Avec l’arrangement politique de Ouagadougou du 19 août 2006 intitulé « accord politique global », les partis signataires ont, de fait, accepté le principe de ne plus remettre en cause, temporairement, la présidence actuelle et d’aller vers des élections législatives en octobre 2007. Cela permet à certains pays européens de légitimer le régime actuel.
Communauté internationale
Dialogue-facilitation au Togo : Arrangement politique partiel et réductionnisme démocratique
Le 12e dialogue inter-togolais, ouvert le 21 avril 2006 à Lomé a essuyé un sérieux blocage car aucun des véritables sujets sensibles n’ont trouvé de solutions. Il s’agit entre autres de nouvelles élections présidentielles à deux tours, de la réforme de la constitution et des institutions, de la représentation et du vote de la Diaspora et surtout de la refonte du mandat des forces armées togolaises, anti-chambre du pouvoir.
Togo: Du vrai-faux dialogue inter-togolais à l’espérance
Aucun peuple ne peut se plaindre indéfiniment de son chef sans s’attaquer à ceux qui estiment pouvoir le remplacer. Après des années de vrais faux dialogues, il y a lieu de laver le linge sale tant du côté du pouvoir en place que des oppositions empêtrées dans leur querelles intestines et manquant de vision, de programme et d’ambition pour le peuple togolais.
Architecture monétaire en panne : Discipline monétaire, retard et crédibilité
Les monnaies africaines servant d’équivalent général, de monnaie de réserve et de compte dans les transactions ne peuvent évoluer vers une monnaie commune d’ici à l’an 2021 sur simple décision des chefs d’États membres de l’Union africaine.
Médiation à l’Africaine : Vers un système d’autorégulation de la paix
Toute forme de médiation intervient en principe lors de la prévention ou de la résolution d’un différend. Il s’agit soit d’organiser une intermédiation avec pour objectif de trouver un consensus en prévention d’un différend ou de réconcilier des parties en situation de l’après-conflit. Cette action d’entremise passe nécessairement par une forme ouverte et transparente de la négociation, une forme de transaction basée sur un compromis.
Haïti : Autodétermination et responsabilité
Avec une victoire au premier tour de René Préval, il faut se réjouir d’un retour de la communauté internationale à la valorisation de l’éthique électorale en terre haïtienne. Cette victoire, liée à un constat de « fraudes massives ou d’erreurs grossières », a conduit à un changement de comptabilisation d’un conseil électoral à l’écoute de la communauté internationale.
Togo : Refondation démocratique et croissance partagée
Lorsque la pauvreté augmente au Togo et qu’il apparaît que les salaires mêmes de certains fonctionnaires togolais risquent de ne plus être honorés, comme au demeurant une grande partie de la dette intérieure due au secteur bancaire et aux entreprises locales, on peut se demander s’il est nécessaire d’opter pour des dépenses somptuaires pour la commémoration d’un certain 13 janvier 1963. Pour ce faire, et pour prévenir tout imprévu, le Ministre de la défense, considéré par certains comme le véritable Président-bis du Togo, a procédé à la fin décembre 2005 à une réorganisation en profondeur des forces armées togolaises (FAT)
Gouvernance pour le développement au 21e siècle de l’Afrique
Le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) – cette entreprise de reconstruction continentale – qui insiste ainsi sur la nécessité d’instaurer des règles de bonne gestion, de trouver des solutions africaines aux conflits et d’encourager la démocratisation par l’instauration de mécanismes d’évaluation par les pairs, n’illustre-t-il pas l’impact de la notion de gouvernance en matière de régionalisation ? Peut-on trouver des structures et politiques similaires en Amérique latine en lien avec la gouvernance ?
Rationaliser le rôle des institutions financières en Afrique
Lors des dernières assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI (septembre 2005), le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), M. Donald Kaberuka, ancien ministre de l’économie et des finances du Rwanda, a estimé que la flambée des prix du pétrole risquait d’avoir un impact négatif sur la capacité de certaines économies à atteindre les objectifs du millénaire du développement.
Gestion bicéphale de l’impunité au Togo
La ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) fait partie de ces institutions que le gouvernement togolais souhaite affaiblir. Il suffit pour cela de s’assurer que les membres les plus actifs soient mis hors état d’enquêter, d’écrire, de contribuer à la liberté de la presse et l’évolution de la démocratie au Togo.
Togo : un Gouvernement « coupé-décalé » en postcolonie ?
Pour le peuple togolais, la géopolitique des Occidentaux ne peut s’affranchir des vues des relations privilégiées entre la France et l’Afrique. En effet, tant que les préoccupations de l’Etat français ne seront pas satisfaites, il y a des grandes chances que le « coupé-collé » de la démocratie française ne fonctionnera pas de si tôt au Togo. Faure Gnassingbé, actuel président consacré par la falsification des résultats prononcés par une Cour Constitutionnelle togolaise à sa solde, est une émanation d’une nouvelle forme de démocratie « coupée-décalée ».
S’adapter à la nouvelle géopolitique des Occidentaux au Togo ?
La communauté internationale a avalisé une élection présidentielle entachée de graves violations des droits humains, de graves fraudes électorales, de graves violations du droit à l’information, de falsification des résultats électoraux et de refus de recomptage des bulletins qui n’ont pas fait l’objet de « confiscation » par les éléments « contrôlés » de l’armée togolaise au service de Faure Gnassingbé.
Consensus sur la fraude électorale au Togo : Vers un gouvernement d’union nationale ?
Le Togo dispose d’un président intérimaire, Abass Bonfoh et de deux présidents autoproclamés sur la base de résultats provisoires. Faure Eyadéma, le timonier national junior, héritier de feu Gnassingbé Eyadéma estime avoir gagné la partie avec 60,22 % des voix et Emmanuel Bob Akitani, candidat consensuel de la coalition des partis de l’alternance, se considère comme le nouveau Président des Togolais avec 70 % des suffrages. L’un des trois ne représente pourtant pas le choix de la majorité du peuple togolais.

















