Loin des idées préconçues et des a-priori négatifs sur l’Afrique, loin des images négationnistes sur les calamités passées orchestrées contre les peuples africains, les responsables africains sont en train de préparer en silence des modifications structurelles des institutions africaines existantes pour faire face collectivement aux enjeux futurs.
PROPOSITIONS
Du renouveau du multilatéralisme à la pratique de l’interdépendance
Avec les résultats mitigés du combat pour la liberté et la démocratie de la communauté internationale en Afghanistan, en Irak, en Palestine et en Tchétchénie pour ne citer que les plus connus, le monde devrait faire le bilan des politiques et du mode de gouvernance utilisés pour « solutionner » ces crises.
Gouvernement d’union nationale au Togo : Un « arrangement » sans garde-fou
Avec l’arrangement politique de Ouagadougou du 19 août 2006 intitulé « accord politique global », les partis signataires ont, de fait, accepté le principe de ne plus remettre en cause, temporairement, la présidence actuelle et d’aller vers des élections législatives en octobre 2007. Cela permet à certains pays européens de légitimer le régime actuel.
Dialogue-facilitation au Togo : Arrangement politique partiel et réductionnisme démocratique
Le 12e dialogue inter-togolais, ouvert le 21 avril 2006 à Lomé a essuyé un sérieux blocage car aucun des véritables sujets sensibles n’ont trouvé de solutions. Il s’agit entre autres de nouvelles élections présidentielles à deux tours, de la réforme de la constitution et des institutions, de la représentation et du vote de la Diaspora et surtout de la refonte du mandat des forces armées togolaises, anti-chambre du pouvoir.
Togo: Du vrai-faux dialogue inter-togolais à l’espérance
Aucun peuple ne peut se plaindre indéfiniment de son chef sans s’attaquer à ceux qui estiment pouvoir le remplacer. Après des années de vrais faux dialogues, il y a lieu de laver le linge sale tant du côté du pouvoir en place que des oppositions empêtrées dans leur querelles intestines et manquant de vision, de programme et d’ambition pour le peuple togolais.
IIème Conférence mondiale des intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (CIAD II)
Les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine et les Caraïbes ont été souvent « platoniques » si l’on se réfère aux échanges des biens et services entre les deux continents. La solidarité tant souhaitée ne peut que reposer sur une organisation solide et fondée sur des organisations travaillant en réseaux avec pour objectif premier : la transparence, la performance et la solidarité.
Architecture monétaire en panne : Discipline monétaire, retard et crédibilité
Les monnaies africaines servant d’équivalent général, de monnaie de réserve et de compte dans les transactions ne peuvent évoluer vers une monnaie commune d’ici à l’an 2021 sur simple décision des chefs d’États membres de l’Union africaine.
Médiation à l’Africaine : Vers un système d’autorégulation de la paix
Toute forme de médiation intervient en principe lors de la prévention ou de la résolution d’un différend. Il s’agit soit d’organiser une intermédiation avec pour objectif de trouver un consensus en prévention d’un différend ou de réconcilier des parties en situation de l’après-conflit. Cette action d’entremise passe nécessairement par une forme ouverte et transparente de la négociation, une forme de transaction basée sur un compromis.
Gouvernance pour le développement au 21e siècle de l’Afrique
Le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) – cette entreprise de reconstruction continentale – qui insiste ainsi sur la nécessité d’instaurer des règles de bonne gestion, de trouver des solutions africaines aux conflits et d’encourager la démocratisation par l’instauration de mécanismes d’évaluation par les pairs, n’illustre-t-il pas l’impact de la notion de gouvernance en matière de régionalisation ? Peut-on trouver des structures et politiques similaires en Amérique latine en lien avec la gouvernance ?
L’Afrique ne peut réformer les Nations Unies !
Les pauvres ne peuvent réformer les Nations Unies. Malgré tous les efforts de Jean Ping, le Chef de la diplomatie gabonaise qui a présidé la 59e session de l’Organisation des Nations Unies, Les Etats-Unis n’ont pas fait preuve de flexibilité, mais les autres membres du Conseil de Sécurité, qu’ils soient permanents ou non permanents[1] , n’ont pas fait mieux.
Réformer les Nations Unies : Unilatéralisme, service minimum et interdépendance
Créée en 1945 par une coalition des cinq grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale à savoir la Chine, les Etats-Unis, Le Royaume Uni, la France et l’Union soviétique, l’Organisation des Nations Unies (ONU) aura 60 ans lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement prévu à New York du 14 au 16 septembre 2005.
La diplomatie à l’africaine du G 8
Promettre, promettre et promettre… Incapable d’aider véritablement les Africains à atteindre les objectifs du Millénaire des Nations Unies, notamment le volet portant sur la réduction de la pauvreté, l’ensemble des pays des riches regroupés sous le G 8 semble dévoiler petit à petit son véritable objectif géostratégique caché justement sous les promesses de réduction de […]
OMC : Solidarité sans contreparties pour les pays faiblement industrialisés ?
Si l’on se réfère au communiqué du G 8 de Gleneagles de juillet 2005, il faut se réjouir du renouvellement des engagements des pays riches envers l’Afrique. Le G 8 a réaffirmé l’urgence des actions convergentes et complémentaires qui peuvent conduire à une croissance durable autoentretenue avec comme conséquence, la fin de la dépendance à long terme de l’Afrique vis-à-vis de l’Occident.
















