Articles contenant le tag Migration
QUI DIT QU’IL N’Y A PAS DE DICTATURE AU TOGO !
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Politique le 23 juillet 2010
Entre le contrat antisocial et la migration politique choisie
A l’occasion de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet et au cours du défilé des troupes de 13 pays d’Afrique à Paris sur les Champs-Elysées, certains médias français [1] n’hésitaient pas à faire leur « mea culpa » en rappelant pour ce qui est de la relation entre la France et l’Afrique francophone « que si le panorama n’est pas glorieux, il n’est pas sans espoir ». Ils ont aussitôt « blanchi » la France en affirmant, non sans parti pris que : « sur le plan politique il n’y a pas de dictatures dans les pays francophones », tout en légitimant auprès de ceux qui veulent bien les suivre dans la logique de la politique africaine de la France, hors du bon sens et empreinte de post-colonialisme : « qu’il y a des pays ou les fils succèdent à leurs pères, c’est le cas du Togo, c’est le cas du Gabon, cette tentation héréditaire dont certains craignent qu’elle atteigne le Sénégal. Il y a ces présidents désignés à vie comme au Cameroun ou au Tchad et puis il y a des réussites relatives comme au Bénin ou au Mali…». LIRE LA SUITE⇒
- [1] Journal Télévisé 20h00 FRANCE2 13 juillet 2010 ↩
25e SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Du partenariat “décomplexé” au partenariat “choisi”
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Economie, Forums & Interviews, Podcasts (Audio/Vidéo), Politique le 2 juin 2010
Les deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique lors du 25e sommet Afrique-France (31 mai/1er juin 2010) à Nice en France ne représentent pas une rupture mais un nouveau format permettant de bouger les lignes sans que les choses ne changent. Mais, on a pu se dire quelques vérités à huis clos surtout entre les dirigeants “anglophones” et les dirigeants “français”. De nombreux responsables francophones se sont contentés de s’aligner sur la langue du “bois d’ébène”.
1. Cinquantenaire des indépendances ou la fin de l’hégémonie française
Il faut conclure que l’hégémonie discrète de la France sur l’Afrique francophone ne donne pas les résultats escomptés et n’a pas contribué ni à l’arrimage de la vérité des urnes ni à la vérité des comptes de faire des progrès en Afrique. Alors en changeant le format en associant non seulement tous les pays africains mais aussi une partie de la société civile et le secteur privé français de moins en moins compétitif en Afrique, le Président français, Nicolas Sarkozy, a en fait implicitement reconnu la difficulté à maintenir la position d’hégémonie, doublée parfois d’arrogance et de méconnaissance de la culture et des us et coutumes africains. Le Président français a opté pour un nouveau paradigme : la transparence choisie qui permet de ne mettre à l’ordre du jour que les sujets qui ne fâchent pas. La rupture avec la monnaie Franc de la communauté France Afrique (FCFA) n’était pas sur l’agenda pour ne prendre que cet exemple. Cette transparence choisie repose sur des “relations décomplexées” où ingérence et indifférence sont à proscrire au plan officiel. En réalité, cette nouvelle approche donne libre-court aux réseaux officieux, ésotériques et autres et devrait refonder la Françafrique laquelle, semble-t-il, d’après les officiels français n’existe “plus”. LIRE LA SUITE⇒
Cérémonies de clôture du 45e Assemblée annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Economie, Podcasts (Audio/Vidéo) le 1 juin 2010
AFRICA 24 TV: Interview télévisé avec
Journalistes : Marie-Angèle Touré et Jules Ahadji, Africa24TV.com
www.africa24tv.com
Intervenant: Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et de réflexion “Afrology”, Economiste
Thème : le 27-28 mai 2010 à Abidjan se tiennent les assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement (GBAD). C’est l’occasion de faire le bilan de cette institution africaine avec l’élection du Président actuel Donald Kaberuka, seul candidat, pour un deuxième mandat de 5 ans. LIRE LA SUITE⇒
LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui
Posté par Robert CHARVIN dans Articles, Politique, Tribune libre le 13 mai 2010
Introduction : légitimités et hégémonisme
Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.
Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique. LIRE LA SUITE⇒
- [1] Voir, par exemple, la controverse sur le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, à propos de sa représentation des massacres de Sétif en 1945, présenté au Festival de Cannes 2010. ↩
Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo décortique la très mauvaise gouvernance au Togo
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Economie, Forums & Interviews le 11 avril 2010
Le Lynx a eu un entretien avec l’économiste et Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence “Afrology”, Dr Yves Ekoué Amaïzo, un habitué de la presse internationale. Dans cette longue, très longue interview, le Lynx vous en livre le contenu en dossier spécial.
Ici l’économiste décortique la très mauvaise gouvernance togolaise sous Faure. De la difficulté d’investir en passant par la lourde dette du Togo, l’économiste brosse, s’interroge et propose. Faure va-t-il enfin l’écouter, ou va-t-il continuer par faire de la fuite en avant. L’interview est un condensé de tout le drame de la pauvreté au Togo qui prend l’allure d’une fatalité . Dossier spécial : “D’après la Banque africaine de Développement, le solde de la balance courante en 2008 pour le Togo était négatif avec un record de -212 millions de $US soit -123 108 millions de FCFA. Pour 2010, le déficit serait autour de -6,7 % du PIB (Economist intelligence unit, avril 2010), ce qui veut dire que les revenus de l’Etat avec les dons reçus moins les dépenses et les arriérés de paiement demeurent négatifs. Faut-il rappeler qu’il n’était que de -77 million de $US soit -44 513 millions de FCFA en 2005 lors de la prise de pouvoir sans vérité des urnes de Faure Gnassingbé ? Depuis 2005, le Togo n’a jamais réussi à avoir un solde de la balance commerciale positif avec, en 2008, -578 millions de $ US soit -335 424 millions de FCFA. Alors la bonne nouvelle dont vous parlez relève plus de l’ignorance de la réalité des chiffres de l’endettement du Togo.” à lire et à méditer. Bonne Lecture ! Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info LIRE LA SUITE⇒
TOGO : CONVAINCRE LES OCCIDENTAUX Irrégularités, invalidation et transition
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 15 mars 2010
Le moins que l’on puisse dire est que tout le processus électoral au Togo n’a permis :
- ni de sortir le pays d’une longue crise de 43 ans d’un système dynastique,
- ni à la vérité des urnes de confirmer Faure Gnassingbé comme président légitime,
- ni de réussir l’alternance politique avec un jeu clair des partis d’opposition.
1. L’Union européenne : financement officiel de confusions électorales au Togo
Le peuple togolais aurait pu s’épargner toutes ces confusions institutionnalisées si : LIRE LA SUITE⇒
INVALIDATION DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU TOGO ? Une transition qui se dessine…
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Billet d'humeur, Politique le 9 mars 2010
Aujourd’hui le 8 mars 2010, sans que l’on sache qui a donné les ordres, la FOSEP, la Force Sécurité Election Présidentielle du Togo, a bouclé le quartier général du candidat commun du Front Républicain pour le Changement et l’Alternance (FRAC).
1. La fin de l’Etat de droit au Togo : émergence de forces anti-républicaines
Il est vrai que le FRAC se propose d’inviter les populations togolaises à une marche[i], le mardi 09 mars 2010, à partir de 07 heure à travers les rues de Lomé, pour demander l’invalidation des résultats du scrutin présidentiel du 04 mars 2010 entachés d’irrégularités graves que le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a proclamés en l’absence de tout consensus conformément au règlement intérieur de cette institution. Les manifestations au Togo sont autorisées au plan constitutionnel et sont soumises à une information préalable. Mais il semble que cette information préalable est interprétée différemment par le Gouvernement qui vient d’interdire cette manifestation. La FOSEP est donc de fait aux ordres du gouvernement et non de la CENI. Pourtant, c’est en principe la CENI qui devrait autoriser la FOSEP à intervenir. Le silence de la direction de la CENI pose problème. Cela risque d’augmenter son discrédit du fait de la difficulté qu’il y a à procéder à des vérifications des informations électorales. LIRE LA SUITE⇒
POLITIQUE DES TERRES EN AFRIQUE AUSTRALE : Répartition des terres ou répartition des richesses
Posté par Anne DISSEZ dans Articles, Politique, Tribune libre le 6 mars 2010
La politique des terres dans cinq pays d’Afrique australe, Afrique du sud, Zimbabwe, Namibie, Mozambique et Botswana, a été marquée, au moment des accords d’indépendance par un consensus dans chacun de ces pays entre les colonisateurs et les dirigeants nationalistes. Dans la plupart d’entre eux, Namibie, Botswana et même Mozambique, malgré la guerre civile où la propriété de la terre n’a pas été un enjeu, ce consensus a évolué de manière pacifique. C’est ainsi que l’on analysera le processus en cours en Afrique du sud. Quant au Zimbabwe, les accords de Lancaster tenaient compte dans sa juste mesure de l’importance du secteur agricole dans l’économie du pays. Le dérapage dramatique dès la fin des années quatre vingt dix s’attribue à deux facteurs, la rupture du respect des accords par la Grande Bretagne, sous couvert de lutte contre la corruption du régime de Robert Mugabe et par les difficultés politique et économique que connait à cette période le charismatique président zimbabwéen, qui explique le lancement d’une réforme à la serpe dont le caractère anachronique ne pouvait connaitre que les dérives qui l’ont marqués.
Par Anne DISSEZ, Journaliste spécialisée sur l’Afrique australe LIRE LA SUITE⇒







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