anglophones ou alors du côté francophone, le Gabon, le Togo, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Niger ou même la Guinée où des agents sous-traitants discrets parfois bien clairement identifiés tentent, de manière subtile et souvent avec succès, à modifier la vérité des urnes en Afrique. Le tout est régulièrement camouflé sous des manifestations et des heurts parfois violents qui créent la diversion et permet aux donneurs d’ordre de se donner une bonne conscience tout en rejetant les responsabilités sur une désorganisation technique bien orchestrée. LIRE LA SUITE

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un commentaire

QUI DIT QU’IL N’Y A PAS DE DICTATURE AU TOGO !

Entre le contrat antisocial et la migration politique choisie

A l’occasion de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet et au cours du défilé des troupes de 13 pays d’Afrique à Paris sur les Champs-Elysées, certains médias français [1] n’hésitaient pas à faire leur « mea culpa » en rappelant pour ce qui est de la relation entre la France et l’Afrique francophone « que si le panorama n’est pas glorieux, il n’est pas sans espoir ». Ils ont aussitôt « blanchi » la France en affirmant, non sans parti pris que : « sur le plan politique il n’y a pas de dictatures dans les pays francophones », tout en légitimant auprès de ceux qui veulent bien les suivre dans la logique de la politique africaine de la France, hors du bon sens et empreinte de post-colonialisme : « qu’il y a des pays ou les fils succèdent à leurs pères, c’est le cas du Togo, c’est le cas du Gabon, cette tentation héréditaire dont certains craignent qu’elle atteigne le Sénégal. Il y a ces présidents désignés à vie comme au Cameroun ou au Tchad et puis il y a des réussites relatives comme au Bénin ou au Mali…». LIRE LA SUITE

  1. [1] Journal Télévisé 20h00 FRANCE2 13 juillet 2010

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un commentaire

TOGO : L’UNION EUROPEENNE DEFEND LA CONTRE-VERITE DES URNES ET DES COMPTES

Radio Kanal K – Suisse – Emission “Fenêtre sur l’Afrique du 5 juin 2010, 20-21h.” Email : fenetre.afrique@gmail.com

Ecouter l'émission


Fenêtre sur l’Afrique du 05 juin sur Radio Kanal en Suisse, une émission de Sylvain Amos en collaboration avec Romain Koudjodji a été consacrée à l’actualité politique togolaise. La dissolution de OBUTS, le rapport final de l’UE sur l’élection présidentielle au Togo ont été le sujet abordé dans cette émission.

Partenaires: Togocity.com et icilome.com

Intervenants : M. Eric Dupuy, Dr. Yves Ekoué Amaïzo et Fabbi Kouassi, journaliste.

Interview : Dr Yves Ekoué AmaïzoCoordonnateur provisoire international du Collectif pour la Vérité des urnes, Directeur du Groupe de réflexion, d’action et de réflexion “Afrology” Email: info@cvu-togo-diaspora.org | Sites Internet: www.cvu-togo-diaspora.org, www.cvu-togo.org et www.afrology.com LIRE LA SUITE

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

Cérémonies de clôture du 45e Assemblée annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement

AFRICA 24 TV: Interview télévisé avec

Journalistes : Marie-Angèle Touré et Jules Ahadji, Africa24TV.com

www.africa24tv.com

Intervenant: Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et de réflexion “Afrology”, Economiste

Thème : le 27-28 mai 2010 à Abidjan se tiennent les assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement (GBAD). C’est l’occasion de faire le bilan de cette institution africaine avec l’élection du Président actuel Donald Kaberuka, seul candidat, pour un deuxième mandat de 5 ans. LIRE LA SUITE

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un commentaire

LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui

Introduction : légitimités et hégémonisme

Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être  privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.

Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique. LIRE LA SUITE

  1. [1] Voir, par exemple, la controverse sur le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, à propos de sa représentation des massacres de Sétif en 1945, présenté au Festival de Cannes 2010.

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence

1. Introduction : Du “new look” au “new deal” de l’interdépendance

Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[1], l’Afrique demeure une variable d’ajustement dans la politique étrangère américaine. Les dynamiques propres à l’Afrique ne sont pas fondamentalement soutenues, ou alors à la marge. Les soutiens sélectifs résultent de choix politiques (Rwanda optant pour le monde anglophone par exemple) ou alors de facilitation en termes d’offres de matières premières ou d’approvisionnement sécurisés des Etats-Unis à partir d’Afrique (exemples du Nigeria, Gabon et Guinée équatoriale pour le pétrole et l’Afrique du sud pour les pièces détachées).

La nouvelle approche de l’Administration Obama repose d’abord sur la force de la concertation et de la persuasion, ceci dans le cadre d’un partenariat intelligent. Le consensus recherché ne se fait pas sans une dose de rapport de force appelé “soft power”. Comme le Président des Etats-Unis doit aussi prendre en compte les multiples partenaires, groupes de pression et soutiens politiques qui l’ont élu sans compter les forces centripètes à l’intérieur du parti Démocrate, il est possible que la politique africaine des Etats-Unis apparaisse bien fade sauf au plan militaire. Le fondement des décisions se fait encore sur la base des rapports de force économiques comme en témoignent les avancées des pays émergents au niveau du conseil d’administration du Fond monétaire international [2] alors que l’Afrique stagne. LIRE LA SUITE

  1. [1] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, “Discours du Président Obama au Ghana”, 12 juillet 2009, voir <http://appablog.wordpress.com/2009/07/12/obama-ghana-traduction-francaise-du-discours-du-president-obama-au-ghana/> ainsi que la vidéo: “Obama in Ghana Parliament: Full Speech 11 July 2009″, voir <http://www.youtube.com/watch?v=QkNpUEWIhd4>
  2. [2] IMF, “IMF Quotas”, IMF Fact Sheet, voir < http://www.imf.org/external/np/exr/facts/pdf/quotas.pdf>

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité

En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats [1]. »

Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration [2]et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances. LIRE LA SUITE

  1. [1] Jeune Afrique, Paris, 15 mars 2005.  
  2. [2] Cf. à ce sujet Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), « Le développement économique en Afrique. Rapport 2009. Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique », Nations unies, Genève, 2009.  

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Pas de commentaire

TOGO : CONVAINCRE LES OCCIDENTAUX Irrégularités, invalidation et transition

Le moins que l’on puisse dire est que tout le processus électoral au Togo n’a permis :

  • ni de sortir le pays d’une longue crise de 43 ans d’un système dynastique,
  • ni à la vérité des urnes de confirmer Faure Gnassingbé comme président légitime,
  • ni de réussir l’alternance politique avec un jeu clair des partis d’opposition.

1. L’Union européenne : financement officiel de confusions électorales au Togo

Le peuple togolais aurait pu s’épargner toutes ces confusions institutionnalisées si : LIRE LA SUITE

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Un commentaire

INVALIDATION DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU TOGO ? Une transition qui se dessine…

Aujourd’hui le 8 mars 2010, sans que l’on sache qui a donné les ordres, la FOSEP, la Force Sécurité Election Présidentielle du Togo, a bouclé le quartier général du candidat commun du Front Républicain pour le Changement et l’Alternance (FRAC).

1. La fin de l’Etat de droit au Togo : émergence de forces anti-républicaines

Il est vrai que le FRAC se propose d’inviter les populations togolaises à une marche[i], le mardi 09 mars 2010, à partir de 07 heure à travers les rues de Lomé, pour demander l’invalidation des résultats du scrutin présidentiel du 04 mars 2010 entachés d’irrégularités graves que le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a proclamés en l’absence de tout consensus conformément au règlement intérieur de cette institution. Les manifestations au Togo sont autorisées au plan constitutionnel et sont soumises à une information préalable. Mais il semble que cette information préalable est interprétée différemment par le Gouvernement qui vient d’interdire cette manifestation. La FOSEP est donc de fait aux ordres du gouvernement et non de la CENI. Pourtant, c’est en principe la CENI qui devrait autoriser la FOSEP à intervenir. Le silence de la direction de la CENI pose problème. Cela risque d’augmenter son discrédit du fait de la difficulté qu’il y a à procéder à des vérifications des informations électorales. LIRE LA SUITE

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 commentaires

Bad Behavior has blocked 195 access attempts in the last 7 days.

Back to Top ↑