Le Togo est en pleine opérationnalité du coup d’Etat constitutionnel perpétré par un groupe de militaires togolais. Ces derniers ont porté Faure Gnassingbé, fils du père, au pouvoir. Pour satisfaire une communauté africaine et internationale soucieuse de sauver les apparences d’une démocratie écorchée depuis 38 ans au Togo, Faure Gnassingbé a délégué ses pouvoirs, de manière anti-constitutionnelle, au second vice-président de l’Assemblée nationale tout en gardant en sous-main le pouvoir.
Interdépendance
La spirale de la sagesse
L’aide de l’Union européenne au Togo, interrompue en 1993, n’a pas encore repris bien que le processus de normalisation, entamé le 15 novembre 2003 sur la base de 22 engagements pris le 14 avril 2004 a été mis en veilleuse suite au décès du président togolais Gnassingbé Eyadéma annoncé le 5 février 2005.
En décidant le 9 mars 2005 de ne pas envoyer de missions d’observation pour la prochaine élection présidentielle prévue selon la constitution togolaise, le 24 avril 2005 au Togo, l’Union européenne (UE) a pris une sage décision, celle de ne pas cautionner les résultats d’élections ne répondant pas à des standards démocratiques acceptables par la communauté internationale. La même décision avait été prise par l’UE pour les élections présidentielles togolaises de juin 2003, dans l’impossibilité à l’époque de pouvoir conduire une « mission exploratoire ».
L’Union africaine freine-t-elle l’unité des Africains ?
Majoritairement pauvre et souvent sans-voix, l’Afrique se retrouve souvent avec de nombreux prétendants non-Africains, parfois Africains y compris ceux de la Diaspora, qui s’arrogent unilatéralement le droit de s’exprimer au nom du peuple-citoyen sans nécessairement l’avoir consulté au préalable. Ce déni de représentativité effective apparaît de plus en plus en ce début de siècle comme l’une des caractéristiques des institutions internationales, régionales, voire africaines d’appui au développement durable.
Le mépris du peuple togolais ?
Ceux parmi les dirigeants africains ou internationaux qui croyaient qu’il était possible de continuer à appliquer « le dialogue politique » après le 25 février pour faire revenir Faure Gnassingbé et son réseau « réseau militaro-parlementaire » à la raison offrent tout simplement la possibilité à ces derniers de s’organiser et de gagner du temps. Cette technique permet de compter sur un essoufflement éventuel de la résistance du peuple togolais tant à l’intérieur qu’au niveau de la Diaspora, et à trouver une sortie provisoire et honorable pour le fils de feu Eyadéma Gnassingbé afin de préserver ses chances pour une participation à des élections présidentielles.
La souveraineté confisquée au Togo
La diplomatique collective africaine sur le Togo, que ce soit la CEDEAO ou l’Union africaine, s’apparente à une diplomatie de la « palabre ». En mettant en œuvre, après maintes discussions contradictoires, les sanctions contre le Togo (rappel des ambassadeurs, interdiction de voyager, suspension de la participation aux activités de la CEDEAO, sanctions commerciales ciblées ou en dernier ressort une action militaire d’envergure pour faire rétablir une réalité démocratique au Togo), les présidences de la CEDEAO et de l’Union africaine témoignent de leur volonté commune pour rétablir l’ordre constitutionnel au Togo.
Un plan Marshall à crédit pour l’Afrique
A la différence de l’aide conditionnelle du plan Marshall américain pour l’Europe de l’après-guerre 39-45, il est de plus en plus question pour certains pays riches de proposer un plan Marshall à crédit pour l’Afrique. La surenchère en matière d’offres de financement après le Tsunami asiatique a peu de chance de se renouveler. Malgré la réticence des Etats-Unis, du Japon, voire de l’Allemagne, Tony Blair souhaite relever ce défi lors de sa présidence tournante du G8 et de l’Union européenne. La croissance économique est donc nécessaire, mais elle doit pouvoir être partagée pour permettre de limiter, de manière pérenne, les défaillances des marchés au même titre que les défaillances des Etats économiquement faibles.
Yves Ekoué Amaïzo, économiste spécialisé en stratégie à l’ONUDI
Docteur d’université en droit, économie et gestion de l’informatique des organisations, Yves Ekoué Amaïzo travaille à l’ONUDI et dirige une collection de livres traitant du développement de l’Afrique
UNITÉ ET DIVISION DE L’AFRIQUE DU SUD
l’interdépendance par la constitution. L’Afrique du Sud d’aujourd’hui construit son identité à partir de multiples communautés. Elle est à la fois une et plurielle, comme l’affirme sa constitution
CRISES ET RÉBELLIONS DANS LE « PRÉ CARRÉ » FRANÇAIS
Ce qui paralyse le pouvoir ivoirien.
Les pays africains ont souvent à leur tête des dirigeants dont la légitimité n’est ni confirmée ni stable. Opposant de longue date et aujourd’hui président de la Côte d’Ivoire, M. Laurent Gbagbo n’échappe pas à la règle. Les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’élection présidentielle qui l’a porté au pouvoir, avec l’exclusion, pour cause de non-« ivoirité », de certains candidats, ont lézardé la légalité de son mandat
Le NEPAD occidentalisé : l’indispensable réforme
Défendre ses droits est-ce la même chose que défendre ses intérêts ? C’est l’un des sujets en philosophie du Baccalauréat de juin 2002 en France. La réponse est en principe négative malgré les multiples nuances et exceptions. Mais pour le G8 réuni à Kananaskis, Alberta au Canada le 26-27 juin 2002, il n’y a pas de doute : c’est oui dès que l’on parle de l’Afrique !
Réseau fragmenté des pauvres : Créer un fonds de cohésion décentralisé
Le morcellement des infrastructures de communication telles que les chemins de fer en Afrique a abouti à une interconnexion largement inachevée, rendant l’acte d’aménagement du territoire chimérique. La communication immatérielle, qui suppose une véritable infrastructure de maillage doublée d’une densification en zones rurales, n’a jamais vraiment pu trouver les financements adéquats.
Le Courrier ACP-UE : PMA ou PFI ?
Les pays faiblement industrialisés : la globalisation par défaut.
éfinis par les Nations unies principalement à partir de quatre critères composites socio-économiques dont entre autres le produit intérieur brut (PIB) et un index composite comprenant la part de la production industrielle dans le PIB, les 49 PMA se retrouvent invariablement parmi les classifications diverses des institutions internationales. Mais invariablement définis par rapport aux pays industrialisés.
L’AFRIQUE EST-ELLE INCAPABLE DE S’UNIR ?
Lever l’intangibilité des frontières et opter pour un passeport commun.
L’exploitation du continent africain, la colonisation, les ingérences multiples, l’allégeance alimentaire ont pu perdurer en Afrique grâce à l’absence d’unité. L’Afrique n’arrive-t-elle à s’unir que sur ses désaccords ?

















