Introduction : la Démocratie de l’autosatisfaction en Afrique
J’ai été un si bon dirigeant que pour « me récompenser » et « récompenser le peuple », je reste au pouvoir. Voici la phrase magique qui est à la base de toutes les entorses à la démocratie en Afrique. Il suffit de citer les pays comme le Zimbabwe, le Kenya ou le Libéria du côté des pays anglophones ou alors du côté francophone, le Gabon, le Togo, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Niger ou même la Guinée où des agents sous-traitants discrets parfois bien clairement identifiés tentent, de manière subtile et souvent avec succès, à modifier la vérité des urnes en Afrique. Le tout est régulièrement camouflé sous des manifestations et des heurts parfois violents qui créent la diversion et permet aux donneurs d’ordre de se donner une bonne conscience tout en rejetant les responsabilités sur une désorganisation technique bien orchestrée.
Union africaine
14 juillet 2010 sur Africa 24 TV
Thème : Emission en direct sur le Défilé militaire du 14 juillet 2010
avec les invités suivants : Dr. Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence Afrology et écrivain et Pierre Ribeyron, Général à la retraite (ancien parachutiste)
Interviewé par : Samantha Ramsany, journaliste et Jules Ahadji, journaliste
Les deux invités sont deux spéciliates de la coopération militaire entre la France et l’ Afrique. Ils ont commenté une partie du Défilé du 14 juillet avec des digressions qui permettent de comprendre pourquoi l’armée africaine avec peu de budgets et ne disposant pas d’un vrai service de renseignements peinent à faire émerger une véritable armée africaine.
Yves Amaïzo: Nous privilégions la vérité des urnes et des comptes
«Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence « Afrology » et Coordonnateur International provisoire du Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), Togo était notre invité au Lynx. L’économiste dans cette longue interview pointe du doigt la réalité togolaise. Il pose le problème et propose des solutions alternatives. Par exemple le déficit de la dette oscille entre -4,6 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2005 à l’arrivé de Faure Gnassingbé et est estimé à -6,7 % du PIB en 2010. Le Togo, malgré une amélioration d’un rang par rapport à 2009 (166e sur 183), n’est passé en 2010 qu’au rang de 165 sur 183. Des chiffres qui laissent à réfléchir.
Vous voulez un condensé de tout le drame togolais ?
Cette interview vous l’éclaire ». Bonne Lecture !
APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie
A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.
TOGO : L’UNION EUROPEENNE DEFEND LA CONTRE-VERITE DES URNES ET DES COMPTES
Radio Kanal K – Suisse – Emission « Fenêtre sur l’Afrique »
Journaliste : Sylvain Amos avec l’intervention d’un confrère basé en Allemagne : Romain Koudjodji
Samedi 5 juin 2010, 20-21h.
Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo,
25e SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Du partenariat « décomplexé » au partenariat « choisi »
Les deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique lors du 25e sommet Afrique-France (31 mai/1er juin 2010) à Nice en France ne représentent pas une rupture mais un nouveau format permettant de bouger les lignes sans que les choses ne changent. Mais, on a pu se dire quelques vérités à huis clos surtout entre les dirigeants « anglophones » et les dirigeants « français ». De nombreux responsables francophones se sont contentés de s’aligner sur la langue du « bois d’ébène ».
TOGO : ENTRE LA VERITE DES URNES ET LA CONTRE-VERITE DES URNES
Radio Kanal K – Suisse – Emission « Fenêtre sur l’Afrique »
Journaliste : Sylvain Amos avec l’intervention d’un confrère basé en Allemagne : Romain Koudjodji
Email : fenetre.afrique@gmail.com
Samedi 22 mai 2010, 20-21h.
LA « FRANÇAFRIQUE » D’hier à aujourd’hui
Introduction : légitimités et hégémonisme
Les représentants de la France d’aujourd’hui sont encore des intoxiqués de l’ancien empire colonial. Les raisons en sont simples : la droite parlementaire, comme l’extrême droite et la « gauche » socialiste ont leur part de responsabilité dans les politiques répressives de la colonisation et de la décolonisation. Il n’est pas dans leur tradition de pratiquer l’autocritique[1]. De surcroît, la politique actuelle ne peut être privée d’une légitimation de nature idéologique. La colonisation, action de conquête banale au regard de l’Histoire s’était affublée d’une dimension civilisatrice. Les guerres menées contre les Résistances puis contre les mouvements de libération nationale l’ont été sans ménagement, hors de toute légalité nationale ou internationale, au nom du « progrès » puis de l’anticommunisme, y compris lorsque les colonisateurs ne s’opposaient qu’à des forces nationalistes, éloignées du communisme voire même anticommunistes. Cet anticommunisme n’était que la pseudo « dignité » du pilleur et du massacreur colonialiste.
Avec la disparition de l’URSS et de ses alliés, les puissances occidentales – dont la France – bénéficiaires d’un monde devenu unipolaire, ont recherché de nouvelles légitimations pour prolonger leur hégémonisme sur le Sud, en particulier sur l’Afrique.
La politique africaine des Etats Unis
Lors de son discours à Accra en 2009, Barack Obama avait défini les grands axes de sa politique africaine mais depuis un an, cette politique est peu visible et l’Afrique ne semble pas faire partie des priorités de Washington. Aussi, la rencontre, la semaine dernière entre l’Union africaine et l’administration Obama, est considérée par certains analystes comme le retour des Etats Unis en Afrique…
AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence
1. Introduction : Du « new look » au « new deal » de l’interdépendance
Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[ref] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, « Discours du Président Obama au Ghana », 12 juillet 2009, voir
Faut-il couper le Nigéria en deux ?
Le Colonel Kadhafi a provoqué un énorme scandale, le 16 mars dernier, en proposant une partition du Nigeria. « C’est la seule chose qui pourrait faire cesser les violences entre chrétiens et musulmans », a-t-il lancé. Aussitôt, le président du Sénat nigérian l’a traité de « fou », et le Nigeria a rappelé son ambassadeur à Tripoli. Mais le numéro Un libyen est-il aussi « fou » que cela ?
RESISTANCE MARATHON DES PARTIS DE L’ALTERNANCE : Post-élections sanglantes au Togo
Face à un déni de la vérité populaire et suite à une interdiction-report des manifestations pacifique des partis de l’alternance, la nouvelle épreuve des mouvements pour la vérité des urnes ne peut que passer par des consultations populaires si l’on veut éviter des confrontations directes et de plus en plus ensanglantées. La Constitution togolaise autorise tout citoyen à s’exprimer en apposant son soutien à des propositions pacifiques. La Communauté internationale ne demande qu’à soutenir. C’est une épreuve d’endurance et d’usure.
TOGO : CONVAINCRE LES OCCIDENTAUX Irrégularités, invalidation et transition
Le moins que l’on puisse dire est que tout le processus électoral au Togo n’a permis : ni de sortir le pays d’une longue crise de 43 ans d’un système dynastique, ni à la vérité des urnes de confirmer Faure Gnassingbé comme président légitime, ni de réussir l’alternance politique avec un jeu clair des partis d’opposition.
















