La Coalition pour le Dialogue sur l’Afrique (CoDA) propose une lecture alternative des réponses à apporter aux conséquences en Afrique de la crise financière de 2008. Le paradigme de dépendance économique et financière ne suffit plus pour expliquer la complexité d’une crise systémique touchant les nations africaines. Rupture avec l’économie palliative, rejet d’une Afrique conçue comme la variable d’ajustement pour les économies postindustrielles, vigilance à l’égard du piège contenu dans le concept de « réduction de la pauvreté » qui n’est pas du tout synonyme de création de richesse partagée, neutralisation des solutions toutes faites ou dites « universelles », etc. Tels sont les préalables.
Dirigeants africains
Réflexions sur l’Encyclique du Pape : Le développement humain intégral dans la charité et dans la vérité
En Afrique, la complexité du problème réside en grande partie dans les déficits de légitimité de nombreux gouvernants. Pour paraphraser le Pape, « les causes du mal-développement ne sont pas en premier lieu d’ordre matériel…mais sont liées au manque de fraternité entre les dirigeants et les peuples-citoyens ».
INDEPENDANCE, PRIVATISATIONS ET SOUVERAINETE : De la Banque au Togo à la Banque du Sud
Le Parlement togolais a adopté au mois d’août dernier une nouvelle loi portant sur la réglementation du système bancaire au Togo. Le point phare a été le fait que le capital social des banques et des établissements financiers est revu à hausse : de 1 à 3 milliards pour les banques et de 300 millions à 1 milliard FCFA pour les établissements financiers.
PAS D’ELECTIONS EN GUINEE EN 2010 : Un Gouvernement de transition sans les hommes en treillis ?
Lors des changements de pouvoir non préparés, les autocrates africains semblent avoir opté pour le « après-moi, le déluge ». Les militaires qui prennent le pouvoir en Afrique, avec l’exception notable de Jerry Rawlings au Ghana ou Amani Toumani Touré au Mali pour ne citer qu’eux, affirmaient qu’ils ne sont là que pour « redresser la situation » et n’avaient « pas l’intention de se présenter aux élections ».
ENCORE UN SCANDALE A LA BEAC : Personne ne porte plainte !
C’est avec beaucoup de réactions de déshonneur que de nombreux Africains, ceux d’Afrique centrale en particulier, ont appris le scandale des malversations et du défaut du contrôle décisionnel au niveau de certaines agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) révélés par Jeune Afrique.
TOGO 2008-2009 : BILAN DU PREMIER DES MINISTRES
Il faut d’abord poser cette question à l’intéressé lui-même et s’assurer qu’il pourra en parler en toute transparence, notamment sur les volets budgétaires. En réalité, la responsabilité est collective et ne peut faire abstraction du donneur d’ordre. Le Premier Ministre Gilbert Houngbo n’a pas eu la possibilité de choisir la plupart de ses collaborateurs. Il avait pourtant dit en janvier 2009, sur la base des promesses qui lui avaient été faites, qu’il avait « les coudées franches pour accomplir sa mission ». Force est de constater que cette position n’est pas aussi évidente aujourd’hui.
OMC : CRISE, COMMERCE ET EMPLOI
Pascal Lamy, Directeur général de l’Organisation mondiale pour le commerce (OMC), a entamé officiellement son 2e et dernier mandat de 4 ans le 1er septembre 2009. Il a été choisi comme candidat par défaut. En l’absence d’autres candidatures, on aurait pu croire à un succès fulgurant tel que cela avait été annoncé lors de sa première prise de fonction. En réalité, les choix de candidats pour diriger les organisations internationales résultent souvent d’un partage en catimini entre les pays les plus influents et puissants de ce monde et fondent une forme d’équilibre mondial des influences.
OBAMA ET L’AFRIQUE : « Déverrouiller » les dirigeants africains pour libérer les Africains
Moins d’un mois après le discours du Président des Etats-Unis, Barack Obama(i), prononcé le 11 juillet 2009 à Accra au Ghana, la secrétaire d’Etat en charge des affaires étrangères, Mme Hilary Clinton, sur instruction de son Président, effectuera une tournée dans sept pays en Afrique (Kenya, Afrique du sud, Angola, République démocratique du Congo, Nigeria, Liberia, Cap-Vert) du 5 au 14 août 2009. C’est une recomposition sélective des rapports américano-africains.
AFRIQUE : ALTERNATIVES ECONOMIQUES
Chaque année au début juillet, les éditions Menaibuc (www.menaibuc.com) et le groupe Africamaat (www.africamaat.com) organisent un colloque qui réunit des éminentes personnalités de monde noir, fondant leur analyse sur l’afrocentralité.
DE L’UNION AFRICAINE A L’AUTORITE AFRICAINE : Querelles institutionnelles et sécurité alimentaire oubliée
Malgré les nombreuses voix non constructives ou désabusées qui ne voient en l’Union africaine qu’une coquille vide, il faut reconnaître que les chefs d’Etat africains discutent sérieusement de sujets qui fâchent et n’aiment pas rendre tout ceci public. Le Président ougandais Yoweri Museveni a même préféré ne pas se rendre à Sirte en Libye où s’est tenue cette 13e session ordinaire de l’Union africaine, pour éviter certainement des empoignades mémorables, pour ceux qui se souviennent des divergences entre lui et le Guide libyen, Mouammar Kadhafi.
Union africaine : les raisons d’un blocage
Le rendez-vous est historique. Aujourd’hui et jusqu’à mardi 3 juillet, les chefs d’Etat africains réunis à Accra, au Ghana, pour le 9e sommet de l’Union africaine, vont plancher sur un vieux projet : la mise en place d’un gouvernement d’union et la création des Etats unis d’Afrique.
UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE : Organiser la lisibilité et la transparence
Le développement de l’Afrique ne peut qu’être l’affaire de tous les citoyens africains et non uniquement celle de quelques dirigeants africains.
FAUT-IL PARDONNER LE FMI POUR SES ERREURS ?
Avec la banqueroute d’un Etat riche comme l’Islande, la crise financière démultipliée par la déréglementation et la valorisation d’un système libéral privilégiant la spéculation, une autre crise financière ne doit pas être exclue. Elles pourraient être liées en Afrique à une difficile reprise du développement industriel du fait de la contraction des flux de capitaux privés, la réduction des transferts d’argent de la Diaspora, le nivellement de l’aide au développement, la contraction de la demande pour les matières premières africaines, la limitation de la marge de manœuvre pour les budgets des Etats africains et l’amplification de la corruption.
















