Le Débat du jour du Mardi 11 janvier 2011 19h10-19h30 sur Rfi Avec le Président français Nicolas Sarkozy à la tête du G20 pour un an, il importe de s’interrroger sur le sort réservé à l’Afrique. Ce continent doit continuer à rester un simple observateur ou est-ce que le Président Sarkozy pourra convaincre les autres membres […]
Débat
DEUX POIDS, DEUX MESURES : DEUX AFRIQUES, DEUX PRESIDENTS !
En attendant que la Communauté internationale commence à prendre l’Union Africaine au sérieux et accepte la « Palabre », au sens étymologique du terme, la Côte d’Ivoire se retrouve avec deux Présidents de la République, comme au demeurant le Togo avec Faure Gnassingbé et Jean Pierre Fabre. Sauf que dans le deuxième cas, le candidat n’étant pas celui que la Communauté dite internationale a choisi, les médias dépendant des États, brillent par un silence assourdissant sur le cas Togo.
COTE D’IVOIRE ET LA DÉMOCRATIE SÉLECTIVE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
Selon Madame le Représentant du Haut-commissaire des droits de l’Homme, les 50 morts et 200 blessés à la veille des fêtes de la fin d’année en Côte d’Ivoire sont en train de transformer l’imbroglio politique ivoirien en un imbroglio sécuritaire. Malgré les déclarations faites de part et d’autre d’avancer vers une « solution », pour le moment sans compromis et sans violence, la réalité sur le terrain porte les stigmates de combats non visibles que se livrent les partisans des deux « Présidents » de la Côte d’Ivoire, suite au viol du processus électoral lors de la proclamation des résultats de la présidentielle du 28 novembre. Les positions intransigeantes des deux parties – relayées parfois par la Communauté internationale – au lieu de préserver le rôle d’arbitre de celle-ci et d’être la source première de la solution en Côte d’Ivoire, pourraient transformer cette dernière en problème.
UNION AFRICAINE – UNION EUROPÉENNE 3e Sommet sans accord !
C’est depuis 2000 durant le sommet du Caire en Egypte que les relations formalisées entre les blocs de l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) se sont institutionnalisées. Aujourd’hui dans le cadre d’une situation post-crise financière de 2008, il est question de trouver les voies et moyens de relancer la croissance économique, la création d’emplois ainsi qu’en filigrane tenter de créer des opportunités nouvelles tirées des synergies UA/UE qui n’ont pas véritablement profité à l’Afrique depuis les années 1960.
Le Grand Débat du Vendredi 19 Novembre 2010
Le Grand Débat, c’est ,au jour le jour, le regard d’Africa N°1 sur l’actualité en France, en Afrique et dans le Monde. Décryptage et confrontation des idées….
Thèmes :
Burkina Faso : Une élection pour rien ?
A quoi sert le sommet du G20 ?
Madagascar : Drôle de putsch
Interview du 6 novembre 2010 Avec FM Liberté : Le Point sur le Togo
Journaliste : Kodjo Epou, Directeur des opérations, FM Liberté, Chicago, USA ;
Interview: Dr Yves Ekoué AMAÏZO, Coordinateur International provisoire, CVU.
1. Vous êtes le Coordinateur international du Collectif pour la Vérité des Urnes (CVU), un Collectif qui a été très actif ces derniers mois au Togo. Pouvez-vous nous citer quelques résultats tangibles qu’on peut mettre à l’actif de votre jeune association ?
YEA : Je tiens d’abord à vous remercier pour l’invitation et aussi le travail important que fait la radio FM liberté pour la liberté d’expression et la vérité des faits. A ce titre, c’est comme si vous poursuivez les mêmes objectifs que le CVU, la vérité des urnes et la vérité des comptes publics. Mais la vérité tout court devrait permettre au Togo de retrouver le chemin de son destin et non celui imposé par un groupe d’individus adeptes d’une vision alimentaire et patrimoniale de la gouvernance…
INFRASTRUCTURE AFRICAINE : Entre financement et rendement décroissant
Entre 1998 et 2008, les échanges commerciaux entre les pays de l’Afrique subsaharienne ont chuté passant de 12,6 % à 11,5 %[ref]World Bank, WBI 2010, p. 369.[/ref] du total des échanges. Il va de soi que la faiblesse, la vétusté, le manque de maintenance des infrastructures sur le continent est en partie responsable. En comparaison, le niveau des échanges intra-asiatiques, bien plus élevé que celui d’Afrique subsaharienne, est à mettre en parallèle avec le niveau des infrastructures en Asie de près de 50 % supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne.
« SILENCER » LE PEUPLE AFRICAIN : Le Mozambique confirme la règle
L’augmentation du prix de nombreux produits et services au cours du mois d’août 2010, celui du pain en particulier, a fait exploser la patience des Mozambicains. Maputo a connu des émeutes de la faim, ou plus exactement du pouvoir d’achat. Comme réponses, ce furent des gaz lacrymogènes, des tirs à balles réelles, des blessés et des morts. Lorsque Armando Guebuza, le Président du pays, sort de sont mutisme et après avoir procédé à l’augmentation de la plupart des services et denrées de première nécessité, il rappelle « très sereinement » que rien ne changera dans sa politique. La hausse des prix est maintenue, même si mort d’hommes s’en suit.
TRANSPARENCE ET VERITE AU TOGO : ENTRE « INCIDENTS » ET OPERATIONS PUNITIVES
Le Togo traverse une période difficile depuis les élections du 4 mars 2010 entachées d’irrégularités graves. Le silence des uns et des autres a contribué à ouvrir la voie à une situation d’insurrection larvée. Les marches et veillées de prière qui ne sont que des expressions de contestation dans un pays où l’on kidnappe, tue, et négocie après, pose problème. La réalité est que ces entorses aux droits humains et à la démocratie sont de plus en plus qualifiées d’« incidents » et restent impunies. On ne sait plus qui dirige l’armée à moins que comme Al Qu’Aïda, il y ait des entités autonomes qui se chargent de faire des opérations punitives, parfois sans en informer la hiérarchie militaire, difficile à identifier dans une opacité institutionnalisée. Avec des pourparlers qui se profilent pour trouver peut-être une sortie de crise à l’avantage de ceux qui ont poussé le Togo dans cette crise, il y a lieu, pour les mouvements citoyens indépendants de chercher à faire émerger une partie de ce qui reste de la transparence et de la vérité au Togo.
LUTTE CONTRE LA TORTURE AU TOGO : UN NOUVEAU RÔLE DES NATIONS UNIES ?
Les mouvements citoyens du Togo ont appris avec étonnement que le Togo de Faure GNASSINGBE, qui depuis 2005 n’a pas satisfait aux standards internationaux en matière électorale et de respect des droits humains, demande aux Nations Unies de lui apporter une caution vertueuse et de l’aider à se faire une image de « parfait démocrate ». Il s’agit pour le Togo d’adhérer à la Convention de l’Onu sur la lutte contre la torture (Optional Protocol to the Convention Against Torture, OPCAT). Le Parlement togolais qui est loin d’être représentatif de la vérité des urnes, et dominé par les membres des partis au pouvoir, a ratifié sans surprise le 10 juillet 2010 cette demande d’adhésion sans que le Pouvoir de Lomé ait relâché les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons togolaises sans humanité.
13 juillet 2010 sur Africa 24 TV
Thème : Partie 4 d’une émission en direct: Le volet économique de la marche des armées africaines aux côtés de l’armée française lors de la célébration de la fête nationale française du 14 juillet 2010 à Paris.
APRES LA CHINE, L’INDE ET LE BRESIL : L’Afrique attire la Russie
A force d’aller draguer les investisseurs étrangers sans avoir préparé localement l’environnement des affaires, ni protéger les investisseurs et entrepreneurs locaux africains, les dirigeants africains sont en train de construire les bases d’une Afrique qui risque de se faire sans les Africains d’ici 50 ans. Dans cette perspective, il faut constater que les gouvernants africains ont tendance à s’inscrire plus dans la gouvernance du « futur » sous forme d’annonces et de promesses que dans la gouvernance de la prévisibilité et la planification du futur à partir de richesses partagées.
Le retour de la Russie sur la scène africaine
La Russie n’est pas membre de l’OMC et à ce titre ne commerce que ce manière très sélective avec le reste du monde, moins de 0,1 % du commerce mondial avec l’ensemble de l’Afrique subsaharienne en 2007. Une nouvelle approche de partenariat se met en place qui mélange tant les rapports d’Etat à Etat mais qui promeut les liens entre les acteurs du secteur privé entre eux. L’Etat africain pourrait même devenir « l’empêcheur de tourner en rond » à moins que la régulation prenne dessus sur l’interventionnisme intempestif. Démarrer cette nouvelle approche à partir des relations entre les parlementaires russes et africains demeurent une originalité. Mais chacun connaît l’importance et le poids des parlementaires. Quant à la répresentativité effective des populations respectives par les parlementaires, on peut s’interroger sur la qualité de la démocratie comme accélérateur ou pas de la création de richesse partagée en Afrique et en Russie. le débat, l’avant dernier de la Journaliste de Radio France Internationale (RFI) Madeleine Mukamabano, reste instructif.

















