A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.
Berlin
ACP ET UE : UN PARTENARIAT EN MOUVEMENT ?
Les accords de partenariat économiques (APE) entre les 27 pays de l’Union européenne (UE) et les 79 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ne passent pas auprès d’une grande majorité des pays africains. Depuis le 1er janvier 2008, la dérogation de l’UE auprès de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qui exonère les pays ACP de droits de douanes sur le territoire européen est virtuellement terminée.
AFRIQUE : RISQUES TOUAREGS, UN ALIBI COMMODE
Depuis que l’Afrique a été découpée contre le gré de ses populations en 1885 lors de la Conférence de Berlin et que les chefs d’Etat africains, depuis 1963, s’accordent collectivement pour refuser la levée de l’intangibilité des frontières en Afrique, les risques de conflits sur le continent n’ont pas globalement diminué. Ils ont changé de nature.
NIGERIA : CORRUPTION BALISEE ET NOUVEAU DEPART ?
Selon le baromètre mondial de la corruption de Transparency International (TI), les efforts des gouvernements africains pour lutter effectivement contre la corruption restent une préoccupation importante. La moyenne annuelle de corruption dans le monde est de 28 sur une échelle où 100 correspond au pays le plus corrompu dans le monde et 0 celui qui l’est le moins.
IIème Conférence mondiale des intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (CIAD II)
Les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine et les Caraïbes ont été souvent « platoniques » si l’on se réfère aux échanges des biens et services entre les deux continents. La solidarité tant souhaitée ne peut que reposer sur une organisation solide et fondée sur des organisations travaillant en réseaux avec pour objectif premier : la transparence, la performance et la solidarité.
Le mépris du peuple togolais ?
Ceux parmi les dirigeants africains ou internationaux qui croyaient qu’il était possible de continuer à appliquer « le dialogue politique » après le 25 février pour faire revenir Faure Gnassingbé et son réseau « réseau militaro-parlementaire » à la raison offrent tout simplement la possibilité à ces derniers de s’organiser et de gagner du temps. Cette technique permet de compter sur un essoufflement éventuel de la résistance du peuple togolais tant à l’intérieur qu’au niveau de la Diaspora, et à trouver une sortie provisoire et honorable pour le fils de feu Eyadéma Gnassingbé afin de préserver ses chances pour une participation à des élections présidentielles.
La souveraineté confisquée au Togo
La diplomatique collective africaine sur le Togo, que ce soit la CEDEAO ou l’Union africaine, s’apparente à une diplomatie de la « palabre ». En mettant en œuvre, après maintes discussions contradictoires, les sanctions contre le Togo (rappel des ambassadeurs, interdiction de voyager, suspension de la participation aux activités de la CEDEAO, sanctions commerciales ciblées ou en dernier ressort une action militaire d’envergure pour faire rétablir une réalité démocratique au Togo), les présidences de la CEDEAO et de l’Union africaine témoignent de leur volonté commune pour rétablir l’ordre constitutionnel au Togo.
L’AFRIQUE EST-ELLE INCAPABLE DE S’UNIR ?
Lever l’intangibilité des frontières et opter pour un passeport commun.
L’exploitation du continent africain, la colonisation, les ingérences multiples, l’allégeance alimentaire ont pu perdurer en Afrique grâce à l’absence d’unité. L’Afrique n’arrive-t-elle à s’unir que sur ses désaccords ?












