La souveraineté commerciale a réorienté le G20 de Séoul, Corée du Sud (11-12 novembre 2010) vers la formation d’une future gouvernance économique du monde, même si les pays pauvres sont encore largement exclus. Malheureusement, la solidarité internationale effective n’est pas au rendez-vous. Ou plus exactement, la notion de don, cette forme moderne de la charité étatique a fait place à la solidarité fondée sur le retour sur investissement. Le partage de rôles entre le G20 et le Conseil de sécurité tend à émerger à la vitesse de l’escargot au plan politique. Le volet économique semble petit à petit se négocier au sein d’un groupe élargi qui a besoin de donner une voix décisionnelle à l’Afrique en évoluant en G21.
conscience
Interview du 6 novembre 2010 Avec FM Liberté : Le Point sur le Togo
Journaliste : Kodjo Epou, Directeur des opérations, FM Liberté, Chicago, USA ;
Interview: Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Coordinateur International provisoire, CVU.
1. Vous êtes le Coordinateur international du Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), un Collectif qui a été très actif ces derniers mois au Togo. Pouvez-vous nous citer quelques résultats tangibles qu’on peut mettre à l’actif de votre jeune association ?
YEA : Je tiens d’abord à vous remercier pour l’invitation et aussi le travail important que fait la radio FM liberté pour la liberté d’expression et la vérité des faits. A ce titre, c’est comme si vous poursuivez les mêmes objectifs que le CVU, la vérité des urnes et la vérité des comptes publics. Mais la vérité tout court devrait permettre au Togo de retrouver le chemin de son destin et non celui imposé par un groupe d’individus adeptes d’une vision alimentaire et patrimoniale de la gouvernance…
AUTRICHE ET INTEGRATION : Pour une nouvelle politique
La ville de Vienne en Autriche est connue pour son opéra mais aussi comme une ville touristique de plus en plus attractive. Il faut constater que les efforts déployés par la Mairie de Vienne n’y sont pas étrangers.
Des réponses alternatives pour l’Afrique
Yves Ekoué Amaïzo est un économiste franco-togolais multidisciplinaire (DEA banque et finance, Doctorat en droit, économie et gestion de l’informatique des organisations à Lyon et MBA spécialisé en Management des entreprises à Wales, Royaume Uni). Pendant près de 20 ans, il a occupé plusieurs postes dans une agence spécialisée des Nations Unies : études de faisabilité, investissement, conseil, négociations, stratégies et développement du secteur privé… Il offre des conseils depuis 2008 en tant qu’expert indépendant avec une focalisation sur le Management à l’international. En parallèle, il occupe la fonction de Directeur de la collection « Interdépendance africaine » aux Editions Menaibuc, il est Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence « Afrology » et membre des économistes alternatifs (The Other Canon, Oslo).
CONSENSUS ANTI-CONSENSUS DE WASHINGTON : Vers le solidarisme contractuel dans l’architecture financière mondiale
Suite au sauvetage massif des banques par les Etats et la nouvelle réglementation du secteur bancaire dite de « Bâle III », la crise financière et économique est définitivement derrière nous. En effet, d’après Bâle III, les institutions financières doivent faire passer leurs fonds propres à 4,5 % du total du bilan avant 2015 et mettre de côté avant 2019 2,5 % de ce bilan comme un fond de précaution obligatoire. Il est encore possible pour de nombreuses banques d’échapper à cette réglementation sans être inquiétées. La fragile reprise économique ne permet pas réellement de mettre en œuvre ces décisions politiques, d’où l’avertissement de nombreux banquiers qui rappellent que « la nouvelle réglementation pourrait étouffer la reprise » surtout qu’une certaine flexibilité pourrait être introduite dans les normes relatives à la liquidité, dès lors que les fluctuations défavorables du marché pourraient l’exiger.
INFRASTRUCTURE AFRICAINE : Entre financement et rendement décroissant
Entre 1998 et 2008, les échanges commerciaux entre les pays de l’Afrique subsaharienne ont chuté passant de 12,6 % à 11,5 %[ref]World Bank, WBI 2010, p. 369.[/ref] du total des échanges. Il va de soi que la faiblesse, la vétusté, le manque de maintenance des infrastructures sur le continent est en partie responsable. En comparaison, le niveau des échanges intra-asiatiques, bien plus élevé que celui d’Afrique subsaharienne, est à mettre en parallèle avec le niveau des infrastructures en Asie de près de 50 % supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne.
INTERVIEW RADIO KANAL K, Suisse
Kanal K : Le CVU dont vous êtes le coordinateur international provisoire vient de sortir une déclaration qui met en cause la neutralité de Blaise Compaoré président du Burkina Faso principal facilitateur de la crise politique du Togo. Est-ce à dire que la facilitation du président Blaise a échoué ?
MOINS DE 5 % DES PRISONNIERS POLITIQUES LIBERES AU TOGO : QUI FAUT-IL REMERCIER ?
Au Togo, les « tentatives d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat » constituent un motif d’accusation qui permet aux militaires antirépublicains de kidnapper des citoyens togolais, de les séquestrer, de faire en sorte que la garde à vue au Togo peut durer près de six mois.
TOGO : INTIMIDATION DES CONTRE-POUVOIRS, TENTATIVES D’ASSASSINAT ET BASTONNADES
Pas un jour le soleil ne se lève désormais sur le Togo, sans qu’il ne mette en lumière les exactions toujours plus caractérisées du pouvoir RPT-AGO de Faure Gnassingbé, à l’encontre de tous ceux qui dans ce pays sont épris de justice de liberté et de progrès social. La nouvelle alliance RPT-AGO n’est rien d’autre qu’un mariage de raison contre l’avis du Peuple togolais où la circulation d’argent ne peut être exclue entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio.
TRANSPARENCE ET VERITE AU TOGO : ENTRE « INCIDENTS » ET OPERATIONS PUNITIVES
Le Togo traverse une période difficile depuis les élections du 4 mars 2010 entachées d’irrégularités graves. Le silence des uns et des autres a contribué à ouvrir la voie à une situation d’insurrection larvée. Les marches et veillées de prière qui ne sont que des expressions de contestation dans un pays où l’on kidnappe, tue, et négocie après, pose problème. La réalité est que ces entorses aux droits humains et à la démocratie sont de plus en plus qualifiées d’« incidents » et restent impunies. On ne sait plus qui dirige l’armée à moins que comme Al Qu’Aïda, il y ait des entités autonomes qui se chargent de faire des opérations punitives, parfois sans en informer la hiérarchie militaire, difficile à identifier dans une opacité institutionnalisée. Avec des pourparlers qui se profilent pour trouver peut-être une sortie de crise à l’avantage de ceux qui ont poussé le Togo dans cette crise, il y a lieu, pour les mouvements citoyens indépendants de chercher à faire émerger une partie de ce qui reste de la transparence et de la vérité au Togo.
Crise sociale au Togo : Neutralité coupable ou engagement ?
Avec le bilan négatif et peu glorieux de la Banque mondiale sur l’état de la gouvernance économique et politique du Togo, il appartenait au CVU de présenter sa position du point de vue des populations togolaises, de plus en plus nombreuses à solliciter le CVU pour faire émerger la vérité, celle des populations. En faisant un état des lieux sur la base de quelques sujets d’actualité tous ayant des conséquences sur la crise sociale, économique et politique que vit le Togo sous un régime de démocratie palliative, de plus en plus kidnappeur des contre-pouvoirs républicains et nationalistes, le mot clé qui revient en boucle est « pauvreté, pauvreté, pauvreté »… et humiliation.
RWANDA ET BURKINA-FASO : La maîtrise de la démocratie palliative ?
Le mode d’emploi pour conserver le pouvoir sans trop d’effusions de sang se trouve dans les expériences de la démocratie palliative en Afrique. Le Burkina et le Rwanda viennent gonfler la longue liste inaugurée par la Tunisie, le Kenya, le Zimbabwe, le Gabon, le Togo pour ne citer que ces quelques cas qui passent de l’exception au droit commun. Tous ces pays tentent de justifier l’autoritarisme comme un moyen d’assurer le développement d’abord, la démocratie plus tard. Mais nombreux sont-ils en fait à ne faire qu’endetter les pays sans que le retour économique pour l’ensemble de la population se manifeste sous forme d’amélioration du bien-être.
VERITE DES URNES ET NEUTRALITE COUPABLE : Le vote des Africains va devoir être compté !
Introduction : la Démocratie de l’autosatisfaction en Afrique
J’ai été un si bon dirigeant que pour « me récompenser » et « récompenser le peuple », je reste au pouvoir. Voici la phrase magique qui est à la base de toutes les entorses à la démocratie en Afrique. Il suffit de citer les pays comme le Zimbabwe, le Kenya ou le Libéria du côté des pays anglophones ou alors du côté francophone, le Gabon, le Togo, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, le Niger ou même la Guinée où des agents sous-traitants discrets parfois bien clairement identifiés tentent, de manière subtile et souvent avec succès, à modifier la vérité des urnes en Afrique. Le tout est régulièrement camouflé sous des manifestations et des heurts parfois violents qui créent la diversion et permet aux donneurs d’ordre de se donner une bonne conscience tout en rejetant les responsabilités sur une désorganisation technique bien orchestrée.

















