La Conférence de Copenhague a donné des résultats plus que décevants pour l’Afrique. Cela n’a rien d’étonnant puisque les priorités données par les dirigeants africains eux-mêmes à ce dossier au cours des deux dernières décennies ne souffrent d’aucune réalité tangible. L’énergie solaire, les énergies renouvelables, la protection de l’écosystème forestier, les politiques de recyclage des déchets, la lutte contre les déchets toxiques, etc. n’ont pas été des priorités dans les arbitrages budgétaires des Etats africains. Toutefois, les dirigeants africains se sont donné le mot pour parler d’une même voix, malgré la défection de quelques chefs d’Etat d’Afrique centrale qui ont choisi de s’aligner sur la voix de la France et de conformer leur position de principe à celle d’une certaine « néo-françafrique ».
Solidarité
LA MUTATION DE L’AFRIQUE ENTRE 2010-2019 : Le partenariat intelligent comme stratégie
La décade 2000-2009 se termine. L’Afrique entre de plein pied dans la décade 2010-2019 sans avoir fait le bilan des responsabilités internes pour ce qui est du passé et sans avoir fixé les objectifs des 10 prochaines années au plan interne. Aussi sur 54 pays africains et 50 ans après les indépendances juridiques pour les uns, politiques pour les autres, les pays africains qui ne connaissent pas les devoirs et les responsabilités de l’indépendance économique sont largement majoritaires.
AFRIQUE : ALTERNATIVES EMERGENTES
Commencer un livre avec une conjonction de coordination de type emphatique « et » comme au demeurant le « Et demain l’Afrique » de l’ex-secrétaire général de l’OUA, Edem Kodjo, rappelle que Jean Ping s’inscrit bien dans un processus. Poser des questions, c’est y répondre de manière convaincante. C’est ce qu’à réussi Erik Reinert en puisant dans l’histoire économique pour expliquer le fossé économique entre riches et pauvres.
Crise financière mondiale : des réponses alternatives de l’Afrique – (CoDA 2009)
La Coalition pour le Dialogue sur l’Afrique (CoDA) propose une lecture alternative des réponses à apporter aux conséquences en Afrique de la crise financière de 2008. Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables.
Réflexions sur l’Encyclique du Pape : Le développement humain intégral dans la charité et dans la vérité
En Afrique, la complexité du problème réside en grande partie dans les déficits de légitimité de nombreux gouvernants. Pour paraphraser le Pape, « les causes du mal-développement ne sont pas en premier lieu d’ordre matériel…mais sont liées au manque de fraternité entre les dirigeants et les peuples-citoyens ».
INDEPENDANCE, PRIVATISATIONS ET SOUVERAINETE : De la Banque au Togo à la Banque du Sud
Le Parlement togolais a adopté au mois d’août dernier une nouvelle loi portant sur la réglementation du système bancaire au Togo. Le point phare a été le fait que le capital social des banques et des établissements financiers est revu à hausse : de 1 à 3 milliards pour les banques et de 300 millions à 1 milliard FCFA pour les établissements financiers.
ENCORE UN SCANDALE A LA BEAC : Personne ne porte plainte !
C’est avec beaucoup de réactions de déshonneur que de nombreux Africains, ceux d’Afrique centrale en particulier, ont appris le scandale des malversations et du défaut du contrôle décisionnel au niveau de certaines agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) révélés par Jeune Afrique.
OMC : CRISE, COMMERCE ET EMPLOI
Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation mondiale pour le commerce (OMC), a entamé officiellement son 2e et dernier mandat de 4 ans le 1er septembre 2009. Il a été choisi comme candidat par défaut. En l’absence d’autres candidatures, on aurait pu croire à un succès fulgurant tel que cela avait été annoncé lors de sa première prise de fonction. En réalité, les choix de candidats pour diriger les organisations internationales résultent souvent d’un partage en catimini entre les pays les plus influents et puissants de ce monde et fondent une forme d’équilibre mondial des influences.
OBAMA ET L’AFRIQUE : « Déverrouiller » les dirigeants africains pour libérer les Africains
Moins d’un mois après le discours du Président des Etats-Unis, Barack Obama(i), prononcé le 11 juillet 2009 à Accra au Ghana, la secrétaire d’Etat en charge des affaires étrangères, Mme Hilary Clinton, sur instruction de son Président, effectuera une tournée dans sept pays en Afrique (Kenya, Afrique du sud, Angola, République démocratique du Congo, Nigeria, Liberia, Cap-Vert) du 5 au 14 août 2009. C’est une recomposition sélective des rapports américano-africains.
Union africaine : les raisons d’un blocage
Le rendez-vous est historique. Aujourd’hui et jusqu’à mardi 3 juillet, les chefs d’Etat africains réunis à Accra, au Ghana, pour le 9e sommet de l’Union africaine, vont plancher sur un vieux projet : la mise en place d’un gouvernement d’union et la création des Etats unis d’Afrique.
UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE : Organiser la lisibilité et la transparence
Le développement de l’Afrique ne peut qu’être l’affaire de tous les citoyens africains et non uniquement celle de quelques dirigeants africains.
FAUT-IL PARDONNER LE FMI POUR SES ERREURS ?
Avec la banqueroute d’un Etat riche comme l’Islande, la crise financière démultipliée par la déréglementation et la valorisation d’un système libéral privilégiant la spéculation, une autre crise financière ne doit pas être exclue. Elles pourraient être liées en Afrique à une difficile reprise du développement industriel du fait de la contraction des flux de capitaux privés, la réduction des transferts d’argent de la Diaspora, le nivellement de l’aide au développement, la contraction de la demande pour les matières premières africaines, la limitation de la marge de manœuvre pour les budgets des Etats africains et l’amplification de la corruption.
SORTIR DE LA CRISE EN DEVALUANT
Choisir le FCFA, le Dollar américain ou l’Euro?
Des interrogations alarmistes dans les pays francophones africains commencent à se cristalliser autour d’un refus de la dévaluation de la monnaie de la zone franc. Mais plus globalement, c’est la dévaluation des monnaies africaines par rapport aux monnaies des principaux pays riches qui est posée en filigrane.















