Articles contenant le tag Mort
“SILENCER” LE PEUPLE AFRICAIN : Le Mozambique confirme la règle
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Economie le 8 septembre 2010
L’augmentation du prix de nombreux produits et services au cours du mois d’août 2010, celui du pain en particulier, a fait exploser la patience des Mozambicains. Maputo a connu des émeutes de la faim, ou plus exactement du pouvoir d’achat. Comme réponses, ce furent des gaz lacrymogènes, des tirs à balles réelles, des blessés et des morts. Lorsque Armando Guebuza, le Président du pays, sort de sont mutisme et après avoir procédé à l’augmentation de la plupart des services et denrées de première nécessité, il rappelle “très sereinement” que rien ne changera dans sa politique. La hausse des prix est maintenue, même si mort d’hommes s’en suit.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets que ce soit au Mozambique, au Cameroun, au Togo ou dans plusieurs autres pays africains ; les crises liées à l’absence de pouvoir d’achat se terminent presque exclusivement dans la violence[1]. Les manifestations sont interdites, offrant le prétexte à l’Etat d’abuser des droits humains et tirer sur la population, ceci en toute légalité et impunité. LIRE LA SUITE⇒
- [1] Maxime Serignac, “Mozambique : la faim et la colère, in Afrik.com, 2 septembre 2010, in Afrik.com, <http://www.afrik.com/article20696.html>, accédé le 3 septembre 2010. ↩
LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO : UN NOUVEAU RÔLE DES NATIONS UNIES ?
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 23 juillet 2010
Les mouvements citoyens du Togo ont appris avec étonnement que le Togo de Faure GNASSINGBE, qui depuis 2005 n’a pas satisfait aux standards internationaux en matière électorale et de respect des droits humains, demande aux Nations Unies de lui apporter une caution vertueuse et de l’aider à se faire une image de « parfait démocrate ». Il s’agit pour le Togo d’adhérer à la Convention de l’Onu sur la lutte contre la torture (Optional Protocol to the Convention Against Torture, OPCAT). Le Parlement togolais qui est loin d’être représentatif de la vérité des urnes, et dominé par les membres des partis au pouvoir, a ratifié sans surprise le 10 juillet 2010 cette demande d’adhésion sans que le Pouvoir de Lomé ait relâché les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons togolaises sans humanité.
Par ailleurs, le Togo est rompu aux artifices du procédé qui consiste à faire ratifier par le parlement une Convention internationale, pour ensuite oublier pendant des décennies de transposer le contenu de la convention dans le droit national togolais. Pour preuve, selon le rapport alternatif produit par la FIACAT à l’occasion de la 36è session du Comité contre la Torture tenue à Genève du 1er au 19 mai 2006, le Togo a présenté son rapport initial avec 16 ans de retard ! Ledit rapport en déduit que ce retard résulte d’une volonté politique d’échapper à toute investigation sérieuse des violations des droits de l’homme. La ratification du protocole additionnel des Nations Unies sur la Prévention de la torture dans les milieux privatifs de liberté ne peut être accueillie avec satisfaction que si les mécanismes de contrôle sont effectifs et si une volonté politique manifeste est affichée afin de bannir la torture aux fins d’obtenir des aveux dans nos lieux de détention. LIRE LA SUITE⇒
LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui
Posté par Robert CHARVIN dans Articles, Politique, Tribune libre le 13 mai 2010
Introduction : légitimités et hégémonisme
Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.
Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique. LIRE LA SUITE⇒
- [1] Voir, par exemple, la controverse sur le film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb, réalisateur franco-algérien, à propos de sa représentation des massacres de Sétif en 1945, présenté au Festival de Cannes 2010. ↩
Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo décortique la très mauvaise gouvernance au Togo
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Economie, Forums & Interviews le 11 avril 2010
Le Lynx a eu un entretien avec l’économiste et Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence “Afrology”, Dr Yves Ekoué Amaïzo, un habitué de la presse internationale. Dans cette longue, très longue interview, le Lynx vous en livre le contenu en dossier spécial.
Ici l’économiste décortique la très mauvaise gouvernance togolaise sous Faure. De la difficulté d’investir en passant par la lourde dette du Togo, l’économiste brosse, s’interroge et propose. Faure va-t-il enfin l’écouter, ou va-t-il continuer par faire de la fuite en avant. L’interview est un condensé de tout le drame de la pauvreté au Togo qui prend l’allure d’une fatalité . Dossier spécial : “D’après la Banque africaine de Développement, le solde de la balance courante en 2008 pour le Togo était négatif avec un record de -212 millions de $US soit -123 108 millions de FCFA. Pour 2010, le déficit serait autour de -6,7 % du PIB (Economist intelligence unit, avril 2010), ce qui veut dire que les revenus de l’Etat avec les dons reçus moins les dépenses et les arriérés de paiement demeurent négatifs. Faut-il rappeler qu’il n’était que de -77 million de $US soit -44 513 millions de FCFA en 2005 lors de la prise de pouvoir sans vérité des urnes de Faure Gnassingbé ? Depuis 2005, le Togo n’a jamais réussi à avoir un solde de la balance commerciale positif avec, en 2008, -578 millions de $ US soit -335 424 millions de FCFA. Alors la bonne nouvelle dont vous parlez relève plus de l’ignorance de la réalité des chiffres de l’endettement du Togo.” à lire et à méditer. Bonne Lecture ! Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info LIRE LA SUITE⇒
Faut-il couper le Nigéria en deux ?
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Forums & Interviews, Podcasts (Audio/Vidéo), Politique le 29 mars 2010
Interview par Mr Christophe Boisbouvier, Journaliste Radio France Internationale (RFI)
Lundi 29 mars 2010, L’invité du Journal Afrique
Le Colonel Kadhafi a provoqué un énorme scandale, le 16 mars dernier, en proposant une partition du Nigeria. « C’est la seule chose qui pourrait faire cesser les violences entre chrétiens et musulmans », a-t-il lancé. Aussitôt, le président du Sénat nigérian l’a traité de « fou », et le Nigeria a rappelé son ambassadeur à Tripoli. Mais le numéro Un libyen est-il aussi « fou » que cela ?
1. Couper un pays en deux : ignorance ou solution à l’emporte-pièce ?
Le moins que l’on puisse dire est que la proposition du Guide Libyen Mouammar Kadhafi n’a pas laissé indifférent. Est-ce qu’elle est pertinente ? Certainement puisqu’il y a au moins deux écoles de pensée qui s’opposent sur ce sujet à savoir :
- l’homogénéité religieuse devrait favoriser la paix sociale pour les uns,
- l’apprentissage du vivre ensemble devrait garantir la paix sociale et le respect mutuel sur le long terme pour d’autres. LIRE LA SUITE⇒
RESISTANCE MARATHON DES PARTIS DE L’ALTERNANCE : Post-élections sanglantes au Togo
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Politique le 25 mars 2010
La marche du samedi 20 mars 2010 et la veillée du 24 mars 2010 ont rencontré un franc succès avec des manifestants avoisinant les 100 000 dans les rues de Lomé. Le nouvel appel à la résistance nationale lancé par le candidat Jean Pierre Fabre, leader désigné de l’Union des forces du changement (UFC) et candidat unifié du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) avec ses partenaires comme le Président de l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire (OBUTS), Agbéyomé Kodjo, semble rencontrer les faveurs de la population togolaise.
1. Légitimation de circonstance d’un Président “fantôme”
Alors que le régime n’a toujours pas permis à Faure Gnassingbé d’apparaître en public pour faire état d’une victoire contestée, il semble cette fois-ci que les irrégularités graves et les procédures anticonstitutionnelles de proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 4 mars 2010 ne sont pas prêts d’être acceptés par une grande majorité de la population. L’Union africaine, la CEDEAO, certains pays voisins, la France, l’UNESCO ont tablé sur le silence des Togolais en annonçant prématurément une victoire qui n’arrive pas à se concrétiser. En effet, une énième modification des résultats électoraux et une absence de preuve notoire confirmées par les observateurs de l’Union européenne rendent de plus en plus improbable ce qu’il faut bien convenir d’appeler l’impossible inauguration de la fraude institutionnalisée. Le problème est qu’avec la difficulté à voir le président sortant s’afficher en public se pose le problème de la légitimation de circonstance d’un Président “fantôme”. Il ne reste plus à ceux qui ont fait du zèle diplomatique ou ne savent pas où se trouve le Togo sur la carte de l’Afrique de se reprendre et reconsidérer officiellement leur position. LIRE LA SUITE⇒
DROIT D’INGERENCE ELECTORALE AU TOGO : Répressions électorales et silence de l’Union africaine ?
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 8 mars 2010
Suite à une intervention musclée du FOSEP (Force Sécurité Election Présidentielle) du Togo contre une marche pacifique de manifestants contestant les résultats proclamés par la Commission électorale nationale “dite” indépendante (CENI[i]), ceci sans consensus et avec des résultats entachés de vice de formes et de procédures, le Togo semble ouvrir, presque à l’identique avec 2005, le cycle vicieux des violences postélectorales fondées sur l’absence de la vérité des urnes et de la technique de l’inversion des résultats sortis des bureaux de vote.
1. Les apprentis-sorciers des élections au Togo
Pourquoi le peuple togolais, épris de paix et de justice, ne peut-il pas trouver un soutien auprès d’institutions internationales, africaines qui ne connaissent pas les capacités dilatoires du pouvoir qui tire les ficelles au Togo et qui continuent à envoyer des observateurs et diplomates, peut-être bien intentionnés, mais faciles à berner. Se faire berner en 2005 avec plus de 500 à 800 morts, le peuple togolais a pris note. Mais se faire berner en utilisant l’argent des contribuables européens et être incapables de compter et annoncer la vérité des urnes, c’est que l’on a à faire peut-être à des apprentis-sorciers en matière électorale qui doivent être tenus comme co-responsables des débordements et violences postélectorales. LIRE LA SUITE⇒
TOGO – présidentielle du 4 mars 2010
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Billet d'humeur, Politique le 3 mars 2010
Réaction à une question soulevée par la Rédaction de RFI
Voir l’ article de RFI daté du 3 mars 2010, Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance» Par RFI
Bonjour la Rédaction de RFI,
Je rappelle votre question : “Reste une principale interrogation : comment faire pour qu’à la proclamation des résultats, il n’y ait pas de violence ?”…
Le vrai problème est qu’il n’est pas nécessaire d’éviter de parler de ce qui fâche… à savoir la FRAUDE préélectorale (liste électorale non transparente, élimination de 2 candidats, et lors du comptage des voix en 2005.
La fraude a eu lieu dans les bureaux de vote avant même que les résultats connus des témoins présents et partis politiques représentés dans les bureaux de vote. On peut se demander pourquoi RFI ne rappelle pas le point.
Rien ne permet encore de croire que cela ne se reproduira pas en 2010. LIRE LA SUITE⇒
Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance
C’est le 4 mars 2010 que les Togolais sont appelés aux urnes pour élire leur président. Sept candidats sont en lice, dont le chef de l’Etat sortant, Faure Gnassingbé. La précédente élection présidentielle en 2005 avait été marquée par des violences qui avaient fait des centaines de morts. Le scrutin de cette année est donc attentivement suivi par la communauté internationale.
Ils sont un peu plus de trois millions d’électeurs appelés aux urnes le 4 mars pour élire le futur président du Togo pour cinq années. A peu près 6 000 bureaux de vote sont disséminés sur toute l’étendue du territoire. Sept candidats sont en lice, dont le président sortant Faure Gnassingbé. Les électeurs auront à faire leur choix sur un bulletin unique.
Divisions dans l’opposition et la majorité
Près de 3 000 observateurs nationaux, 180 observateurs de l’Union européenne, 40 de l’Union africaine et une quinzaine de l’Organisation internationale de la Francophonie seront présents durant l’organisation du scrutin. Il faut aussi y ajouter 250 observateurs venus des quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Parmi ces derniers, 146 sont des officiers de la gendarmerie ou de la police. Leur rôle va consister à observer la sécurisation du scrutin. Reste une principale interrogation : comment faire pour qu’à la proclamation des résultats, il n’y ait pas de violence ? Pendant les quinze jours de campagne, tous les sept concurrents en lice ont appelé à la non violence, même si certains candidats appellent à la vigilance pour défendre leur vote.
Les 7 candidats à l’élection présidentielle au Togo :
- Brigitte Adjamagbo-Johnson – CDPA (Convention démocratique des peuples africains)
- Yaovi Agboyibor – CAR (Comité d’action pour le renouveau)
- Jean-Pierre Fabre – UFC (Union des forces du changement)
- Faure Gnassingbé – RPT (Rassemblement du peuple togolais)
- Bassabi Kagbara – PDP (Parti démocratique panafricain)
- Agbéyomé Kodjo – OBUTS (Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire)
- Nicolas Lawson – PRR (Parti du renouveau et de la rédemption)Powered by Hackadelic Sliding Notes 1.6.4
PRESIDENT DE TOUS AU TOGO ? Tripolarisation et tractations postélectorales
Posté par Yves Ekoué Amaïzo dans Articles, Politique le 1 mars 2010
Avec une campagne électorale se terminant le 2 mars 2010 et des élections présidentielles prévues le 4 mars 2010, l’Union africaine a décidé d’envoyer, dès le 28 février 2010, sa mission d’observation que dirigera l’ex-Président du Nigeria, Olusegun Obasanjo. Le passé en termes de transparence électorale de ce Monsieur, Président en exercice de l’Union africaine en 2005, n’a d’égal que sa capacité à légitimer sa paix et son statu quo au Togo. En 2005 lors des élections présidentielles, la force, l’entorse au droit, la douleur et le sang sont passés par pertes et profits afin de maintenir un nouveau “statu quo” au Togo sur la base d’une démocratie orchestrée.
Pour éviter des surprises désagréables dans ce pays du fait du consensus de la honte sur la fraude électorale, il y a lieu aussi que les acteurs de la légitimation de la non-vérité des urnes aussi importants que l’Union européenne, l’Union africaine, la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) acceptent enfin de dire la vérité des urnes sortie des élections présidentielles de 2005 au Togo. Se cacher derrière l’obligation de réserve serait aux antipodes du courage politique, et croire que la fausse neutralité peut servir de prescription relèverait simplement du dol[i]. Il ne faudra plus s’étonner de la non-importance accordée à ces institutions quand elles s’organisent pour donner des leçons de démocratie au Togo. Mais une autocritique aiderait le Togo à reconstruire une société de confiance. LIRE LA SUITE⇒








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