Articles contenant le tag vigilance

Crise sociale au Togo : Neutralité coupable ou engagement ?

Introduction : en attendant les sautes d’humeur de la fatalité

Avec le bilan négatif et peu glorieux de la Banque mondiale sur l’état de la gouvernance économique et politique du Togo, il appartenait au CVU de présenter sa position du point de vue des populations togolaises, de plus en plus nombreuses à solliciter le CVU  pour faire émerger la vérité, celle des populations.  En faisant un état des lieux sur la base de quelques sujets d’actualité tous ayant des conséquences sur la crise sociale, économique et politique que vit le Togo sous un régime de démocratie palliative, de plus en plus kidnappeur des contre-pouvoirs républicains et nationalistes, le mot clé qui revient en boucle est « pauvreté, pauvreté, pauvreté »… et humiliation. LIRE LA SUITE

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LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO : UN NOUVEAU RÔLE DES NATIONS UNIES ?

Les mouvements citoyens du Togo ont appris avec étonnement que le Togo de Faure GNASSINGBE, qui depuis 2005 n’a pas satisfait aux standards internationaux en matière électorale et de respect des droits humains, demande aux Nations Unies de lui apporter une caution vertueuse et de l’aider à se faire une image de « parfait démocrate ». Il s’agit pour le Togo d’adhérer à la Convention de l’Onu sur la lutte contre la torture (Optional Protocol to the Convention Against Torture, OPCAT). Le Parlement togolais qui est loin d’être représentatif de la vérité des urnes, et dominé par les membres des partis au pouvoir, a ratifié sans surprise le 10 juillet 2010 cette demande d’adhésion sans que le Pouvoir de Lomé ait relâché les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons togolaises sans humanité.

Par ailleurs, le Togo est rompu aux artifices du procédé qui consiste à faire ratifier par le parlement une Convention internationale, pour ensuite oublier pendant des décennies de transposer le contenu de la convention dans le droit national togolais. Pour preuve, selon le rapport alternatif produit par la FIACAT à l’occasion de la 36è session du Comité contre la Torture tenue à Genève du 1er au 19 mai 2006, le Togo a présenté son rapport initial avec 16 ans de retard ! Ledit rapport en déduit que ce retard résulte d’une volonté politique d’échapper à toute investigation sérieuse des violations des droits de l’homme. La ratification du protocole additionnel des Nations Unies sur la Prévention de la torture dans les milieux privatifs de liberté ne peut être accueillie avec satisfaction que si les mécanismes de contrôle sont effectifs et si une volonté politique manifeste est affichée afin de bannir la torture aux fins d’obtenir des aveux dans nos lieux de détention. LIRE LA SUITE

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QUI DIT QU’IL N’Y A PAS DE DICTATURE AU TOGO !

Entre le contrat antisocial et la migration politique choisie

A l’occasion de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet et au cours du défilé des troupes de 13 pays d’Afrique à Paris sur les Champs-Elysées, certains médias français [1] n’hésitaient pas à faire leur « mea culpa » en rappelant pour ce qui est de la relation entre la France et l’Afrique francophone « que si le panorama n’est pas glorieux, il n’est pas sans espoir ». Ils ont aussitôt « blanchi » la France en affirmant, non sans parti pris que : « sur le plan politique il n’y a pas de dictatures dans les pays francophones », tout en légitimant auprès de ceux qui veulent bien les suivre dans la logique de la politique africaine de la France, hors du bon sens et empreinte de post-colonialisme : « qu’il y a des pays ou les fils succèdent à leurs pères, c’est le cas du Togo, c’est le cas du Gabon, cette tentation héréditaire dont certains craignent qu’elle atteigne le Sénégal. Il y a ces présidents désignés à vie comme au Cameroun ou au Tchad et puis il y a des réussites relatives comme au Bénin ou au Mali…». LIRE LA SUITE

  1. [1] Journal Télévisé 20h00 FRANCE2 13 juillet 2010

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Cérémonies de clôture du 45e Assemblée annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement

AFRICA 24 TV: Interview télévisé avec

Journalistes : Marie-Angèle Touré et Jules Ahadji, Africa24TV.com

www.africa24tv.com

Intervenant: Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et de réflexion “Afrology”, Economiste

Thème : le 27-28 mai 2010 à Abidjan se tiennent les assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement (GBAD). C’est l’occasion de faire le bilan de cette institution africaine avec l’élection du Président actuel Donald Kaberuka, seul candidat, pour un deuxième mandat de 5 ans. LIRE LA SUITE

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Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité

En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats [1]. »

Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration [2]et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances. LIRE LA SUITE

  1. [1] Jeune Afrique, Paris, 15 mars 2005.  
  2. [2] Cf. à ce sujet Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), « Le développement économique en Afrique. Rapport 2009. Renforcer l’intégration économique régionale pour le développement de l’Afrique », Nations unies, Genève, 2009.  

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CRISE FINANCIERE MONDIALE : Des réponses alternatives de l’Afrique

Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables.

Mais que proposer face à la désarticulation avancée de l’économie africaine qui peine à organiser son unité monétaire, voie privilégiée pour retrouver sa souveraineté monétaire ?

Les réponses suggérées sont modulables, reposent sur des contre-pouvoirs et passent par un pacte africain de soutien au pouvoir d’achat et à la création de la prospérité économique. L’Afrique doit retrouver les mécanismes d’anticipation afin de limiter les arbitrages stratégiques allant à l’encontre de ses propres intérêts. LIRE LA SUITE

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Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo décortique la très mauvaise gouvernance au Togo

Le Lynx a eu un entretien avec l’économiste et Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence “Afrology”, Dr Yves Ekoué Amaïzo, un habitué de la presse internationale. Dans cette longue, très longue interview, le Lynx vous en livre le contenu en dossier spécial.

Ici l’économiste décortique la très mauvaise gouvernance togolaise sous Faure. De la difficulté d’investir en passant par la lourde dette du Togo, l’économiste brosse, s’interroge et propose. Faure va-t-il enfin l’écouter, ou va-t-il continuer par faire de la fuite en avant. L’interview est un condensé de tout le drame de la pauvreté au Togo qui prend l’allure d’une fatalité . Dossier spécial : “D’après la Banque africaine de Développement, le solde de la balance courante en 2008 pour le Togo était négatif avec un record de -212 millions de $US soit -123 108 millions de FCFA. Pour 2010, le déficit serait autour de -6,7 % du PIB (Economist intelligence unit, avril 2010), ce qui veut dire que les revenus de l’Etat avec les dons reçus moins les dépenses et les arriérés de paiement demeurent négatifs. Faut-il rappeler qu’il n’était que de -77 million de $US soit -44 513 millions de FCFA en 2005 lors de la prise de pouvoir sans vérité des urnes de Faure Gnassingbé ? Depuis 2005, le Togo n’a jamais réussi à avoir un solde de la balance commerciale positif avec, en 2008, -578 millions de $ US soit -335 424 millions de FCFA. Alors la bonne nouvelle dont vous parlez relève plus de l’ignorance de la réalité des chiffres de l’endettement du Togo.” à lire et à méditer. Bonne Lecture ! Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info LIRE LA SUITE

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LA DICTATURE DU STATU QUO ? L’impossible passage en force au Togo

Il est paradoxal que les responsables de l’organisation des élections togolaises n’aient pas spontanément annoncé le taux de participation alors que les électeurs togolais se sont déplacés massivement aux urnes.

1. Pas de taux de participation

Il ne faut pas s’en étonner puisque la liste électorale n’a jamais été affichée et relève de la discrétion du Gouvernement et du Président de la Commission électorale nationale dite “indépendante” (CENI). Tout le problème de la fraude ne peut que provenir d’abord des annonces non convergentes aux niveaux des commissions électorales locales indépendantes (CELI), surtout si les différences entre les chiffres des partis et observateurs présents mettent en lumière des écarts inexplicables. Mais c’est le mode de transmission par des moyens autres que ceux acceptés par consensus par tous les partis qui posent problème. La transmission, pour être crédible, doit être basée sur le système satellite garanti par les Observateurs des Nations unies et de l’Union européenne et non celui qu’offre le Gouvernement. Il faut noter que les coupures téléphoniques observées dans la matinée du 4 mars 2010 n’ont été poursuivies que par intermittence compte tenu de la concurrence entre les fournisseurs de l’Etat et le fournisseur privé local, ce dernier bénéficiant de système satellitaire n’ayant pas pu être brouillé. LIRE LA SUITE

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TOGO – présidentielle du 4 mars 2010

Réaction à une question soulevée par la Rédaction de RFI

Voir l’ article de RFI daté du 3 mars 2010, Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance» Par RFI


Bonjour la Rédaction de RFI,

Je rappelle votre question : “Reste une principale interrogation : comment faire pour qu’à la proclamation des résultats, il n’y ait pas de violence ?”…

Le vrai problème est qu’il n’est pas nécessaire d’éviter de parler de ce qui fâche… à savoir la FRAUDE préélectorale (liste électorale non transparente, élimination de 2 candidats, et lors du comptage des voix en 2005.

La fraude a eu lieu dans les bureaux de vote avant même que les résultats connus des témoins présents et partis politiques représentés dans les bureaux de vote. On peut se demander pourquoi RFI ne rappelle pas le point.

Rien ne permet encore de croire que cela ne se reproduira pas en 2010. LIRE LA SUITE

Présidentielle au Togo : une élection sous haute surveillance

C’est le 4 mars 2010 que les Togolais sont appelés aux urnes pour élire leur président. Sept candidats sont en lice, dont le chef de l’Etat sortant, Faure Gnassingbé. La précédente élection présidentielle en 2005 avait été marquée par des violences qui avaient fait des centaines de morts. Le scrutin de cette année est donc attentivement suivi par la communauté internationale.

Ils sont un peu plus de trois millions d’électeurs appelés aux urnes le 4 mars pour élire le futur président du Togo pour cinq années. A peu près 6 000 bureaux de vote sont disséminés sur toute l’étendue du territoire. Sept candidats sont en lice, dont le président sortant Faure Gnassingbé. Les électeurs auront à faire leur choix sur un bulletin unique.

Divisions dans l’opposition et la majorité

Près de 3 000 observateurs nationaux, 180 observateurs de l’Union européenne, 40 de l’Union africaine et une quinzaine de l’Organisation internationale de la Francophonie seront présents durant l’organisation du scrutin. Il faut aussi y ajouter 250 observateurs venus des quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Parmi ces derniers, 146 sont des officiers de la gendarmerie ou de la police. Leur rôle va consister à observer la sécurisation du scrutin. Reste une principale interrogation : comment faire pour qu’à la proclamation des résultats, il n’y ait pas de violence ? Pendant les quinze jours de campagne, tous les sept concurrents en lice ont appelé à la non violence, même si certains candidats appellent à la vigilance pour défendre leur vote.

Les 7 candidats à l’élection présidentielle au Togo :

  • Brigitte Adjamagbo-Johnson – CDPA (Convention démocratique des peuples africains)
  • Yaovi Agboyibor – CAR (Comité d’action pour le renouveau)
  • Jean-Pierre Fabre – UFC (Union des forces du changement)
  • Faure Gnassingbé – RPT (Rassemblement du peuple togolais)
  • Bassabi Kagbara – PDP (Parti démocratique panafricain)
  • Agbéyomé Kodjo – OBUTS (Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire)
  • Nicolas Lawson – PRR (Parti du renouveau et de la rédemption)

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LA MUTATION DE L’AFRIQUE ENTRE 2010-2019 : Le partenariat intelligent comme stratégie

Le partenariat intelligent comme stratégie

La décade 2000-2009 se termine. L’Afrique entre de plein pied dans la décade 2010-2019 sans avoir fait le bilan des responsabilités internes pour ce qui est du passé et sans avoir fixé les objectifs des 10 prochaines années au plan interne. Aussi sur 54 pays africains et 50 ans après les indépendances juridiques pour les uns, politiques pour les autres, les pays africains qui ne connaissent pas les devoirs et les responsabilités de l’indépendance économique sont largement majoritaires.

1.L’Afrique et la crise financière de 2008 : une opportunité pour offrir des alternatives

Pourtant, avec le recul, la décade 2000-2009 a vu une Afrique prendre conscience de sa force collective. Une Afrique qui n’a plus besoin des conditionnalités des institutions de Bretton Woods ou des institutions bilatérales pour prendre ses responsabilités dans les arbitrages économiques, budgétaires et financiers. Ceux qui veulent continuer à téléphoner à Paris ou Londres ou s’aligner sur les positions d’un pays industrialisé aux dépens des priorités de leur propre population vont graduellement devenir minoritaires au cours de la prochaine décade 2010-2019. C’est donc bien au cours de cette décade qu’une mutation profonde de l’Afrique devrait avoir lieu. Pour la réussir, l’Afrique a besoin de consolider ses positions collectives et augmenter de manière pérenne ses marges de manœuvres budgétaires et politiques. LIRE LA SUITE

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