Articles contenant le tag Nations Unies

TRANSPARENCE ET VERITE AU TOGO : ENTRE “INCIDENTS” ET OPERATIONS PUNITIVES

ANALYSE DU 31 août 2010

Le Togo traverse une période difficile depuis les élections du 4 mars 2010 entachées d’irrégularités graves. Le silence des uns et des autres a contribué à ouvrir la voie à une situation d’insurrection larvée. Les marches et veillées de prière qui ne sont que des expressions de contestation dans un pays où l’on kidnappe, tue, et négocie après, pose problème. La réalité est que ces entorses aux droits humains et à la démocratie sont de plus en plus qualifiées d’« incidents » et restent impunies. On ne sait plus qui dirige l’armée à moins que comme Al Qu’Aïda, il y ait des entités autonomes qui se chargent de faire des opérations punitives, parfois sans en informer la hiérarchie militaire, difficile à identifier dans une opacité institutionnalisée. Avec des pourparlers qui se profilent pour trouver peut-être une sortie de crise à l’avantage de ceux qui ont poussé le Togo dans cette crise, il y a lieu, pour les mouvements citoyens indépendants de chercher à faire émerger une partie de ce qui reste de la transparence et de la vérité au Togo. LIRE LA SUITE

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Crise sociale au Togo : Neutralité coupable ou engagement ?

Introduction : en attendant les sautes d’humeur de la fatalité

Avec le bilan négatif et peu glorieux de la Banque mondiale sur l’état de la gouvernance économique et politique du Togo, il appartenait au CVU de présenter sa position du point de vue des populations togolaises, de plus en plus nombreuses à solliciter le CVU  pour faire émerger la vérité, celle des populations.  En faisant un état des lieux sur la base de quelques sujets d’actualité tous ayant des conséquences sur la crise sociale, économique et politique que vit le Togo sous un régime de démocratie palliative, de plus en plus kidnappeur des contre-pouvoirs républicains et nationalistes, le mot clé qui revient en boucle est « pauvreté, pauvreté, pauvreté »… et humiliation. LIRE LA SUITE

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RADIO VICTOIRE – TOGO

Interview Radiophonique d’un membre du CVU

Radio Victoire – Togo – Emission Invité d’honneur après le Journal de 12h 30

Interview 19 août 2010, 12h 40 GMT, Fréquence 96,3 à Lomé.

Invité : Dr. Yves Ekoué AMAÏZO, Coordinateur international provisoire, Collectif pour la Vérité des Urnes

Journaliste : Mr. Joachim AGBETIM

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PROTOCOLE DE QUESTIONNAIRE

1e Question : Votre analyse sur l’acharnement du pouvoir à fragiliser l’opposition : dissolution de OBUTS, partition de l’UFC entre la branche Fabre qui a la légitimité à qui le Gouvernement par la voie du Ministre Mr BODJONA refuse la légalité, et la branche AGO qui a la légalité et dénuée de légitimité LIRE LA SUITE

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RWANDA ET BURKINA-FASO : La maîtrise de la démocratie palliative ?

INTRODUCTON : LA DEMOCRATIE DE LA CONSERVATION DU POUVOIR

Le mode d’emploi pour conserver le pouvoir sans trop d’effusions de sang se trouve dans les expériences de la démocratie palliative en Afrique. Le Burkina et le Rwanda viennent gonfler la longue liste inaugurée par la Tunisie, le Kenya, le Zimbabwe, le Gabon, le Togo pour ne citer que ces quelques cas qui passent de l’exception au droit commun. Tous ces pays tentent de justifier l’autoritarisme comme un moyen d’assurer le développement d’abord, la démocratie plus tard. Mais nombreux sont-ils en fait à ne faire qu’endetter les pays sans que le retour économique pour l’ensemble de la population se manifeste sous forme d’amélioration du bien-être. LIRE LA SUITE

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Burkina-Faso et la démocratie palliative en Afrique

Le Journal Des Auditeurs du Mardi 10 Aout 2010

Emission sur Africa numéro 1 : le JDA (voir www.africa1.com)

Journaliste : Francis Laloupo

Invité : Dr Yves Ekoué Amaïzo, Consultant international en affaires internationales, Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence “Afrology”

Rwanda : les Rwandais aux urnes, Kagame, ‘’ père de la nation’’, seul pour un autre septennat !

  • Quelles leçons tirer de la présidentielle d’hier au Rwanda ? LIRE LA SUITE

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VERITE DES URNES ET NEUTRALITE COUPABLE : Le vote des Africains va devoir être compté !

Introduction : la Démocratie de l’autosatisfaction en Afrique

J’ai été un si bon dirigeant que pour “me récompenser” et “récompenser le peuple”, je reste au pouvoir. Voici la phrase magique qui est à la base de toutes les entorses à la démocratie en Afrique. Il suffit de citer les pays comme le Zimbabwe, le Kenya ou le Libéria du côté des pays anglophones ou alors du côté francophone, le Gabon, le Togo, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Niger ou même la Guinée où des agents sous-traitants discrets parfois bien clairement identifiés tentent, de manière subtile et souvent avec succès, à modifier la vérité des urnes en Afrique. Le tout est régulièrement camouflé sous des manifestations et des heurts parfois violents qui créent la diversion et permet aux donneurs d’ordre de se donner une bonne conscience tout en rejetant les responsabilités sur une désorganisation technique bien orchestrée. LIRE LA SUITE

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LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO : UN NOUVEAU RÔLE DES NATIONS UNIES ?

Les mouvements citoyens du Togo ont appris avec étonnement que le Togo de Faure GNASSINGBE, qui depuis 2005 n’a pas satisfait aux standards internationaux en matière électorale et de respect des droits humains, demande aux Nations Unies de lui apporter une caution vertueuse et de l’aider à se faire une image de « parfait démocrate ». Il s’agit pour le Togo d’adhérer à la Convention de l’Onu sur la lutte contre la torture (Optional Protocol to the Convention Against Torture, OPCAT). Le Parlement togolais qui est loin d’être représentatif de la vérité des urnes, et dominé par les membres des partis au pouvoir, a ratifié sans surprise le 10 juillet 2010 cette demande d’adhésion sans que le Pouvoir de Lomé ait relâché les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons togolaises sans humanité.

Par ailleurs, le Togo est rompu aux artifices du procédé qui consiste à faire ratifier par le parlement une Convention internationale, pour ensuite oublier pendant des décennies de transposer le contenu de la convention dans le droit national togolais. Pour preuve, selon le rapport alternatif produit par la FIACAT à l’occasion de la 36è session du Comité contre la Torture tenue à Genève du 1er au 19 mai 2006, le Togo a présenté son rapport initial avec 16 ans de retard ! Ledit rapport en déduit que ce retard résulte d’une volonté politique d’échapper à toute investigation sérieuse des violations des droits de l’homme. La ratification du protocole additionnel des Nations Unies sur la Prévention de la torture dans les milieux privatifs de liberté ne peut être accueillie avec satisfaction que si les mécanismes de contrôle sont effectifs et si une volonté politique manifeste est affichée afin de bannir la torture aux fins d’obtenir des aveux dans nos lieux de détention. LIRE LA SUITE

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QUI DIT QU’IL N’Y A PAS DE DICTATURE AU TOGO !

Entre le contrat antisocial et la migration politique choisie

A l’occasion de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet et au cours du défilé des troupes de 13 pays d’Afrique à Paris sur les Champs-Elysées, certains médias français [1] n’hésitaient pas à faire leur « mea culpa » en rappelant pour ce qui est de la relation entre la France et l’Afrique francophone « que si le panorama n’est pas glorieux, il n’est pas sans espoir ». Ils ont aussitôt « blanchi » la France en affirmant, non sans parti pris que : « sur le plan politique il n’y a pas de dictatures dans les pays francophones », tout en légitimant auprès de ceux qui veulent bien les suivre dans la logique de la politique africaine de la France, hors du bon sens et empreinte de post-colonialisme : « qu’il y a des pays ou les fils succèdent à leurs pères, c’est le cas du Togo, c’est le cas du Gabon, cette tentation héréditaire dont certains craignent qu’elle atteigne le Sénégal. Il y a ces présidents désignés à vie comme au Cameroun ou au Tchad et puis il y a des réussites relatives comme au Bénin ou au Mali…». LIRE LA SUITE

  1. [1] Journal Télévisé 20h00 FRANCE2 13 juillet 2010

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25e SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Du partenariat “décomplexé” au partenariat “choisi”

Les deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique lors du 25e sommet Afrique-France (31 mai/1er juin 2010) à Nice en France ne représentent pas une rupture mais un nouveau format permettant de bouger les lignes sans que les choses ne changent. Mais, on a pu se dire quelques vérités à huis clos surtout entre les dirigeants “anglophones” et les dirigeants “français”. De nombreux responsables francophones se sont contentés de s’aligner sur la langue du “bois d’ébène”.

1. Cinquantenaire des indépendances ou la fin de l’hégémonie française

Il faut conclure que l’hégémonie discrète de la France sur l’Afrique francophone ne donne pas les résultats escomptés et n’a pas contribué ni à l’arrimage de la vérité des urnes ni à la vérité des comptes de faire des progrès en Afrique. Alors en changeant le format en associant non seulement tous les pays africains mais aussi une partie de la société civile et le secteur privé français de moins en moins compétitif en Afrique, le Président français, Nicolas Sarkozy, a en fait implicitement reconnu la difficulté à maintenir la position d’hégémonie, doublée parfois d’arrogance et de méconnaissance de la culture et des us et coutumes africains. Le Président français a opté pour un nouveau paradigme : la transparence choisie qui permet de ne mettre à l’ordre du jour que les sujets qui ne fâchent pas. La rupture avec la monnaie Franc de la communauté France Afrique (FCFA) n’était pas sur l’agenda pour ne prendre que cet exemple. Cette transparence choisie repose sur des “relations décomplexées” où ingérence et indifférence sont à proscrire au plan officiel. En réalité, cette nouvelle approche donne libre-court aux réseaux officieux, ésotériques et autres et devrait refonder la Françafrique laquelle, semble-t-il, d’après les officiels français n’existe “plus”. LIRE LA SUITE

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AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence

1. Introduction : Du “new look” au “new deal” de l’interdépendance

Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[1], l’Afrique demeure une variable d’ajustement dans la politique étrangère américaine. Les dynamiques propres à l’Afrique ne sont pas fondamentalement soutenues, ou alors à la marge. Les soutiens sélectifs résultent de choix politiques (Rwanda optant pour le monde anglophone par exemple) ou alors de facilitation en termes d’offres de matières premières ou d’approvisionnement sécurisés des Etats-Unis à partir d’Afrique (exemples du Nigeria, Gabon et Guinée équatoriale pour le pétrole et l’Afrique du sud pour les pièces détachées).

La nouvelle approche de l’Administration Obama repose d’abord sur la force de la concertation et de la persuasion, ceci dans le cadre d’un partenariat intelligent. Le consensus recherché ne se fait pas sans une dose de rapport de force appelé “soft power”. Comme le Président des Etats-Unis doit aussi prendre en compte les multiples partenaires, groupes de pression et soutiens politiques qui l’ont élu sans compter les forces centripètes à l’intérieur du parti Démocrate, il est possible que la politique africaine des Etats-Unis apparaisse bien fade sauf au plan militaire. Le fondement des décisions se fait encore sur la base des rapports de force économiques comme en témoignent les avancées des pays émergents au niveau du conseil d’administration du Fond monétaire international [2] alors que l’Afrique stagne. LIRE LA SUITE

  1. [1] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, “Discours du Président Obama au Ghana”, 12 juillet 2009, voir <http://appablog.wordpress.com/2009/07/12/obama-ghana-traduction-francaise-du-discours-du-president-obama-au-ghana/> ainsi que la vidéo: “Obama in Ghana Parliament: Full Speech 11 July 2009″, voir <http://www.youtube.com/watch?v=QkNpUEWIhd4>
  2. [2] IMF, “IMF Quotas”, IMF Fact Sheet, voir < http://www.imf.org/external/np/exr/facts/pdf/quotas.pdf>

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