Selon Madame le Représentant du Haut-commissaire des droits de l’Homme, les 50 morts et 200 blessés à la veille des fêtes de la fin d’année en Côte d’Ivoire sont en train de transformer l’imbroglio politique ivoirien en un imbroglio sécuritaire. Malgré les déclarations faites de part et d’autre d’avancer vers une « solution », pour le moment sans compromis et sans violence, la réalité sur le terrain porte les stigmates de combats non visibles que se livrent les partisans des deux « Présidents » de la Côte d’Ivoire, suite au viol du processus électoral lors de la proclamation des résultats de la présidentielle du 28 novembre. Les positions intransigeantes des deux parties – relayées parfois par la Communauté internationale – au lieu de préserver le rôle d’arbitre de celle-ci et d’être la source première de la solution en Côte d’Ivoire, pourraient transformer cette dernière en problème.
Allemagne
Du G20 au G21 : Solidarité, interdépendance et Afrique
La souveraineté commerciale a réorienté le G20 de Séoul, Corée du Sud (11-12 novembre 2010) vers la formation d’une future gouvernance économique du monde, même si les pays pauvres sont encore largement exclus. Malheureusement, la solidarité internationale effective n’est pas au rendez-vous. Ou plus exactement, la notion de don, cette forme moderne de la charité étatique a fait place à la solidarité fondée sur le retour sur investissement. Le partage de rôles entre le G20 et le Conseil de sécurité tend à émerger à la vitesse de l’escargot au plan politique. Le volet économique semble petit à petit se négocier au sein d’un groupe élargi qui a besoin de donner une voix décisionnelle à l’Afrique en évoluant en G21.
CONSENSUS ANTI-CONSENSUS DE WASHINGTON : Vers le solidarisme contractuel dans l’architecture financière mondiale
Suite au sauvetage massif des banques par les Etats et la nouvelle réglementation du secteur bancaire dite de « Bâle III », la crise financière et économique est définitivement derrière nous. En effet, d’après Bâle III, les institutions financières doivent faire passer leurs fonds propres à 4,5 % du total du bilan avant 2015 et mettre de côté avant 2019 2,5 % de ce bilan comme un fond de précaution obligatoire. Il est encore possible pour de nombreuses banques d’échapper à cette réglementation sans être inquiétées. La fragile reprise économique ne permet pas réellement de mettre en œuvre ces décisions politiques, d’où l’avertissement de nombreux banquiers qui rappellent que « la nouvelle réglementation pourrait étouffer la reprise » surtout qu’une certaine flexibilité pourrait être introduite dans les normes relatives à la liquidité, dès lors que les fluctuations défavorables du marché pourraient l’exiger.
INTERVIEW RADIO KANAL K, Suisse
Kanal K : Le CVU dont vous êtes le coordinateur international provisoire vient de sortir une déclaration qui met en cause la neutralité de Blaise Compaoré président du Burkina Faso principal facilitateur de la crise politique du Togo. Est-ce à dire que la facilitation du président Blaise a échoué ?
Crise sociale au Togo : Neutralité coupable ou engagement ?
Avec le bilan négatif et peu glorieux de la Banque mondiale sur l’état de la gouvernance économique et politique du Togo, il appartenait au CVU de présenter sa position du point de vue des populations togolaises, de plus en plus nombreuses à solliciter le CVU pour faire émerger la vérité, celle des populations. En faisant un état des lieux sur la base de quelques sujets d’actualité tous ayant des conséquences sur la crise sociale, économique et politique que vit le Togo sous un régime de démocratie palliative, de plus en plus kidnappeur des contre-pouvoirs républicains et nationalistes, le mot clé qui revient en boucle est « pauvreté, pauvreté, pauvreté »… et humiliation.
RADIO VICTOIRE – TOGO
Interview Radiophonique d’un membre du CVU
Radio Victoire – Togo – Emission Invité d’honneur après le Journal de 12h 30
TOGO : L’UNION EUROPEENNE DEFEND LA CONTRE-VERITE DES URNES ET DES COMPTES
Radio Kanal K – Suisse – Emission « Fenêtre sur l’Afrique »
Journaliste : Sylvain Amos avec l’intervention d’un confrère basé en Allemagne : Romain Koudjodji
Samedi 5 juin 2010, 20-21h.
Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo,
25e SOMMET FRANCE-AFRIQUE : Du partenariat « décomplexé » au partenariat « choisi »
Les deux jours d’échanges entre la France et l’Afrique lors du 25e sommet Afrique-France (31 mai/1er juin 2010) à Nice en France ne représentent pas une rupture mais un nouveau format permettant de bouger les lignes sans que les choses ne changent. Mais, on a pu se dire quelques vérités à huis clos surtout entre les dirigeants « anglophones » et les dirigeants « français ». De nombreux responsables francophones se sont contentés de s’aligner sur la langue du « bois d’ébène ».
TOGO : ENTRE LA VERITE DES URNES ET LA CONTRE-VERITE DES URNES
Radio Kanal K – Suisse – Emission « Fenêtre sur l’Afrique »
Journaliste : Sylvain Amos avec l’intervention d’un confrère basé en Allemagne : Romain Koudjodji
Email : fenetre.afrique@gmail.com
Samedi 22 mai 2010, 20-21h.
AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence
1. Introduction : Du « new look » au « new deal » de l’interdépendance
Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[ref] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, « Discours du Président Obama au Ghana », 12 juillet 2009, voir
Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité
En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats. »
Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances.
Faut-il couper le Nigéria en deux ?
Le Colonel Kadhafi a provoqué un énorme scandale, le 16 mars dernier, en proposant une partition du Nigeria. « C’est la seule chose qui pourrait faire cesser les violences entre chrétiens et musulmans », a-t-il lancé. Aussitôt, le président du Sénat nigérian l’a traité de « fou », et le Nigeria a rappelé son ambassadeur à Tripoli. Mais le numéro Un libyen est-il aussi « fou » que cela ?
TOGO : CONVAINCRE LES OCCIDENTAUX Irrégularités, invalidation et transition
Le moins que l’on puisse dire est que tout le processus électoral au Togo n’a permis : ni de sortir le pays d’une longue crise de 43 ans d’un système dynastique, ni à la vérité des urnes de confirmer Faure Gnassingbé comme président légitime, ni de réussir l’alternance politique avec un jeu clair des partis d’opposition.















