Au moment où nombre de pays d’Afrique traversent la période économique la plus prospère de leur histoire depuis 1960, le Sénégal semble incapable de saisir sa chance. En 2010, le continent est le deuxième moteur de la croissance économique mondiale après l’Asie (). Depuis 2000, les pays d’Afrique subsaharienne ont connu une croissance moyenne située entre […]
Algérie
Ping contre Dlamini-Zuma : Qui va mettre K.O. qui ?
Questions sur l’actualité du 25 Janvier 2012 Au 1er février 2012, les chefs d’Etat africains auront peut-être un « nouveau » Président de la Commission de l’Union africaine : soit le candidat sortant, Jean Ping, Gabonais de 68 ans, soit Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, Sud-africaine de 62 ans. Tous deux sont des anciens ministres. Est-ce le retour de l’éternelle […]
Frantz Fanon, entre « peau noire et masques blancs » : la liberté sans couleur
Questions sur l’actualité du 20 décembre 2011 Qui est cet écrivain qui affirme qu’il « n’est pas sur terre pour être d’une race ou d’une couleur de peau » ? Qui a en fait influencé Aimé Césaire ? Né en 1925 et mort à 36 ans le 6 décembre 1951, cet homme d’origine antillaise, psychiatre de formation, a psychanalysé […]
Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG) : s’influencer mutuellement
Questions sur l’actualité du 23 novembre 2011 Le Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) est une organisation intergouvernementale qui regroupe les principaux pays exportateurs de gaz, à savoir l’Algérie, la Russie, l’Iran, le Qatar, la Guinée équatoriale, le Nigeria, Trinidad et Tobago, la Libye, l’Égypte, la Bolivie et le Venezuela. La Norvège, les Pays-Bas […]
L’après Kadhafi : vers un Gouvernement élargi de transition ?
Questions sur l’actualité du 24 octobre 2011 Deux jours après le passage de Mme Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine chargée des affaires étrangères, en Libye, la mort violente et en martyr de Mouammar Kadhafi et de ses soutiens proches change la donne. C’est la fin d’une gouvernance obsolète qui ne peut servir de modèle. […]
Qui va diriger l’Union africaine en 2012 : entre union et dispersion des positions
Questions sur l’actualité du 21 septembre 2011 Les dirigeants africains, ne sont-ils pas les premiers à trahir les principes d’unité de l’UA ? Vraisemblablement oui ! Lors du sommet du 26 août 2011, la Commission de paix et sécurité de l’Union africaine a rappelé que chaque Etat est souverain et donc libre de reconnaître le Conseil […]
L’ORIENTALISME ET LES RÉVOLUTIONS ARABES Pourquoi ne l’ont-ils pas aimée, la Révolution ?
Où sont passés les intellectuels français connus pour leur soutien aux luttes et aux combats démocratiques lors des révolutions en Tunisie et en Egypte ? 1. Le silence des intellectuels dans le monde arabe Pourquoi ne les voit-on pas courir les plateaux de télévision et multiplier les interviews pour appeler « l’Occident » à soutenir une révolution […]
LA PALABRE AFRICAINE INTELLIGENTE : Un instrument de sortie de crise
A la fin de l’année 2010, la Communauté internationale a choisi, malgré elle, de mettre en avant une approche politique du « deux poids, deux mesures » pour gérer les questions internationales, africaines et arabes en particulier. Elle a systématiquement refusé de soutenir les oppositions démocratiques, y compris en Arabie Saoudite, avec comme argument majeur la garantie d’un approvisionnement en pétrole. Cette politique, qui permet à l’imbroglio palestinien de perdurer, tend à être remise en cause dans le monde arabe, où des Peuples longtemps privés de liberté ont pris leurs affaires en main, avec une hargne et une audace nouvelle. Il est aussi question de retrouver une dignité perdue, d’imposer le respect des droits du citoyen à choisir ses dirigeants, qui ne peuvent être remplacés par des personnalités « militaro-civiles » non élues.
COTE D’IVOIRE ET LA DÉMOCRATIE SÉLECTIVE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
Selon Madame le Représentant du Haut-commissaire des droits de l’Homme, les 50 morts et 200 blessés à la veille des fêtes de la fin d’année en Côte d’Ivoire sont en train de transformer l’imbroglio politique ivoirien en un imbroglio sécuritaire. Malgré les déclarations faites de part et d’autre d’avancer vers une « solution », pour le moment sans compromis et sans violence, la réalité sur le terrain porte les stigmates de combats non visibles que se livrent les partisans des deux « Présidents » de la Côte d’Ivoire, suite au viol du processus électoral lors de la proclamation des résultats de la présidentielle du 28 novembre. Les positions intransigeantes des deux parties – relayées parfois par la Communauté internationale – au lieu de préserver le rôle d’arbitre de celle-ci et d’être la source première de la solution en Côte d’Ivoire, pourraient transformer cette dernière en problème.
« Les leaders africains n’ont plus de choix »
Yves Ekoué Amaïzo, économiste, président du collège des experts indépendants, explique en quoi le fonctionnement du FMA est incontournable.
Les experts indépendants dont vous faites partie militent pour un FMA placé en dehors des mots d’ordre des leaders de la politique africaine. Est-ce réaliste ?
Le Fonds monétaire africain se veut être un instrument technique ayant pour objectif de corriger de manière conjoncturelle et structurelle les dé ficits budgétaires. Ce sera un outil devant organiser progressivement la souveraineté monétaire de l’Afrique. Pour ces raisons, il doit être autono me pour être efficace. Créer cette institution est une chose, savoir comment elle va démarrer, qui est membre, quel sera son capital et le mode de fonctionnement, énoncer ce qu’il faut pour que la machine soit réellement une institution finan cière digne de ce nom est une autre Les experts indépendants apportent un regard extérieur, indépendant pour que les textes soient à l’image de l’institution dont rêve l’Afrique. Il est prévu des annexes qui offrent des alternatives aux Etats au cas où ils ne seraient pas d’accord sur certains articles.
INFRASTRUCTURE AFRICAINE : Entre financement et rendement décroissant
Entre 1998 et 2008, les échanges commerciaux entre les pays de l’Afrique subsaharienne ont chuté passant de 12,6 % à 11,5 %[ref]World Bank, WBI 2010, p. 369.[/ref] du total des échanges. Il va de soi que la faiblesse, la vétusté, le manque de maintenance des infrastructures sur le continent est en partie responsable. En comparaison, le niveau des échanges intra-asiatiques, bien plus élevé que celui d’Afrique subsaharienne, est à mettre en parallèle avec le niveau des infrastructures en Asie de près de 50 % supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne.
APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie
A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.
LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui
Introduction : légitimités et hégémonisme
Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.
Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique.













