
Dans un tel amalgame, la jeunesse africaine est restée sur sa faim quant à la réalité de la coopération entre l’Afrique et la France, même si le coupé-décalé entre immigration choisie, devenue immigration négociée, permet à chacun de placer la négritude et le Noir en dessous de l’égalité des chances et des droits. Aucun juif sensé ne peut dire qu’il y a eu des bourreaux bons ou mauvais suite à la Shoah. Il en est de même pour le Noir et le colon, d’autant plus qu’il n’y a pas de tentation de pureté chez le peuple noir.
La maîtrise du passage «de la dépendance à l’interdépendance» permettra d’organiser une renaissance commune civilisationnelle eurafricaine. Le «new deal» proposé par M. Sarkozy suppose une coopération décentralisée au profit de la société civile africaine avec des femmes et des hommes nouveaux.
Yves EKOUE AMAIZO
Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence «Afrology» et d’Afrique nouvelles interdépendances.
(1)Pour les Africains, le «coupé-décalé» est une danse où l’on ne fait pas un pas en avant et deux en arrière, mais un pas sur le côté et deux en arrière. Où donc on recule… Voir aussi p. 42 la lettre de Mamadou Taoré à Nicolas Sarkozy.





