La décade 2000-2009 se termine. L’Afrique entre de plein pied dans la décade 2010-2019 sans avoir fait le bilan des responsabilités internes pour ce qui est du passé et sans avoir fixé les objectifs des 10 prochaines années au plan interne. Aussi sur 54 pays africains et 50 ans après les indépendances juridiques pour les uns, politiques pour les autres, les pays africains qui ne connaissent pas les devoirs et les responsabilités de l’indépendance économique sont largement majoritaires.
Afrique
AFRIQUE : ALTERNATIVES EMERGENTES
Commencer un livre avec une conjonction de coordination de type emphatique « et » comme au demeurant le « Et demain l’Afrique » de l’ex-secrétaire général de l’OUA, Edem Kodjo, rappelle que Jean Ping s’inscrit bien dans un processus. Poser des questions, c’est y répondre de manière convaincante. C’est ce qu’à réussi Erik Reinert en puisant dans l’histoire économique pour expliquer le fossé économique entre riches et pauvres.
Africa’s Alternative Response to the Global Financial Crisis
The Coalition for Dialogue on Africa (CoDA) offers an alternative perspective on the responses to the consequences of the 2008 financial crisis in Africa. The paradigm of economic and financial dependency can no longer adequately explain the complexity of a systemic crisis facing African Nations. The under-mentioned prerequisites must be met: break with the palliative economy, reject the conception of Africa as the variable adjustment for post-industrial economies, be ever alert to the trap embedded in the “poverty reduction” concept which is by no means synonymous with shared wealth creation, neutralize straight-jacket solutions considered as « universal solutions », etc.
Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)(Diaporama)
L’Afrique subit les conséquences directes d’une crise exogène liée à un excès de dérégulation et d’organisation de la création de richesse en déconnection avec la production et l’économie réelle. Par sa gestion macro-économique prudente et la faiblesse de ses infrastructures financières, l’Afrique n’opère que très peu dans le marché virtuel, encore moins sur celui de la spéculation. A ce titre, l’Afrique n’est ni coupable, ni responsable de la crise financière de 2008. Elle subit néanmoins dans la durée les effets collatéraux des externalités économiques.
Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)
La Coalition pour le Dialogue sur l’Afrique (CoDA) propose une lecture alternative des réponses à apporter aux conséquences en Afrique de la crise financière de 2008. Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables.
Crise : les solutions d’Yves Ekoué Amaïzo
Face à la crise financière mondiale, l’Afrique doit suggérer des réponses reposant sur « les contre-pouvoirs », a proposé samedi l’expert en architecture financière, Yves Ekoué Amaïzo, originaire du Togo, lors d’une réunion à Tunis de la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique (CoDa).
Gouvernance africaine : Mo Ibrahim ou le prix « Nobel » de la « Vérité »
Lorsqu’un milliardaire africain, Mo Ibrahim, soudanais, a réussi à faire fortune sur le continent dans la téléphonie mobile sans avoir investi dans l’industrialisation du continent, il y a lieu de s’interroger sur ses motivations profondes lorsqu’il met en place un index sur la gouvernance politique. Pour beaucoup, il tenterait par son argent « d’acheter » les chefs d’Etat qui cèdent volontairement le Pouvoir politique. C’est sa façon de participer à l’avènement de la démocratie en Afrique.
PAS D’ELECTIONS EN GUINEE EN 2010 : Un Gouvernement de transition sans les hommes en treillis ?
Lors des changements de pouvoir non préparés, les autocrates africains semblent avoir opté pour le « après-moi, le déluge ». Les militaires qui prennent le pouvoir en Afrique, avec l’exception notable de Jerry Rawlings au Ghana ou Amani Toumani Touré au Mali pour ne citer qu’eux, affirmaient qu’ils ne sont là que pour « redresser la situation » et n’avaient « pas l’intention de se présenter aux élections ».
POURQUOI FAIRE DES ELECTIONS AU TOGO ? L’impossible candidature commune de l’alternance
Avant la fin de la date limite pour le dépôt légal des recours (15 jours), plusieurs (quatre) candidats malheureux aux élections présidentielles gabonaises ont déposé un recours en annulation du scrutin présidentiel de 30 août 2009. La cour constitutionnelle disposera en principe d’un mois pour statuer en sachant que la décision risque d’être sans appel.
ENCORE UN SCANDALE A LA BEAC : Personne ne porte plainte !
C’est avec beaucoup de réactions de déshonneur que de nombreux Africains, ceux d’Afrique centrale en particulier, ont appris le scandale des malversations et du défaut du contrôle décisionnel au niveau de certaines agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) révélés par Jeune Afrique.
TOGO 2008-2009 : BILAN DU PREMIER DES MINISTRES
Il faut d’abord poser cette question à l’intéressé lui-même et s’assurer qu’il pourra en parler en toute transparence, notamment sur les volets budgétaires. En réalité, la responsabilité est collective et ne peut faire abstraction du donneur d’ordre. Le Premier Ministre Gilbert Houngbo n’a pas eu la possibilité de choisir la plupart de ses collaborateurs. Il avait pourtant dit en janvier 2009, sur la base des promesses qui lui avaient été faites, qu’il avait « les coudées franches pour accomplir sa mission ». Force est de constater que cette position n’est pas aussi évidente aujourd’hui.
OMC : CRISE, COMMERCE ET EMPLOI
Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation mondiale pour le commerce (OMC), a entamé officiellement son 2e et dernier mandat de 4 ans le 1er septembre 2009. Il a été choisi comme candidat par défaut. En l’absence d’autres candidatures, on aurait pu croire à un succès fulgurant tel que cela avait été annoncé lors de sa première prise de fonction. En réalité, les choix de candidats pour diriger les organisations internationales résultent souvent d’un partage en catimini entre les pays les plus influents et puissants de ce monde et fondent une forme d’équilibre mondial des influences.
OBAMA ET L’AFRIQUE : « Déverrouiller » les dirigeants africains pour libérer les Africains
Moins d’un mois après le discours du Président des Etats-Unis, Barack Obama(i), prononcé le 11 juillet 2009 à Accra au Ghana, la secrétaire d’Etat en charge des affaires étrangères, Mme Hilary Clinton, sur instruction de son Président, effectuera une tournée dans sept pays en Afrique (Kenya, Afrique du sud, Angola, République démocratique du Congo, Nigeria, Liberia, Cap-Vert) du 5 au 14 août 2009. C’est une recomposition sélective des rapports américano-africains.

















