A la fin de l’année 2010, la Communauté internationale a choisi, malgré elle, de mettre en avant une approche politique du « deux poids, deux mesures » pour gérer les questions internationales, africaines et arabes en particulier. Elle a systématiquement refusé de soutenir les oppositions démocratiques, y compris en Arabie Saoudite, avec comme argument majeur la garantie d’un approvisionnement en pétrole. Cette politique, qui permet à l’imbroglio palestinien de perdurer, tend à être remise en cause dans le monde arabe, où des Peuples longtemps privés de liberté ont pris leurs affaires en main, avec une hargne et une audace nouvelle. Il est aussi question de retrouver une dignité perdue, d’imposer le respect des droits du citoyen à choisir ses dirigeants, qui ne peuvent être remplacés par des personnalités « militaro-civiles » non élues.
Chine
INTERVIEW du Dr Yves Ekoué Amaïzo sur RADIO KANAL K, Suisse
KANAL K Samedi 5 mars 2011,20h Suisse. Journalistes : Sylvain Amos un confrère basé en Allemagne : Romain Koudjodji Email : fenetre.afrique@gmail.com Samedi 5 mars 2011, 20-21h. Partenaires: Togocity.com et icilome.com Invité : Dr Yves Ekoué Amaïzo, Directeur du Groupe de réflexion et d’Action, Afrology et aussi le Coordinateur Provisoire du Collectif pour la Vérité des […]
G20 ET INSTITUTIONALISATION DE LA POSTCOLONIE : L’Afrique exclue des décisions ?
Dans le cadre de la double présidence française du G8 et du G20 qui a commencé depuis novembre 2010, Nicolas Sarkozy, le Président français, a dévoilé son agenda le 24 janvier 2011 sans apporter de précisions sur les moyens concrets de mettre en œuvre des objectifs. Les chances de faisabilité de nombreuses propositions, pourtant alléchantes, semblent relever d’une opération de communication. Les annonces précédentes sont passées sous silence. Et les vrais problèmes que constituent le contrôle des banques et la limitation des profits distribués ne sont pas abordés. Le G20 travaille-t-il pour améliorer le sort des 172 Etats non représentés dans le G20 ? Le G20 cherche-t-il à mieux surveiller et contrôler les velléités futures de résistance, voire de révolte économique, des 172 pays laissés pour compte ? Avec une Afrique divisée – entre les dirigeants qui trahissent la cause de population en faisant passer les intérêts étrangers avant ceux des populations locales et les dirigeants qui tentent d’organiser leur souveraineté économique -, les marges de manœuvre pour une Afrique considérée au mieux comme un simple observateur, au pire comme une variable d’ajustement pour les puissances moyennes, pose problème. Le G20 tente-t-il d’institutionnaliser la postcolonie en organisant l’exclusion de l’Afrique dans les décisions la concernant ?
DEUX POIDS, DEUX MESURES : DEUX AFRIQUES, DEUX PRESIDENTS !
En attendant que la Communauté internationale commence à prendre l’Union Africaine au sérieux et accepte la « Palabre », au sens étymologique du terme, la Côte d’Ivoire se retrouve avec deux Présidents de la République, comme au demeurant le Togo avec Faure Gnassingbé et Jean Pierre Fabre. Sauf que dans le deuxième cas, le candidat n’étant pas celui que la Communauté dite internationale a choisi, les médias dépendant des États, brillent par un silence assourdissant sur le cas Togo.
UNION AFRICAINE – UNION EUROPÉENNE 3e Sommet sans accord !
C’est depuis 2000 durant le sommet du Caire en Egypte que les relations formalisées entre les blocs de l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) se sont institutionnalisées. Aujourd’hui dans le cadre d’une situation post-crise financière de 2008, il est question de trouver les voies et moyens de relancer la croissance économique, la création d’emplois ainsi qu’en filigrane tenter de créer des opportunités nouvelles tirées des synergies UA/UE qui n’ont pas véritablement profité à l’Afrique depuis les années 1960.
Du G20 au G21 : Solidarité, interdépendance et Afrique
La souveraineté commerciale a réorienté le G20 de Séoul, Corée du Sud (11-12 novembre 2010) vers la formation d’une future gouvernance économique du monde, même si les pays pauvres sont encore largement exclus. Malheureusement, la solidarité internationale effective n’est pas au rendez-vous. Ou plus exactement, la notion de don, cette forme moderne de la charité étatique a fait place à la solidarité fondée sur le retour sur investissement. Le partage de rôles entre le G20 et le Conseil de sécurité tend à émerger à la vitesse de l’escargot au plan politique. Le volet économique semble petit à petit se négocier au sein d’un groupe élargi qui a besoin de donner une voix décisionnelle à l’Afrique en évoluant en G21.
« Les leaders africains n’ont plus de choix »
Yves Ekoué Amaïzo, économiste, président du collège des experts indépendants, explique en quoi le fonctionnement du FMA est incontournable.
Les experts indépendants dont vous faites partie militent pour un FMA placé en dehors des mots d’ordre des leaders de la politique africaine. Est-ce réaliste ?
Le Fonds monétaire africain se veut être un instrument technique ayant pour objectif de corriger de manière conjoncturelle et structurelle les dé ficits budgétaires. Ce sera un outil devant organiser progressivement la souveraineté monétaire de l’Afrique. Pour ces raisons, il doit être autono me pour être efficace. Créer cette institution est une chose, savoir comment elle va démarrer, qui est membre, quel sera son capital et le mode de fonctionnement, énoncer ce qu’il faut pour que la machine soit réellement une institution finan cière digne de ce nom est une autre Les experts indépendants apportent un regard extérieur, indépendant pour que les textes soient à l’image de l’institution dont rêve l’Afrique. Il est prévu des annexes qui offrent des alternatives aux Etats au cas où ils ne seraient pas d’accord sur certains articles.
Des réponses alternatives pour l’Afrique
Yves Ekoué Amaïzo est un économiste franco-togolais multidisciplinaire (DEA banque et finance, Doctorat en droit, économie et gestion de l’informatique des organisations à Lyon et MBA spécialisé en Management des entreprises à Wales, Royaume Uni). Pendant près de 20 ans, il a occupé plusieurs postes dans une agence spécialisée des Nations Unies : études de faisabilité, investissement, conseil, négociations, stratégies et développement du secteur privé… Il offre des conseils depuis 2008 en tant qu’expert indépendant avec une focalisation sur le Management à l’international. En parallèle, il occupe la fonction de Directeur de la collection « Interdépendance africaine » aux Editions Menaibuc, il est Directeur du groupe de réflexion, d’action et d’influence « Afrology » et membre des économistes alternatifs (The Other Canon, Oslo).
CONSENSUS ANTI-CONSENSUS DE WASHINGTON : Vers le solidarisme contractuel dans l’architecture financière mondiale
Suite au sauvetage massif des banques par les Etats et la nouvelle réglementation du secteur bancaire dite de « Bâle III », la crise financière et économique est définitivement derrière nous. En effet, d’après Bâle III, les institutions financières doivent faire passer leurs fonds propres à 4,5 % du total du bilan avant 2015 et mettre de côté avant 2019 2,5 % de ce bilan comme un fond de précaution obligatoire. Il est encore possible pour de nombreuses banques d’échapper à cette réglementation sans être inquiétées. La fragile reprise économique ne permet pas réellement de mettre en œuvre ces décisions politiques, d’où l’avertissement de nombreux banquiers qui rappellent que « la nouvelle réglementation pourrait étouffer la reprise » surtout qu’une certaine flexibilité pourrait être introduite dans les normes relatives à la liquidité, dès lors que les fluctuations défavorables du marché pourraient l’exiger.
INFRASTRUCTURE AFRICAINE : Entre financement et rendement décroissant
Entre 1998 et 2008, les échanges commerciaux entre les pays de l’Afrique subsaharienne ont chuté passant de 12,6 % à 11,5 %[ref]World Bank, WBI 2010, p. 369.[/ref] du total des échanges. Il va de soi que la faiblesse, la vétusté, le manque de maintenance des infrastructures sur le continent est en partie responsable. En comparaison, le niveau des échanges intra-asiatiques, bien plus élevé que celui d’Afrique subsaharienne, est à mettre en parallèle avec le niveau des infrastructures en Asie de près de 50 % supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne.
« SILENCER » LE PEUPLE AFRICAIN : Le Mozambique confirme la règle
L’augmentation du prix de nombreux produits et services au cours du mois d’août 2010, celui du pain en particulier, a fait exploser la patience des Mozambicains. Maputo a connu des émeutes de la faim, ou plus exactement du pouvoir d’achat. Comme réponses, ce furent des gaz lacrymogènes, des tirs à balles réelles, des blessés et des morts. Lorsque Armando Guebuza, le Président du pays, sort de sont mutisme et après avoir procédé à l’augmentation de la plupart des services et denrées de première nécessité, il rappelle « très sereinement » que rien ne changera dans sa politique. La hausse des prix est maintenue, même si mort d’hommes s’en suit.
Crise sociale au Togo : Neutralité coupable ou engagement ?
Avec le bilan négatif et peu glorieux de la Banque mondiale sur l’état de la gouvernance économique et politique du Togo, il appartenait au CVU de présenter sa position du point de vue des populations togolaises, de plus en plus nombreuses à solliciter le CVU pour faire émerger la vérité, celle des populations. En faisant un état des lieux sur la base de quelques sujets d’actualité tous ayant des conséquences sur la crise sociale, économique et politique que vit le Togo sous un régime de démocratie palliative, de plus en plus kidnappeur des contre-pouvoirs républicains et nationalistes, le mot clé qui revient en boucle est « pauvreté, pauvreté, pauvreté »… et humiliation.
RADIO VICTOIRE – TOGO
Interview Radiophonique d’un membre du CVU
Radio Victoire – Togo – Emission Invité d’honneur après le Journal de 12h 30

















