Dans le cadre de la double présidence française du G8 et du G20 qui a commencé depuis novembre 2010, Nicolas Sarkozy, le Président français, a dévoilé son agenda le 24 janvier 2011 sans apporter de précisions sur les moyens concrets de mettre en œuvre des objectifs. Les chances de faisabilité de nombreuses propositions, pourtant alléchantes, semblent relever d’une opération de communication. Les annonces précédentes sont passées sous silence. Et les vrais problèmes que constituent le contrôle des banques et la limitation des profits distribués ne sont pas abordés. Le G20 travaille-t-il pour améliorer le sort des 172 Etats non représentés dans le G20 ? Le G20 cherche-t-il à mieux surveiller et contrôler les velléités futures de résistance, voire de révolte économique, des 172 pays laissés pour compte ? Avec une Afrique divisée – entre les dirigeants qui trahissent la cause de population en faisant passer les intérêts étrangers avant ceux des populations locales et les dirigeants qui tentent d’organiser leur souveraineté économique -, les marges de manœuvre pour une Afrique considérée au mieux comme un simple observateur, au pire comme une variable d’ajustement pour les puissances moyennes, pose problème. Le G20 tente-t-il d’institutionnaliser la postcolonie en organisant l’exclusion de l’Afrique dans les décisions la concernant ?
Commerce
GUINEE : Passation de pouvoir exemplaire et COTE D’IVOIRE : La situation se cristallise
GUINEE : Une passation de pouvoir exemplaire : Le général SEKOUBA quitte le pouvoir avec tous les honneurs, de son pays, de l’Afrique et du monde entier et le président élu ALPHA CONDE est investi ce jour CHEF DE L’ETAT ! Quel modèle !
COTE D’IVOIRE : La situation se cristallise : quelle sortie de la crise peut-on envisager ? Que peuvent faire les forces internationales en Côte d’Ivoire ? Environ 10 000 casques bleus, policiers et civils de l’opération des Nations unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci) sont présents sur le sol ivoirien. En ajoutant les 900 soldats de la force française Licorne, la communauté internationale est, sur le papier, largement en mesure de faire appliquer ses décisions sur le territoire. Pourtant, jusqu’ici, ce sont bien les forces loyalistes qui contrôlent les rues d’Abidjan, et le président sortant, Laurent Gbagbo, a exigé le départ des troupes étrangères.
UNION AFRICAINE – UNION EUROPÉENNE 3e Sommet sans accord !
C’est depuis 2000 durant le sommet du Caire en Egypte que les relations formalisées entre les blocs de l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) se sont institutionnalisées. Aujourd’hui dans le cadre d’une situation post-crise financière de 2008, il est question de trouver les voies et moyens de relancer la croissance économique, la création d’emplois ainsi qu’en filigrane tenter de créer des opportunités nouvelles tirées des synergies UA/UE qui n’ont pas véritablement profité à l’Afrique depuis les années 1960.
Du G20 au G21 : Solidarité, interdépendance et Afrique
La souveraineté commerciale a réorienté le G20 de Séoul, Corée du Sud (11-12 novembre 2010) vers la formation d’une future gouvernance économique du monde, même si les pays pauvres sont encore largement exclus. Malheureusement, la solidarité internationale effective n’est pas au rendez-vous. Ou plus exactement, la notion de don, cette forme moderne de la charité étatique a fait place à la solidarité fondée sur le retour sur investissement. Le partage de rôles entre le G20 et le Conseil de sécurité tend à émerger à la vitesse de l’escargot au plan politique. Le volet économique semble petit à petit se négocier au sein d’un groupe élargi qui a besoin de donner une voix décisionnelle à l’Afrique en évoluant en G21.
AUTRICHE ET INTEGRATION : Pour une nouvelle politique
La ville de Vienne en Autriche est connue pour son opéra mais aussi comme une ville touristique de plus en plus attractive. Il faut constater que les efforts déployés par la Mairie de Vienne n’y sont pas étrangers.
INFRASTRUCTURE AFRICAINE : Entre financement et rendement décroissant
Entre 1998 et 2008, les échanges commerciaux entre les pays de l’Afrique subsaharienne ont chuté passant de 12,6 % à 11,5 %[ref]World Bank, WBI 2010, p. 369.[/ref] du total des échanges. Il va de soi que la faiblesse, la vétusté, le manque de maintenance des infrastructures sur le continent est en partie responsable. En comparaison, le niveau des échanges intra-asiatiques, bien plus élevé que celui d’Afrique subsaharienne, est à mettre en parallèle avec le niveau des infrastructures en Asie de près de 50 % supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne.
Burkina-Faso et la démocratie palliative en Afrique
Les 5 millions 200 mille électeurs rwandais votaient ce lundi 9 août pour une élection présidentielle sans surprise. Le chef de l’Etat sortant Paul Kagame, au pouvoir depuis le génocide de 1994 et sans véritable opposition, est assuré de la victoire. Dans le calme et la discipline, les électeurs se sont pressés dès l’aube devant les bureaux de vote, à Kigali comme en province. Clôture du scrutin à 13 heures TU.
Yves Amaïzo: Nous privilégions la vérité des urnes et des comptes
«Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence « Afrology » et Coordonnateur International provisoire du Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), Togo était notre invité au Lynx. L’économiste dans cette longue interview pointe du doigt la réalité togolaise. Il pose le problème et propose des solutions alternatives. Par exemple le déficit de la dette oscille entre -4,6 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2005 à l’arrivé de Faure Gnassingbé et est estimé à -6,7 % du PIB en 2010. Le Togo, malgré une amélioration d’un rang par rapport à 2009 (166e sur 183), n’est passé en 2010 qu’au rang de 165 sur 183. Des chiffres qui laissent à réfléchir.
Vous voulez un condensé de tout le drame togolais ?
Cette interview vous l’éclaire ». Bonne Lecture !
APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie
A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.
Le retour de la Russie sur la scène africaine
La Russie n’est pas membre de l’OMC et à ce titre ne commerce que ce manière très sélective avec le reste du monde, moins de 0,1 % du commerce mondial avec l’ensemble de l’Afrique subsaharienne en 2007. Une nouvelle approche de partenariat se met en place qui mélange tant les rapports d’Etat à Etat mais qui promeut les liens entre les acteurs du secteur privé entre eux. L’Etat africain pourrait même devenir « l’empêcheur de tourner en rond » à moins que la régulation prenne dessus sur l’interventionnisme intempestif. Démarrer cette nouvelle approche à partir des relations entre les parlementaires russes et africains demeurent une originalité. Mais chacun connaît l’importance et le poids des parlementaires. Quant à la répresentativité effective des populations respectives par les parlementaires, on peut s’interroger sur la qualité de la démocratie comme accélérateur ou pas de la création de richesse partagée en Afrique et en Russie. le débat, l’avant dernier de la Journaliste de Radio France Internationale (RFI) Madeleine Mukamabano, reste instructif.
AFRIQUE ET ETATS-UNIS : Bi-régionalisme, représentativité et pouvoir d’influence
1. Introduction : Du « new look » au « new deal » de l’interdépendance
Avant et après le discours d’Accra de Barack Obama[ref] Barack H. Obama, version française du discours : Organisation de la Presse Africaine, « Discours du Président Obama au Ghana », 12 juillet 2009, voir
Au service du développement de l’Afrique : Une banque entre finance et solidarité
En 2005, avec une confortable majorité (78,82 % des actionnaires), l’ex-ministre rwandais des finances et de la planification économique, M. Donald Kaberuka, recevait le mandat de mettre en œuvre ses ambitions pour le continent au service de la Banque africaine de développement (BAD). Reconnu pour avoir redressé et modernisé l’économie du Rwanda après le génocide de 1994, il se fixa pour objectif de « hisser la BAD au niveau de ses homologues, la Banque asiatique de développement et la Banque interaméricaine de développement, en termes d’efficacité et de résultats. »
Depuis, cette institution accompagne les priorités nationales et régionales des Etats membres (lire « Points de repère »), non sans prendre en compte ses propres visions fondées sur la promotion mondiale du continent, la réduction de la pauvreté, l’intégration et le renforcement de la compétitivité de l’Afrique sur les marchés internationaux. Pareille action a été possible grâce à une décentralisation des opérations vers des bureaux de représentation localisés, une réduction de la bureaucratie et un renforcement des capacités d’anticipation et d’analyse économique de l’institution, qui aspire à devenir un centre d’excellence et de transfert des connaissances.
Interview: Dr Yves Ekoué Amaïzo décortique la très mauvaise gouvernance au Togo
Ici l’économiste décortique la très mauvaise gouvernance togolaise sous Faure. De la difficulté d’investir en passant par la lourde dette du Togo, l’économiste brosse, s’interroge et propose. Faure va-t-il enfin l’écouter, ou va-t-il continuer par faire de la fuite en avant. L’interview est un condensé de tout le drame de la pauvreté au Togo qui prend l’allure d’une fatalité . Dossier spécial : « D’après la Banque africaine de Développement, le solde de la balance courante en 2008 pour le Togo était négatif avec un record de -212 millions de $US soit -123 108 millions de FCFA. Pour 2010, le déficit serait autour de -6,7 % du PIB (Economist intelligence unit, avril 2010), ce qui veut dire que les revenus de l’Etat avec les dons reçus moins les dépenses et les arriérés de paiement demeurent négatifs.















